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Notre chronique du onzième album de Tiken Jah Fakoly sorti le 17 mai dernier, aurait pu se résumer en une liste – longue comme le bras, d’adjectifs tous plus superlatifs les uns que les autres, en une délicieuse dissection musicale et en un décryptage minutieux de ses textes malicieux. Le monde est chaud est d’une telle réussite que nous aurions usé assurément à outrance de métaphores, périphrases et autre oxymore, sans pour autant rendre service à un artiste d’une humilité à rougir.
Afin d’éviter aux déjà convaincus une énième légitime mais inutile éloge et, à ceux couper du monde ces quatre dernières semaines, une perte supplémentaire de temps dans leur acquisition de cet opus exceptionnel, nous irons droit au but : tout simplement PHÉNOMÉNAL !
Tiken Jah Fakoly Le monde est chaud
01. Le monde est chaud feat. Soprano 02. Pourquoi nous fuyons 03. No no no 04. Libya 05. Ca vole 06. Dieu nous attend 07. Kungo
08. We love Africa* 09. Kodjougou 10. Ngomi
11. Rasta* 12. Écologie Barclay 2019
*Titres supplémentaires au format cd.
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Il est fort à parier que si l'on vous dit « trompette dans le reggae ? », deux, trois noms grand maximum vous viendront à l'esprit*. Et bien, depuis le 7 juin, vous pouvez ajouter à la liste, Youtie, jeune trompettiste parisienne, qui vient de sortir sur son propre label, un magnifique premier album, Nomad Skank. De retour du voyage musical inoubliable auquel l'artiste nous avait conviés, entre pistons et sourdine, nous sommes allés à sa rencontre... « La trompette est un instrument très exigeant. Tu dois pratiquer tous les jours pour ne pas perdre tes positions de lèvres. Les muscles des lèvres perdent, si je puis dire, la mémoire très rapidement. Alors si tu ne joues pas plusieurs jours de suite, tu ne te positionnes plus correctement à l’embouchure et tu dois littéralement réapprendre tes positions... J’ai une trompette de voyage au cas où. Elle est plus courte, un son moins bon, mais elle me permet de ne jamais m’interrompre de jouer... »
C’est ainsi que Youtie, Juliette Bourdeix dans le civil, nous présente son instrument. Aujourd’hui, professeure en conservatoire, elle tâte du piston depuis toute petite. « Ma mère est pianiste et ma grande sœur jouait déjà du violon. J’ai donc commencé par le piano, puis j’ai testé le violon, mais ça ne m’attirait pas plus que ça. J’ai cherché l’instrument le plus différent de ceux pratiqués dans ma famille et j’ai découvert la trompette qui ne m’a plus jamais quittée. »
Armée d’une très solide formation acquise auprès de maîtres trompettistes tel Ibrahim Maalouf, encore étudiante, elle se rapproche des rythmes jamaïcains. « À cette période je faisais pas mal de festival comme le Reggae Sun Ska, mais j’ai toujours aimé le reggae, le ska, le rocksteady, surtout quand c’est instrumental. J’ai lancé une annonce sur facebook pour trouver un groupe de ska. J'ai joué dans deux formations qui n'ont pas fait long feu. Et puis j’ai été contactée par Jahsian qui cherchait une trompettiste, pour monter un trio féminin. » Juliette rejoint donc Gentiane Jahsian Lameloise au saxophone et la tromboniste Adélaïde Sista Ad Songeons en 2012 pour former les Natty Princess. Le premier trio de cuivres féminins de l’histoire du reggae sort en 2013 un premier album auto produit, Forward !, mélange de ska, rocksteady et reggae teinté de jazz (disponible rayon CD du RBR Shop). Quatre ans plus tard, le trio qui, entre temps, a vu Sista Ad être remplacée au trombone par Flora Bonnet, sort un second opus dans la même veine, Life is good (lire aussi notre article, disponible au rayon CD du RBR Shop). C’est au sein du groupe que Juliette acquiert son surnom. « À la fin des concerts, Jahsian nous présentait. Moi elle me présentait sous Youth ou Youthie. J’ai gardé le nom en enlevant le h, pour éviter les amalgames avec « youthman », pour faire plus féminin, et ça donne Youtie. »
Approchée par Lion du studio parisien Zulu Vibes, elle entame une collaboration avec Macca Dread, riddim maker bordelais de son état et intime du studio, qui va donner naissance à Silver Wind. Sorti sur Zulu Vibes en juillet 2018 – en CD à 300 copies ou en digital, ce premier EP est un instrumental showcase sur six riddims confectionnés par Macca Dread. En septembre suivant, elle apparaît (avec un h) en face B de la première production du label lillois Roots Keepers Sound avec Rootswoman Horns, trumpet version de Rootsman Skank de Jah Mamyah.
« Avec Nomad Skank, je propose un projet beaucoup plus personnel. Jusqu’à maintenant, si je puis dire, je n’ai fait que me poser sur des riddims ou des lignes plus ou moins déjà écrites. Pour Silver Wind, Macca Dread m’a envoyé les riddims, j’ai composé mes parties, je les ai enregistrées et c’est tout... J’ai voulu m’impliquer plus dans ma musique, alors, en parallèle, je me suis mise à composer. C’était en mars 2018. » Le reggae pour ligne d’horizon, en l’espace de quelques mois Youtie couche sur le papier douze morceaux. « Pour chaque titre, j’ai commencé par trouver une grille d’accords au piano, puis j’ai définis le tempo, et ensuite j’ai écrit la partition pour chaque instrument. Macca Dread a enregistré les riddims dans son studio Unisson... D’ailleurs il y a quatre riddims de sa composition... Une partie des enregistrements et le mix se sont faits au studio Zulu Vibes. » Un travail en famille, puisque deux de ses trois soeurs sont du voyage : l’aînée Clara au violon et Alice Jalaya, une des cadettes à la flûte - la petite dernière pratiquant l’accordéon ! Si le trombone est logiquement assuré par Flora Bonnet des Natty Princess, Jahsian indisponible, c’est Bastien Ferrez que l’on retrouve derrière le saxophone qui, pour le coup, avec Jey Key, lui au clavier, remontent le taux de testostérones du groupe, parité oblige ! Youtie et son comparse Macca Dread proposent au final un tour du globe musical en seize magnifiques étapes. Laissant libre cours à son inspiration et ses influences, Youtie fait fit des frontières, traverse les continents, sa trompette comme seul passeport. Le titre d’ouverture Caravana plante le décor : sur une rythmique roots à la cadence animale, tel le camélidé dans un désert d’Arabie, sa trompette envoûtante se déploie comme une grande fresque cinématographique de la Columbia ou Metro Goldwyn Mayer. À plusieurs kilomètres de là, Oriental Skank se promène dans un palais des Mille et une nuits... Plus à l’Est encore, passé les montagnes du balkanique Nomad Spirit entre klezmer** et Emir Kusturica, le souffle de Youtie dans les voiles, Pagoda, sillonne une mer de Chine paisible...
« J’ai voulu chaque morceau différent, mais, qu’ensemble, ils composent un tout cohérent... Je me suis inspirée de mes influences, de mes expériences. J’écoute beaucoup de choses et je m’intéresse à d’autres styles... Par exemple pour Al-Andalus, c’est en rentrant de quelques jours passés en Andalousie que j’ai retranscris mon ressenti en me baladant dans Grenade ou Cordoue. Toute cette influence arabe restée présente dans l’architecture se retrouve dans le morceau. Sur Nomad Spirit je me suis inspirée de la musique juive, le klezmer, que j’ai étudié en musicologie... Pour Swing city, je me suis inspirée du jazz. Un titre sur lequel d’ailleurs, je fais un scat... Ou encore pour Blue Mountain, je voulais une mélodie très douce, très jamaïcaine. » Quand on lui demande pourquoi une réelle absence de dub dans Nomad Skank, Youtie s’empresse de répondre, sourire aux lèvres : « Et bien, j’y pense fortement. Je me dirigerais plus vers un format vinyle... Un ou deux titres de l’album et leur version dub, en 45 tours peut-être. (...) J’aime improviser sur des morceaux dub en sound system. En soirée, quand je connais le sound, j’arrive avec ma trompette et ma pédale et je me pose aussi bien sur des versions dub roots que sur du dub anglais bien furieux... »
En attendant de nouveaux horizons, nous vous conseillons vivement Nomad Skank. Dépaysement garanti, qui plus est, dans le respect de l'environnent. Plus besoin d'avion pour voyager, l'album de Youtie suffit !
>>> Pour la sortie de Nomad Skank, ROOTSBLOGREGGAE a 2 exemplaires (offerts par Youtie) à vous faire gagner. Tentez votre chance en envoyant vos nom et prénom à rootsblogreggaejeu@gmail.com
, sans omettre, le cas échéant, de renseigner l'objet de votre mail.
> Tirage au sort le 21 juin 2019, pour fêter la musique !
Youtie & Macca Dread
Nomad Skank
01. Caravana 02. Jungle Groove 03. Monkey Temple 04. Oriental Skank 05. Double Rainbow 06. Al-Andalus 07. Jaruco 08. Swing City 09. Nomad Spirit 10. Koala Walk 11. The Wild Horn 12. Edoras 13. Pagoda 14. Irie Land 15. Savannah 16. Blue Mountain
Youtie Records 2019
Les propos de Youtie ont été recueillis le 23 mai 2019, Paris.
*Par exemple : Johnny Dizzy Moore, Boby Ellis ou David Madden.
**Le klezmer est une tradition musicale instrumentale des juifs ashkénazes d’Europe Centrale et de l’Est. Développée à partir du XVème siècle, elle pourrait avoir pour origines les musiques moyen-orientales, d’Europe centrale, Slaves et Tziganes.
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Et oui deux mois sont passés et Reggae Vibes revient dans tous les bons kiosques. Ce numéro 66 fête le quarante ans du label légendaire VP Records. En ouvrant leur première minuscule échoppe au de East street et Tower Street dans le centre de Kingston, Vincent et Patricia Chin ne se doutaient pas un instant qu'ils donnaient naissance à ce qui est aujourd'hui la plus grande compagnie de reggae au monde. Rapidement déplacés au devenu célèbre 17th North Parade avec leur boutique Randy's, c'est en 1979 que VP Records voit le jour quand Vincent puis Miss Pat s'installe dans le, Queens à New-York. Depuis lors VP Records a inscrit beaucoup des plus belles heures du reggae (et du dancehall et de la socca). Pour étoffer le dossier, le magazine pointe son projecteur sur deux artiste du label : en photo de couverture, Jah9* l'artiste féminine incontournable de la scène jamaïcaine actuelle et le très prometteur Christopher Martrin. Retrouvez en interview : Keith Foundation, Brain Damage, Higher Meditation, Brahim, Naâman, Roots Ark, Guive & The Ora (lire aussi notre chronique de leur premier album La Musique est mon remède), Bongo White (lire aussi notre chronique de leur second album Souvenez-Vous), The Oldians et Dub Silence. Le magazine retrace la carrière du légendaire Desmond Dekker et continue sa réédition de l'Abécédaire du Mouvement Rasta de Boris Lutanie avec la lettre X comme Xamayca.
Ne manquez pas le tour des 12 festivals à faire cet été... Et puis, retrouvez les rubriques habituelles : les découvertes, la French connection consacrée à Gordon Henderson, les chroniques sorties albums et Uk et l’Inspiration de Natty Jean. Le dessin de Rööts est à retrouver en page 82 mais pas que...! Dans le supplément Hip-Hop/Soul, entre chroniques, portfolio, interviews et focus, découvrez ou rencontrez Alonzo (en couverture), Maverick Sabre, Jamila Woods, Yola, Mae Muller, Jok’air ou encore Fatbabs. Et bien évidemment le sampler pour ambiancer la lecture.
Depuis le commencement ROOTSBLOGREGGAE soutient à sa façon Reggae Vibes Magazine en achetant et annonçant chaque nouvelle parution.
* Prononcez Janaïne (Janine).
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Le 29 septembre prochain, Ray Hurford fêtera les quarante ans de la sortie du premier numéro de son fanzine Small Axe. Quarante années que ce Londonien, passionné invétéré de musiques jamaïcaines, interviewe, collectionne, répertorie, collabore et publie, avec sa maison Muzik Tree, fanzines donc mais aussi livres, livrets et autre répertoire, devenus aujourd’hui des références. À quelques semaines des bougies d’anniversaire, Ray vient de commettre un nouveau Small Axe Guide consacré à l’ère Ragga, qui répertorie plus de 200 albums parus durant la période s’étalant de 1985 et 1989. Après environ cinq ans d’activité et de création intenses, les formations majeures de studio que sont The Roots Radics, Sly and Robbie ou High Times Players de China Smith commençaient en 1985 à être à court d’idées. De leur côté, Tubby et Jammy – suivis un peu plus tard par Gussie Clarke, développaient un son nouveau par l’emploi de boîte à rythmes, qui bientôt changerait définitivement la face du reggae. En entrant dans l’ère du digital, le reggae n’a pas séduit tous les fans attachés à une musique jouée par des musiciens, mais il a acquis de nouveaux adhérents : ces rythmes machine plus rapides, le Sleng Teng riddim de Jammy en tête, et les chansons étaient adorés dans les dancehalls de Jamaïque, d’Amérique du Nord et d’Europe. En 1985, la musique jamaïcaine, disons moderne, approche les vingt-cinq ans. Il y avait énormément à explorer dans cette histoire musicale. Le label Trojan, né en 1968, a constitué avec Dave Hendley (fondateur du fanzine Rebel Music) et Chris Lane une collection impressionnante. Avec l’arrivée de Steve Barrow** au sein du label, le nombre de ses sorties à cette époque est considérable et de très haut niveau. Une autre raison, et pas des moindres, de la nécessité de se replonger dans cette période charnière, est l’évolution majeure qui va s’opérer en terres saxonnes. Alors qu’au début des années 1980 le dub y est devenu stepper sous les doigts de Mad Professor et expérimental sous ceux de Martin Campbell ou d’Adrian Sherwood avec son label On-U Sound, sous l'émergence des boîtes à rythmes et des séquenceurs le dub prend tranquillement, la voie-x du digital. L’emploi de machine permet à Jah Shaka de produire rapidement des pistes rythmiques à moindre coût. Avec ses productions qu’il joue dans son sound system, il va influencer tout une nouvelle génération de jeunes dub makers comme Jah Rej, Disciples ou Alpha & Omega. Le terme ragga employé ici par Hurford pour qualifier la période, est typiquement européen. En Jamaïque cette dénomination n’eu jamais vraiment court, lui préférant l’appellation générique dancehall. Quoi qu’il en soit, le mot ragga serait emprunté, et donc attribué, à Junior Delgado avec son succès Raggamuffin Year sorti en 1986 sur Mango.
En 160 pages, ce premier volume chronique, précisément, 222 albums** classés par artistes dans l’ordre alphabétique jusqu’à J, de Admiral Tibet à Justin Hinds and the Dominoes. En fin d’ouvrage, les galettes sont listées par année de parution. Un travail, comme de coutume avec Ray Hurford, sérieux et efficace. Seul sempiternel point négatif, finalement à la limite de la marque de fabrique : la mise en forme, disons maladroite, qui pourrait en décourager plus d’un. Le passionné est en de ça du simple aspect du contenant, il se fie au contenu. Gageons dores et déjà que le second volume qui fera suite reprendra à K.
The Small Axe Album Guide To Ragga 1
Ray Hurford
Muzik Tree 2019
160 pages noir et blanc, english (facile)
Ray Hurford pour les nuls...
En 1978, Ray Hurford édite à Londres le premier numéro de son fanzine Small Axe qui va devenir au fil des publications une référence incontournable pour toute une génération d’aficionados.
C'est à la maison familiale, où l'on écoutait volontiers Fats Domino, Lloyd Price et beaucoup de musique de Nouvelle-Orléans, que Ray découvre la musique jamaïcaine au travers du petit écran. En ce soir de 1968, à peine voit-il Desmond Dekker chanter 007, que le jeune londonien contracte une reggaeïte aiguë ! À partir de ce jour, il va amasser les 45T glanés dans les boutiques spécialisées.
En Grande-Bretagne dans les années 1970, les publications consacrées au reggae, en plus d'être souvent éphémères, se comptent sur les doigts d'une main : Pressure Drop du journaliste Penny Reel, Rebel Music de Dave Hendley (qui travaillera ensuite pour le label Trojan) ou encore Ital Rockers de Dougie Thompson. C'est en réaction à une presse musicale passant sous silence la musique yardie en pleine age d'or, que Ray se lance dans la réalisation de son fanzine. Il sort le premier volet le 29 septembre 1978 qui sera suivi jusqu'en octobre 89 de vingt-sept numéros. Chose déterminante dans l'histoire de Small Axe : le fanzine est distribué jusqu'en Finlande, par Tero Kaski propriétaire du label et magasin Black Star à Helsinki. Ce dernier, en s'installant à Londres en 1981, propose son aide à notre passionné dans la conception graphique et la mise en page, problème majeur de Ray. Le scanner est à l'époque de l'ordre du film d'anticipation ! Leur collaboration débute pour le volume 13 avec Yellowman en couverture. Fourmillant d'infos, chaque numéro est parsemé d'interviews que réalisait Ray sur le sol britannique, auprès d'artistes installés ou de passage.
À la fin des années 80, deux années avant la fin de la première série de la publication, Ray et Tero publient en 1987 leur premier livre, More Axe, qui regroupe approximativement les 5 premiers Small Axe. Suivront avec des articles totalement inédits, More Axe 7 en 1989 puis More Axe 8 l'année suivante, dernier volet en collaboration avec un de ses très bons amis Colin The Fencebeater Moore disparu en 2009 des suites d'une crise cardiaque.
Après 10 longues années de sommeil, Small Axe refait surface à la fin des années 1990. Entre 1999 et 2000, Ray et Tero commettent à nouveau 5 numéros, le dernier publié quelques mois seulement avant le décès de Tero Kaski en 2001. Cette même année, en amateur maladif de versions, Ray réalise un rêve de jeunesse : il crée son propre label, Small Axe People, consacré logiquement à cette spécificité de la musique jamaïcaine.
Collaborant avec Jim Dooley, Chuck Foster, John Williams, Carter Van Pelt, Beth Lesser ou encore David Katz, Ray créé à la fin des années 2000 sa série Small Axe Guide : chaque numéro se présentent comme un guide consacré à des producteurs, à des chanteurs, des deejays ou des groupes, à une période ou un style. Tout en poursuivant la collection More Axe, il a édité en 2017 une collection d'interviews sous forme de bookzines.
>>> Certaines publication de Ray Hurford sont disponibles au rayon LIVRES du RBR Shop.
*Fondateur en 1993 avec Andy Dodd, Bob Harding, Mick Huchnall et Elliot Rashman du label incontournable de rééditions Blood and Fire. **Parus en Jamaïque, Amérique du Nord et Grande-Bretagne.
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Après une belle première édition qui a accueilli 16 000 festivaliers, la 2ème édition du BAGNOLS REGGAE FESTIVAL se déroulera les 25, 26 et 27 juillet 2019 au parc Arthur Rimbaud à 300 m de Bagnols sur Cèze(30). Il proposera une scène live avec 5 groupes par soirée ainsi qu’une scène Dub Club.
Le festival se veut de taille humaine avec une jauge limitée à 8 000 personnes, afin de garantir des conditions d’accueil optimales aux festivaliers. À la différence des autres festivals où les sets des artistes n’excèdent pas, au mieux, 1 heure, les organisateurs souhaitent donner à chaque groupe le temps de s’exprimer pleinement (entre 1h15 et 1h30 de set) d’où le choix de 5 têtes d’affiches par soir.
Simultanément aux concerts, se tient de l’autre côté du parc un Dub Club (arène sound system pouvant accueillir 3/4000 personnes) avec une programmation spécifique.
Pour cette seconde édition, on retrouve une programmation éclectique, qui promet des performances mémorables... voyez le plutôt :
Jeudi 25 juillet
Don Carlos (Jamaïque)
Busy Signal (Jamaïque)
Samory I (Jamaïque)
Black Roots (Angleterre)
Meta & The Cornerstones (Sénégal)
King Jammy (Jamaïque)
Manu Digital feat Lt Stitchie (France / Jamaïque)
Blackboard Jungle Sound System (France)
Bunny Dread (France)
Vendredi 26 juillet
Morgan Heritage (Jamaïque)
Alborosie (Italie)
Queen Ifrica (Jamaïque)
We The People Band (Jamaïque) feat Johnny Clarke (Jamaïque)
Bushman (Jamaïque)
I Wayne (Jamaïque)
Channel One (Angleterre)
Rory Stone Love (Angleterre / Jamaïque)
Maasai Warrior (Angleterre)
Ashkabad (France)
Blackboard Jungle Sound System (France)
Samedi 27 juillet
Rockers Jamaica feat Big Youth, Kiddus I, Horsemouth, Lloyd Parks, Bernard Collins, Kushart (Jamaïque)
Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire)
Third World (Jamaïque)
Eek a Mouse (Jamaïque)
Horace Andy (Jamaïque)
Mafia & Fluxy (Angleterre)
The Skatalites feat Stranger Cole (Jamaïque)
Iration Steppas feat Macky Banton (Angleterre)
Dawa Hi Fi feat Parly B (France)
Blackboard Jungle Sound System (France) feat Mike Brooks (Jamaïque)
Amoul Bayi (Sénégal) feat Saah Karim (Sénégal-Gambie)
et l’Ensemble National du Reggae les 25 et 26 juillet dans la ville.
> Toutes les informations, le programme complet, l’hébergement, les liens pratiques, etc... sont à retrouver sur le site de BAGNOLS REGGAE FESTIVAL
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Du plus lointain que nous puissions nous en souvenir, le début du mois d’août 2010 fut le début des mois d’août le plus mal engagé qu’il nous ait été donné de vivre, dans toute notre carrière de reggae addict. À cette époque le reggae était autant médiatisé qu’aujourd’hui, ROOTSBLOGREGGAE avait cinq ans d’existence, les éditions Afromundi publiaient Histoire des indépendances africaines de Jordane Bertrand pendant que l’île d’Haïti essuyait une énième catastrophe naturelle... C’était le temps où le Garance Reggae Festival allait fêter ses vingt ans, une marque pommée venait de dévoiler sa première tablette numérique et un certain François Fillon était Premier Ministre. Le collectif Inna de yard allait entamer sa première tournée, le Parti Socialiste existait encore et, le géologue français, Abderrazak El Albani venait de dater la première vie multicellulaire à 2,1 milliards d’années dans un gisement de fossiles gabonais... Dès le départ, l’année 2010 ne s’était pas annoncée sous les meilleurs hospices. En l’espace de huit jours, le reggae avait perdu deux acteurs de légendes. Les 12 et 20 Janvier, disparaissaient successivement le fantastique producteur Vivian Yabbi You Jackson et Lynn Tait, guitariste majeur de la période rocksteady. Pour la petite histoire dans la grande : Nerlynn Tait, natif de l’ile voisine Trinidad et Tobago, ne s’est jamais véritablement installé en Jamaïque. Tous ses séjours cumulés couvriraient jusqu’à une poignée d’années au cours desquelles il aurait enregistré pour plus de 1500 titres, avec les producteurs les plus influents. Le 10 juillet suivant, c’était au tour du chanteur et producteur, Lincoln Barrington Sugar Minott de tirer beaucoup trop tôt sa révérence... Autant dire que d’un point de vue reggae stricto sensu, la grenouille de notre moralomètre était loin d’atteindre le haut de l’échelle. Le début de cette première semaine d’août aurait dû lui faire gravir quelques barreaux puisque, selon tous nos calculs, était arrivé le jour de notre rendez-vous bimensuel. Hélas il n’en fut rien, bien au contraire. Comme de coutume pour cette occasion bimensuelle, ce lundi 2 août nous nous étions levés un peu plus tôt que d’ordinaire pour être certains d’être sur place les premiers. Notre point de rencontre était à chaque fois le même : passés la porte, nous tournions tout de suite à gauche, faisions trois pas, effectuions une dernière rotation antihoraire de quatre-dix degrés et, sans effort supplémentaire, nous atteignions notre but : à hauteur du regard, s’exposait le rayon Musique au milieu duquel nous retrouvions notre ami. Notre pressentiment mathématique s’avéra justifié : le soixante-deuxième NATTY DREAD Magazine nous attendait. Alors que nous extirpions la revue du mille-feuilles de papier, nous fûmes immédiatement attirés par l’énorme pastille rouge qui jurait volontairement avec gris violet d’arrière plan de couverture, et dans laquelle tout était dit dans la plus simple expression : « DERNIER NUMÉRO ». Nous passâmes du rose au blanc à la vitesse d’Usain Bolt, la revue manquant de nous échapper, tétanisés que nous étions. En l’espace d’un instant, notre lobe temporal s’emballa et, tel le film d’une vie, nos moments jusqu’aux plus intimes avec NATTY DREAD défilèrent devant nos yeux vides... Le flyer récupéré un soir de concert au Zénith de Paris en 1998 qui nous fit connaître le magazine seulement disponible sur abonnement - auquel nous souscrirons dès le lendemain, ou au numéro dans les échoppes spécialisées... Et puis, le premier numéro à sortir en kiosque en juin 2000 avec Marley en Une ; le sixième, d’avril 2001, qui était le premier accompagné d’un CD sampler ; le spécial Deejay et le Hors Série consacré à Jackie Bernard des Kingstonians en 2008... Il pleuvait des couvertures du magazine : Israel Vibration, Joe Gibbs, Leroy Smart, Coco Tea, Peter Tosh, Garnet Silk... Johnny Clarke, Yabby You, Buju Banton, Augustus Pablo, Winston Riley, Burning Spear.... Brigadier Jerry, U-Roy, Fantan Mojah, Bunny Wailer, Sizzla, Marcus Garvey, Big Youth, Anthony B, Blackskin, Taurus Riley, Capleton... Au contact du sol, certaines revues explosaient en une multitude de CDs samplers au mille couleurs, d’autres encore s’ouvraient au hasard sur des articles, des interviews, des discographies d’artistes, des news, des chroniques de 45T ou d’albums, révélant des mises en page superbes. Le déluge cessa net avec l’intervention du propriétaire des lieux : « Z’allez bien ? Z’êtes là sans bouger d’puis une plombe ! ». Nous réglâmes la publication sans attendre notre monnaie et sortîmes encore hagards et sonnés par cet uppercut que nous n’avions pas vu venir. Nous nous laissâmes tomber sur le premier banc rencontré, sans cesser de fixer un Taurus Riley qui semblait ravi, autant que nous, par cette annonce. Après lecture de l’édito et quelques minutes de réflexion plus tard, nous reprîmes enfin nos esprits. La disparition de NATTY DREAD était un énorme coup pour tous les passionnés francophones. Il fallait maintenant apprendre à vivre sans. Il faut dire que le magazine était plus qu’un soixante-quatre pages papier glacé. Première publication consacrée exclusivement à la musique jamaïcaine à être diffusée en kiosque, il avait été durant près de quinze années, un pont privilégié pour les terres yardies. Entre les sons du moment et le roots le plus obscure, NATTY DREAD faisait aussi découvrir la Jamaïque au travers sa beauté naturelle, son histoire musicale et politique, et sa société. Aujourd’hui encore, à la simple évocation de ce 2 Août 2010, notre goût à la vie s’estompe un instant, notre humeur habituelle si guillerette s’assombrit, une plaie pourtant bien pansée, que l’on pensait guérie, nous rappelle qu’il est au combien difficile de savoir de quoi sera fait demain. Nous ne sommes jamais retourner sur les lieux. Dans les semaines qui suivirent, nous fîmes une vaine tentative, quand à quelques rues d’arriver envahis par trop d’émotions, nous dûment rebrousser le chemin que pourtant nous empruntions avec délectation, tous les deux mois, depuis de nombreuses années avant ce funeste lundi. Assemblés, les magazines NATTY DREAD constituent une sélection de près de 500 titres et une somme colossale d’informations qui font aujourd’hui référence. Avis aux amateurs, pour s’y retrouver, Dread Edition a eu l’excellente idée de mettre à disposition un index établi par Jah Breizh, classement par artistes des plus que pratiques à retrouver ici. Pour ceux qui souhaiteraient compléter leur collection ou bien découvrir NATTY DREAD, nous avons dégoté quelques exemplaires de plusieurs numéros – les 14, 36, 37, 38, 46, 47, 51, 53, 55, 58, 59 et 60 – tous accompagnés de leur CD sampler, sous emballage d’origine. Ils sont en vente au rayon Mag et Fanzine du shop au prix de sortie. Les magazines sont également disponibles chez Deep Roots Reggae Shop.
+ Cadeau bonus : pour 2 magazines achetés nous vous offrons un Hors Série NATTY DREAD Posters.
* NATTY DREAD est à sa création en 1995 par Thibault Ehrengardt un fanzine de quelques photocopies agrafées. En octobre 1997 parait le premier « magazine » trimestriel, disponible sur abonnement, principalement en noir en blanc. Après dix numéros, NATTY DREAD s’agrandit, se colorise entièrement, prend en page et est diffusé en kiosque à partir de juin 2000 avec un nouveau Numéro 1. Devenu bimensuel, NATTY DREAD comptera 62 numéros – à partir du sixième d'avril 2001 il sera accompagné d’un cd, et plusieurs Hors Série. Aujourd’hui, Thibault Ehrengardt est à la tête de la très bonne maison Dread Edition et anime des conférences. Sébastien Carayol, un des collaborateurs réguliers du magazine et journaliste musical, était le commissaire de l’exposition Jamaica Jamaica qui s’est tenue en 2017 à la Philharmonie de Paris (lire notre article).
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Avis aux amateurs d’Alborosie et/ou de belles galettes... Après son terrible album Unbreakable (lire notre chronique), sorti en 2018, et une dub conference début d’année avec The Roots Radics pour Dub for The Radicals (Greensleeves/VP), le plus jamaïcain des siciliens réapparaît dans les bacs avec un single belle gueule, Living Dread /Jah Jah Crown, deux puissantes productions du musicien/chanteur (ré)éditées par les hong-kongais de EvoSound. Le 45T en édition limitée à 1000 copies vertes translucides et numérotées, regroupe deux titres précédemment parus avec treize années d’écart. En face A, fortement inspiré de Black Uhuru Anthem du groupe du même nom, Living Dread est sorti en 2017 uniquement au format digital, et se trouve ainsi pour la première fois disponible en vinyle. Entouré des infatigables Errol Flabba Holt à la basse méchamment vive, Sly Dunbar à la batterie ou Tyrone Downie aux claviers, et Publik Report aux chœurs, Alborosie – lui-même à la guitare, propose un roots percutant et chante un plaidoyer pour une musique consciente à contre courant du dancehall qui inonde le marché, et qui selon lui est vide de messages. Retournez le disque et faites un retour de quinze ans dans le passé, avec Jah Jah Crown originellement sorti en 2004 sur le label du chanteur, Forward Recordings. Multi-instrumentiste, Alborosie le prouve en jouant toutes les partitions de ce Jah Jah Crown qui n’a véritablement rien perdu de sa fraîcheur en dépit des années.
À sa sortie, Living Dread était accompagné d’un clip tourné à Portland (JA) par le réalisateur (avec Don Letts) de One Love, Rick Elgood, qui revisitait le film cultissime Rockers (1978). Le 3 minutes 30 remettait en vedette le batteur Leroy Horsemouth Wallace qui déjà jouait le rôle principal dans le dit film. L’inspiration revendiquée est retranscrite ici dans l’illustration de la pochette pour laquelle tout à chacun aura reconnu un des plans du scène mythique du film et reproduite dans le clip. Un bel objet qui sonne bien !
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La tête prise dans un étau, le moral à zéro, les yeux qui pleurent, le nez dans le mouchoir ou tout simplement exaspérés de par Babylone... La musique est mon remède est la solution qu'il vous faut. Ce nouveau traitement prometteur au regard des premiers tests, a été élaboré dans le plus grand secret par le laboratoire Healing Sound du professeur Guive et de son équipe de chercheurs hors-paire, The Original Reggae Addicts (ORA).
Après des recherches encourageantes débutées en 1997, c’est en 2012 que le scientifique, spécialiste en trombone et chant, est rejoint par les laborantins d’ORA. Sept ans de travaux et une batterie de tests cliniques concluants plus tard, ils annoncent la déjà mise sur le marché de leur première formule brevetée au composant actif extrait de reggae naturel : La musique est mon remède.
Un principe unique pour un effet calmant et régénérant immédiat. Un nouvel espoir pour tout un pan de la population en mal de bonne musique ? Sur les préconisations de l’Agence du Médicament nous vous invitons à lire attentivement la notice avant toute prise de
Guive & The ORA La musique est mon remède
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Le 30 avril dernier, dans la commune de Yapougon à Abidjan en Côte d’Ivoire, la star du reggae africain, Tiken Jah Fakoly, inaugurait dans son immeuble* flanqué de vert jaune rouge, la première bibliothèque exclusivement consacrée au reggae et au panafricanisme. De passage à Paris pour la sortie le 17 mai prochain de son nouvel album Le monde est chaud**, nous lui avons rendu visite, des livres estampillés Afromundi sous le bras. « C’est à l’exposition Jamaica Jamaica (ndr, à la Philharmonie de Paris en 2017) que j’ai eu l’idée de cette bibliothèque reggae. Il y avait tant de livres sur le sujet à disposition. Il y a beaucoup de fans de reggae en Afrique. Peu de livres arrivent jusqu’à eux. Alors quand j’ai vu tous ses livres, je me suis dit : c’est une bibliothèque qu’il faut pour faire découvrir aux jeunes l’histoire du reggae. Ça va intéresser beaucoup de monde. » Si l’accès au lieu est gratuit, il en coûte 200 FCFA (0,40€) pour consulter les quelques dizaines d’ouvrages en rayon d’ores et déjà acquis par le chanteur. « On demande une petite participation pour acheter d’autres livres et augmenter notre fond. »
Afin de soutenir cette géniale initiative, nous avons profité de notre rencontre l’artiste pour faire don des références de notre catalogue Afromundi que la bibliothèque ne possédait pas encore. Ainsi Objectif Sound, Pinnacle,
Eldridge Cleaver
, Malcolm X ou autre Noir en colère vont rejoindre Bass Culture de Lloyd Bradley, Le premier Rasta d’Helène Lee, la série des Reggae Ambassadors, les écrits de Jérémie Kroubo Dagnini ou l’album dessiné de Roland Monpierre Reggae rebel, la vie de Bob Marley, pour n’en citer que quelques uns. Si vous aussi, auteurs ou éditeurs, souhaitez faire un don de vos ouvrages à la bibliothèque reggae de Tiken Jah Fakoly, contactez-nous, nous nous feront un plaisir de faire le relais. Assurément ce ne sera pas de trop, puisque le chanteur de déclarer : « J’ai le le projet d’ouvrir une autre bibliothèque à Bamako (ndr, au Mali). J’y ai déjà des studios, et bientôt j’espère une nouvelle radio. »
*Outre être sa maison, cet immeuble abrite déjà des studios d’enregistrement et de répétition et les locaux de sa Radio Libre Fakoly. **Album dont il sera question dans un article prochain. Les propos de Tiken Jah Fakoly on été recueillis le 12 mai 2019.
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Vous avez manqué en 2013 leur premier EP Revelation ? Qu'à cela ne tienne, One Root, groupe originaire de Bruxelles, revient six ans plus tard avec un premier album prometteur, Soldiers of Love.
Pour colonne vertébrale le duo Matt-I, chanteur, et Jay Dub, multi-instrumentiste, autour desquels gravitent plusieurs musiciens issus de la scène bruxelloise, comme le percussionniste
Aziz As Ease Tahru
, Eddy Waleyn au trombone, Jazzy Jules et Koffi aux claviers et le saxophoniste Selim Mile Boudraa, One Root développe un reggae roots moderne, ample et profond.
Sur les dix titres que composent Soldiers of Love, quatre apparaissaient déjà sur Revelation, le fumant Mr Farmer, l'excellent Burn, This World et Time Bomb qui ont été retravaillés, tout comme le langoureux mais piquant Leave Dem Alone, un morceau écrit à l'époque où le groupe encore à ses tous premiers balbutiements s'appelait Sunrockers.
Un son aiguisé trempé dans le dub et le jazz, des mélodies rutilantes rehaussées d'harmonies vocales bien ciselées, One Root donne le meilleur à des textes militants plaçant l'humanité face à ses contradictions, ses anomalies guerrières et cupides. Pourtant il y a de l'Amour et de la douceur chez nos amis belges, à l'image de ce quelque chose de Junior Murvin dans la voix de Matt-I qui assurément a, plus jeune, été biberonné au Congos et aux Abyssinans. Don't Hurry dans sa version étendue ou Look Trough Time en sont de magnifiques exemples.
Sous une couverture au ton un peu froid, Soldiers of Love vous gardera les oreilles bien au chaud.
La belle surprise de ce début d'année.
ONE ROOT
Soldiers of Love
01. Love and Education 02. The Future of Mankind 03. Don't Hurry 04. Leave Dem Alone 05. Burn 06. Mr Farmer 07. No One 08. This World 09. Look Trough Time 10. Time Bomb
Open Mind Productions 2019
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