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Fourth event of the series “Expressions of Humanity” 

Finding the Patterns – Indigenous Women of Canada

26 June 2019 – 18.30

Rotondes – Luxembourg

Tickets: presale on www.rotondes.lu and at the door.

Info and reservations: info@timeforequality.org

Speaking up and breaking the cycle of violence, through culture, dance and design

There is little doubt that missing and murdered indigenous women and girls (MMIW) is one of the most pressing social issues facing Indigenous communities across Canada today. It is estimated that over the last 30 years more than 1200 Aboriginal women have been murdered and many more are missing or not reported—confirming the long-held claims of Indigenous women, their organizations, and communities about the scope of this problem in contemporary Canadian society. Finding the Patterns – Indigenous Women of Canada creates a visual and verbal landscape to allow people to discover the indigenous people of today. Demonstrating how ancient traditions, cultures have survived and how the past has been brought into the present, moving towards the future. to convey the resilience, inventiveness and dynamism of the indigenous women of today. The arts and storytelling will enlighten participants on this contemporary issue.

Storytelling
Lyn (Linda) Kay is a First Nation of Cree, Ojibway and Scottish descent, she will share her story of growing up in Canada surrounded by racism, poverty, alcohol, abuse and violence and how she created her own change with education and practicing and knowing her culture. Lyn has spent 30 years working for the betterment of her people through roles in groundbreaking initiatives in Aboriginal health. Always passionate about fashion design and creation, in 1996 she began her own studio, Ringing Bell Robes. Lyn uses her designs and fashion shows to raise funds and to create awareness about issues in the indigenous community; Homelessness, Addictions, Violence and Murdered and Missing Indigenous Women and Two Spirits (MMIW2S) and to encourage youth participatory learning.

Arts
Participants will experience a demonstration of Jingle dancing  -a traditional dance of healing. As well Lyn’s designs will be on display and will be explained and modeled during the event.

Stonedreams, Heather Carroll (www.stonedreams.org) a Canadian artist, who has created from her studio in Luxembourg for more than 27 years. She has created original installations dedicated to the theme which will be on display. Heather will be on hand to share her insight and vision.

More information on this page soon.

Image: La Robe Rouge, de Heather Carroll

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    Humanity and the power of arts and stories to reach individuals and achieve real change: this is the red thread of the cycle of four events proposed by Time For Equality, in collaboration with the Rotondes in Luxembourg. What kind of world do we want to live in? The cycle…
    Tags: will, indigenous, women, event, missing, murdered, mmiw, canada, luxembourg, violence
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de Frédéric Mertens de Wilmars (*)

En 2007, l’Espagne adopta la Loi organique d’égalité effective entre les femmes et les hommes (LEFH) (1) . Ce texte, toujours en vigueur, avait la prétention d’appréhender tous les aspects de la société dans la perspective d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes. La nature constitutionnelle de cette loi reflète l’importance et le caractère transversal de son contenu.

1. En quoi la LEFH était nouvelle en Espagne?

Comme dans le cas de la loi sur la Protection intégrale contre la violence de genre (2), les gouvernements successifs qui promouvaient ces textes, avec un certain triomphalisme, l’idée que la société espagnole était au début de la fin de l’inégalité des rôles dans la famille, de la violence de genre et de la discrimination à l’égard des femmes.

En 2019, la liste des victimes de la violence de genre est toujours trop grande. La brèche salariale et l’inégalité dans les prises de décision marquent encore les secteurs économiques, politiques et sociaux. Certes, des avancées ont été réalisées mais il reste de nombreux domaines dans lesquels les femmes sont reléguées à une position inférieure, l’éducatif étant le plus complexe et plus difficile à transformer.
La LEFH a été critiquée dans de nombreux secteurs au motif qu’il s’agissait plus d’une “loi de propagande” qu’une loi apportant des améliorations concrètes. Il était possible d’aller plus loin, et déjà au cours des travaux préparatoires de la loi, de nombreuses améliorations avaient été proposées et furent abandonnées dès le debut. C’était le cas de normes plus strictes en matière d’égalité de rémunération dans le travail ou de participation équilibrée aux élections syndicales, par exemple.

Dr Mertens à la conférence “Une femme dans la magistrature” – Luxembourg

La loi sur l’égalité comprend deux groupes de normes distinctes: celles qui visent à poser les fondements conceptuels de la tutelle contre la discrimination de genre; d’autres qui apportent certaines améliorations spécifiques. Le premier ensemble de dispositions constitue la colonne vertébrale de loi en établissant les principes et les éléments que déterminent l’égalité concrète entre femmes et hommes. Le deuxième introduit des réformes importantes comme l’égalité entre les congés de maternité et de paternité, l’application de l’égalité dans l’accès aux biens et services, en particulier dans le cadre du contrat d’assurance, ou encore l’introduction du principe de la participation équilibrée sur les listes électorales et aux postes de décision.

Contrairement à ce que l’on a pu dire, il ne s’agit pas non plus d’une loi sur les quotas. Le principe de participation équilibrée selon lequel au moins un sexe représente 40% et au maximum 60% ne s’applique qu’aux listes électorales et aux postes de décision.
Outre les améliorations concrètes qui ont été apportées, la loi sur l’égalité a jeté ni plus ni moins les fondements conceptuels de la protection contre la discrimination fondée sur le genre. C’est là que se trouve son contenu le plus transcendant et le plus important. Les fondements devraient servir à soutenir les améliorations juridiques futures, les développements réglementaires, les conventions collectives ainsi que les revendications pour un égalité de genre concrète.

On peut résumer le contenu de la LEFH de la manière suivante. D’abord, la considération de l’égalité, non seulement en tant que valeur fondamentale ou principe constitutionnel, mais également en tant que “droit à l’égalité de traitement et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (article 1)”, avec un contenu large, une universalité objective, une application territoriale, ou encore la vocation à l’efficacité (articles 2 et 3).

Ensuite, on y trouve une meilleure appréhension normative des concepts bonne foi au travail (article 5), de discrimination directe et indirecte (article 6), de harcèlement sexuel et sexiste (article 7) ou encore de preuve de discrimination (article 13). Les améliorations sont nombreuses et très significatives. Par exemple, le qualificatif “non désiré” de la notion de harcèlement sexuel et sexiste est éliminé dans la conviction que ce qui est défini comme offensant est, en règle générale, non désiré. Par ailleurs, tout traitement défavorable aux femmes lié à la grossesse ou à la maternité (article 8) ainsi que la prise en compte sexiste de la discrimination fondée sur l’exercice du droit de conciliation, sont expressément qualifiés de discriminations directes commises par les hommes (article 44).

Enfin, la LEFH incarne le principe de transversalité de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de l’action des pouvoirs publics (article 15), en précisant, à cette fin, quels sont les critères d’actions (article 14), mais aussi les stratégies destinées à sa mise en œuvre : plans d’égalité publique (article 17); rapports d’impact sur le genre (article 19), statistiques ventilées par genre (article 20); collaboration entre administrations, etc. Dans chacun de ces stratégies de transversalité, désormais appliquées au secteur privé, figurent les plans pour l’égalité (articles 45 à 49), et l’intégration de l’égalité des femmes et des hommes dans la responsabilité des entreprises (articles 73 à 75).

En définitive la LEFH intègre une nouvelle conception des lois sur l’égalité, qui ne sont plus conçues comme des lois sectorielles visant à éliminer les différences de traitement spécifiques détectées selon un jugement de comparaison, mais comme des lois transversales visant à éliminer les préjugés fondés sur le genre.

2. Qu’a-t-elle changé depuis?

A l’instar de toutes les politiques relatives au genre, et plus généralement toutes les politiques sociales, la LEFH a souffert des impacts des coupes budgétaires de la dernière crise économique qui frappa durement le pays. Ainsi, la réforme du travail a entraîné une régression de la réglementation de certains droits liés à la conciliation «famille-travail», telle la mise en œuvre du congé de paternité dont la pleine égalité avec celui de la maternité remonte au mois d’avril…2019. La raison d’un tel retard est à trouver dans les lois des finances successives qui reportaient son application d’année en année.

La même crise économique bloqua longtemps l’approbation et la mise en œuvre des plans d’égalité dans les entreprises. D’une part, les syndicats craignaient une perte de postes de travail en raison des exigences de la LEFH comme l’instauration obligatoire d’un plan d’égalité dans les moyennes et grandes entreprises. D’autre part, faute de moyens budgétaires, les subventions publiques pour les plans d’égalité disparurent rapidement.

Malgré cela les fondements de la LEFH sont restés inchangés, grâce notamment à l’appui de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et du Tribunal suprême espagnol. Ainsi, la CJUE déclara discriminatoires en raison du sexe, la titularité féminine du permis d’allaitement (3) ainsi que le décompte des heures non prestées dans le cadre d’un travail à temps partiel (4). Quant à la haute juridiction espagnole, on peut souligner l’utilisation qu’elle fit du critère interprétatif d’une égalité effective (article 4 de la LEFH) pour appliquer les cotisations pour la naissance à l’assurance-vieillesse et invalidité obligatoire (5).

Nombreuses sont les affaires qui ont été tranchées à la lumière de la LEFH et la plupart des domaines ou branches du Droit ont fait l’objet d’interprétation et de décisions veillant au respect de l’égalité de genre : égalité rétributive, harcèlement sexuel, discriminations liées à la (pré)maternité, conciliation travail-famille, etc. De manière plus générale, les juges espagnols ont à se prononcer maintes fois sur les questions de discrimination directe ou indirecte en raison du genre.

La LEFH a plus de 10 ans et ses fondements conceptuels n’ont fait l’objet d’aucune modification normative, pas plus que leur modification n’est prévue dans l’agenda politique actuel. Toutefois, rien n’est acquis. Il y a lieu de garder à l’esprit que ces concepts n’ont de sens que s’ils correspondent à la réalité contemporaine de la société espagnole.

Sur le plan législatif, il conviendrait d’améliorer certains aspects problématiques de la loi de la violence du genre afin d’éviter les situations de victimisation institutionnelle des victimes de la violence de genre et, surtout, d’adopter une nouvelle loi de conciliation famille-travail fondée sur l’idée de coresponsabilité parentale.

Quant à l’efficacité des normes juridiques, la nécessité d’investir des fonds publics dans les politiques d’égalité est essentielle pour mettre fin aux préjugés sexiste qui entravent leur efficacité. En particulier, une meilleure connaissance technique de la part des opérateurs juridiques (juges, procureurs, avocats) est nécessaire. Dans certains pays, des principes directeurs régissant l’application du droit dans une perspective sexospécifique ont été élaborés afin d’empêcher que les décisions de justice ne reposent sur des préjugés sexistes qui désavantagent les femmes par rapport aux hommes (tel est le cas du Mexique).

La loi organique de l’égalité entre les femmes et les hommes constitue une avancée majeure pour les femmes. Son caractère constitutionnel constitue un obstacle pour la modifier, voire l’abolir. Tel est le souhaite le parti d’extrême-droite Vox. Toutefois son application est à la merci des contingences budgétaires et de l’attitude des opérateurs juridiques. Ceux-ci ont besoin d’une information et d’une formation pour pouvoir utiliser la LEFH de manière optimale. C’est pourquoi, des professionnels du Droit organisent des cours sur l’égalité de genre, en collaboration avec les tribunaux et les barreaux d’avocats. Un exemple ou une source d’inspiration pour les législateurs et opérateurs des pays plus ou moins proches de l’Espagne.

[1] Ley Orgánica 3/2007, de 22 de marzo, para la igualdad efectiva de mujeres y hombres, BOE, núm. 71, de 23 de marzo de 2007

[2] Voir nos articles précédents: La lutte contre la-violence de genre en Espagne: incertitudes pour une loi pionnière.  La violence de genre en Espagne, une legislation pionnière efficace?

[3] Arrêt de la CJUE, du 30 septembre 2010, aff. Roca Álvarez, C-104/09.

[4] Arrêt de la CJUE, du 22 novembre 2012, aff. Elbal Moreno, C-385/11.  

[5] Arrêt du Tribunal suprême (4ème salle), STS, du 21 décembre 2009.  

Photo: EIGE

(*) Frédéric Mertens de Wilmars (Bruxelles, 1973) est docteur en droit constitutionnel. Il est professeur à l’Université européenne de Valencia et à la faculté de Droit de l’Université de Valencia. Il y enseigne les Droits humains, les Droits économiques et sociaux, le Statut juridique de la femme ainsi que les Relations internationales. Il est, en outre, professeur invité dans diverses universités européennes et latinoaméricaines. Depuis 2015, il participe à un master online d’égalité de genre destiné aux juges et avocat(e)s mexicain(e)s et colombien(ne)s. En 2017, il reçut le premier prix national de la fondation Alares pour l’ensemble de ses travaux et recherches sur les questions juridiques de l’égalité de genre et de l’équité.

Il a récemment publié: «L’arrêt Kalanke de la Cour de Justice de l’Union européenne et les actions positives en droit communautaire. Vingt ans plus tard… », in Briatte, A.-L., Gubin, E., Thébaud, Fr., (sous dir.), l’Europe, une chance pour les femmes? Le genre de la construction européenne, Éditions de la Sorbonne 2019; “La equidad y las mujeres en los Derechos Humanos”, in de Lucas, J. et alii (org.), Pensar el tiempo presente: homenaje al profesor Jesús Ballesteros Llompart, ed. Tirant lo Blanch, 2018; “L’exclusion des femmes d’une communauté de pêcheurs espagnols. Qui a un fils a une propriété, qui a des filles n’a rien”, in Talahite, F. y Deguilhem, R. (coord), Femmes et droits de propriété, Les Cahiers du genre nº 62.

Ici des articles publiés dans l’Equality blog: https://timeforequality.org/te…/frederic-mertens-de-wilmars/

Photos: @ Raoul Somers

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Isabelle Schmoetten, chargée de projets sociopolitiques au CID – Fraen an Gender, co-organisateur avec Time For Equality de la conférence “La juge. Une femme dans la magistrature“.

Quand Time for Equality nous ont contacté en automne 2018 pour la co-organisation de cet événement, c’était une décision facile. Les thèmes traités ce soir: le rôle et la représentation des femmes dans la magistrature, les violences sexuelles, les violences domestiques et le traitement des victimes, sont tous liés au sujet du sexisme structurel, un sexisme qui est, comme la désignation le dit, profondément ancré dans nos structures et dans nos mentalités. Toutes les intervenantes et les intervenants de ce soir, comme sûrement aussi beaucoup d’entre vous dans le public, luttent quotidiennement contre ce sexisme et ses conséquences.

Créé en 1992, le Centre d’Information et de Documentation Femmes et Genre, dit CID, vise à sensibiliser aux questions du genre, à contribuer à l’égalité entre tous les sexes et à lutter contre les sexismes. C’est un lieu pour toute personne qui s’intéresse au féminisme, aux thématiques du genre et à l’égalité entre les sexes et qui lutte contre les rôles stéréotypes attribués au genre, un lieu de lecture, de recherche, de rencontre et de solidarité en plein centre-Ville de Luxembourg.

Les livres de la juge Paola Di Nicola sont disponibles au CID Femmes. Dans la photo: Colette Kutten et Isabelle Schmoetten.

Dans nos locaux se trouvent une bibliothèque qui héberge plus de 28 000 livres et des périodiques, une médiathèque avec 6.000 Cds, et des partitions de compositrices.

Le CID gère aussi les archives du mouvement de libération de femmes, le MLF luxembourgeois. Berthe Lutgen, qui est parmis nous ce soir, n’est pas seulement l’artiste qui a créé les oeuvres exposées, mais elle a aussi initié la création du MLF.

Nous disposons aussi du legs de la juriste et féministe Jeanne Rouff. Jeanne Rouff qui est née en 1928 et décédée en 2012, était la première procureure au Luxembourg. C’est grâce à son engagement auprès des femmes juristes que l’ancien droit civil était réformé en 1972 et 1974 de manière que la femme n’était plus traitée comme mineure après mariage avec un homme. Jeanne Rouff a aussi écrit un article titré “Un office essentiellement viril – les premières femmes au barreau de Luxembourg” qui est apparu dans le livre “Wenn nun wir Frauen auch das Wort ergreifen” (en français: quand maintenant les femmes aussi prennent la parole). Ce n’est qu’une raison de plus pourquoi le CID est fier d’avoir pu contribuer humblement à l’organisation de cette soirée.

Au Luxembourg, la première avocate a commencé son travail en 1923, c’était Marguerite Welter. Quand elle commençait ses études en droit, les femmes n’étaient pas encore autorisées à exercer les métiers de juristes.

Berthe Lutgen, artiste e initiatrice du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) luxembourgeois. www.berthelutgen.lu

Depuis cette date, de nombreuses lois et changements sociétaux ont amélioré le respect des droits des femmes et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Aujourd’hui il y a au Luxembourg plus de jeunes femmes qui entament des études de droit que de jeunes hommes. En 2015 il y avait au parquet général 131 juges femmes contre 81 juges hommes. Mais nous ne vivons pas encore dans une société égalitaire qui est basée sur une culture de droits humains. Le sexisme structurel comme individuel sont encore omniprésents avec toutes les conséquences que cela emmène.

Parmi vous, dans le public, sont de nombreuses juristes et futures juristes qui sont confrontées tous les jours aux inégalités persistantes. Merci beaucoup d’être venues ce soir. Je vous invite à vous joindre aux discussions, à partager votre opinion et vos expériences, car c’est vous les expertes de la magistrature luxembourgeoise.

Isabelle Schmoetten

Retrouver ici le photoreportage de la conférence

Pour en savoir plus: 

CID Fraen and Gender
14, rue Beck, Luxembourg
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de Frédéric Mertens de Wilmars (*)

En 2004, l’Etat espagnol adopta la loi intégrale contre la violence de genre. Une loi pionnière en la matière puisqu’elle n’envisageait non seulement des mesures pénales mais aussi de sensibilisation, de prévention et de détection de la violence. Elle prévoyait également une assistance sociale et juridique, la tutelle institutionnelle et judiciaire ainsi que les aides psychologiques et économiques. L’objectif était de protéger la victime et de dissuader l’agresseur, d’une part mais aussi de protéger la personne la plus fragile en « humanisant le Code pénal », d’autre part.

Ainsi, se sont constitués des tribunaux de violence contre la femme ainsi que la figure de procureur contre la violence contre la femme. Désormais, sont automatiquement considérés comme délits les fautes de lésion, de menaces et de coaction dans le cas où l’auteur du délit est un homme et la victime est ou a été une femme, a maintenu une relation affective analogue, qu’elle ait vécu ou non avec l’agresseur.

Parmi les mesures de protection adoptées, on peut citer l’obligation pour l’agresseur de quitter le domicile, l’ordre d’éloignement, l’ordre de suspension de communications, la privation de l’autorité parentale, de la garde des mineurs ou encore la suspension du régime des visites.

La loi fit l’objet de polémiques notamment en matière d’égalité de genre dans l’application des peines selon que l’auteur du délit est une femme ou un homme (1). En dépit de cela, elle a contribué à la conscientisation de la population sur la nécessité de lutter contre un phénomène qui affecte non seulement les femmes mais aussi l’ensemble de la société. En d’autres termes, la loi de protection intégrale contre la violence de genre a fait sauter le verrou du tabou qui rendait invisibles les victimes par les « malentendus de couples ou les disputes familiales ». Elles dénoncent. Les médias relayent les meurtres fondés sur le genre. La rue réagit. Il s’agit du plus grand mérite de la loi qu’il y a lieu de contraster, en revanche, avec la dure réalité des statistiques.

En effet, force est de constater que la loi de protection intégrale de 2004 n’a pas réduit sensiblement les assassinats fondés sur le genre. Avant son adoption, la moyenne annuelle était de 50 à 70 femmes mortes alors que, entre 2004 et 2011, elle était de 70 à 60, et de 60 à 50 entre 2012 et mars 2019 (2).

En septembre 2017, en vue de réduire définitivement la maltraitance et les meurtres, le Parlement approuva le Pacte d’Etat contre la violence de genre qui consiste à intégrer et appliquer 292 mesures de prévention et de lutte contre la violence de genre dans l’ensemble des secteurs de la société (éducation, santé, médias, travail, justice, assistance sociale, économie, sécurités, collectivités territoriales, etc.) (3).

Un an plus tard, en septembre 2018, le gouvernement espagnol annonça la réforme de la loi de 2004 pour l’adapter au pacte précité en incluant des modifications quant aux mesures de lutte contre la violence et en étendant le concept de violence machiste aux différents types d’agressions et de victimes répertoriés par la Convention d’Istanbul (la traite, l’exploitation, le harcèlement et l’agression sexuels ainsi les mutilations génitales, les mariages et les stérilisations forcées) (4).

Il faudra attendre les résultats des élections générales et territoriales – le 28 avril prochain – pour voir si les partis maintiendront leurs engagements en la matière. L’apparition fracassante du parti d’extrême-droite VOX dans le paysage politique espagnol provoque des inquiétudes parce qu’il réclame ni plus ni moins l’abolition de la loi de 2004, la suppression du financement des associations qui luttent contre la violence faite aux femmes et dénonce « l’idéologie du genre ». Or, ce parti est inclus dans la coalition de partis de droite en Andalousie et il est fort probable qu’il sera sollicité à l’échelle locale.

(1) Nous vous renvoyons à l’article précédent sur le même sujet: https://timeforequality.org/news/la-violence-du-genre-en-espagne-une-legislation-pionniere-efficace/

(2) Sur les statistiques avant l’adoption de loi et mises à jour, voy. Portal Estadístico de Delegación del Gobierno para la Violencia de Género (http://estadisticasviolenciagenero.igualdad.mpr.gob.es/)

(3) A propos du Pacte d’Etat contre la violence de genre, on peut consulter l’ensemble des mesures prévues à cet effet sur le site internet de la Délégation du gouvernement contre la violence : http://www.violenciagenero.igualdad.mpr.gob.es/pactoEstado/home.htm

(4) Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, adoptée à Istanbul le 11 mai 2011.

(*) Dr Mertens de Wilmars a présenté la loi espagnole lors de la conférence-débat “La juge. Une femme dans la magistrature” du 20 mars à Luxembourg, voir ici la PPT Loi de protection intégrale contre la violence de genre en Espagne – 15 ans plus tard (PPT) ainsi que le photoreportage de l’évènement

Dans la photo: tableau de l’artiste peintre luxembourgeoise Berthe Lutgen (www.berthelutgen.lu); @Time for Equality, photo de Raoul Somers

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Time for Equality by Rosa Brignone - 1M ago

Click here to read our Newsletter of 10 February 2019:

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On Tuesday 12 February 2019, Time for Equality in collaboration with Rotondes, Luxembourg hosted the second event of the season entitled Expressions of Humanity – What kind of world do we want to live in?.  “Empowering women in Guatemala” which aimed to create awareness and a dialogue about ways and opportunities for Guatemalan women to use their own resources to work themselves out of poverty.  Vanessa Rees has written a blog post we are pleased to share.  Below is a photoreportage of the evening, with our thanks to Raoul Somers for supporting TFE and the Expressions of Humanity cycle with his time and professional skills. Time For Equality wishes to thank all partners and sponsors, our keynote speaker Magali Paulus, and all individuals who have contributed with their ideas, voluntary work, presence and participation, to make this event possible. We realise that this is just a small part of the process. We’ll continue to work together, to spread awareness, information, discuss and take action. A follow-up section “What can I do” will be published soon.

Anne Müller, with a selection of books and documentation available at CITIM

The evening began with the screening of Ixcanul the multi-awarded film by the Guatemalan filmmaker Jayro Bustamante followed by a discussion on the challenges for the indigenous populations in Guatemala especially women. This was accompanied with a presentation of activities and projects supported by Luxembourg-based associations Frères des Hommes and ASTM.

“Madre Mia – Regards croisés sur les femmes au Guatemala et au Luxembourg” – Photo exhibition – FDH.

Ixcanul is the first film made in the Kaqchikel Mayan language, directed by writer-director Jayro Bustamante. The film starts slowly as we follow teenage coffee-bean harvester (Maria Mercedes Coroy) go about her daily life, mostly with her mother.  The film is named after the active volcano beneath where the film is set. At first it is slow moving, we are privy to the habits of a simple family capturing how the characters can carry a forest’s worth of firewood on their heads without missing a step or witnessing them getting their pigs drunk on rum in hopes of speeding up the mating season. The scene is set with the family betrothing their daughter to the impoverished family’s landlord, a way to keep them all in work and with a roof over their heads. But Maria has other ideas, she is in love with local village boy Pepe who dreams of going to America and wants to run away with him (Marvin Coroy), She is fascinated with his stories of America. They talk of life beyond the volcano, through Mexico and into America. One-night María finds him drinking heavily with the other village men and convinces him to have sex with her. From here she finds herself pregnant. In order to avoid the embarrassment of her swelling belly the mother tries to abort the baby, using old remedies including some bizarre hopping at the volcano. Finally, when their land is infested with snakes it is an old myth that a pregnant woman can scare of the snakes. This is where life begins to get more complicated for María, forcing her into an almost unbelievably unjust confrontation with the modern world and one that is based on the real-life, ongoing exploitation of indigenous people in Guatemala. Maria is rushed to hospital in the city where neither of her parents speak Spanish. There are around 22 Mayan languages, but Spanish is the language of authority as can be seen in the movie when Marie unknowingly has her baby taken away from her. This also illustrates the corruption that exists in Guatemala and later in the movie as Marie returns home from the police station when they have realised what has happened to the baby, but nobody is really listening.  Huddled in the back of a truck with her parents she imagines the baby is now living in America.

Following the movie, a lively audience discussion focused on the status of women: poverty, lack of access to education; increased vulnerability to violence, forced marriage; migration. The discussion covered women’s strength and resilience and their empowerment through the valorisation of culture and income-generating activities.

Magali Paulus Frères des Hommes Luxembourg

Magali Paulus from Frères des Hommes Luxembourg explained more about the lives of the indigenous populations in Guatemala today. Most of the indigenous population faces extreme poverty without access to basic needs and struggles to defend their lifestyle and land rights. Women and children especially are most at risk. The film was a powerful illustration of how situations can quickly become disasters for many women living in rural communities with no access to local medical care and no ability to communicate in their own indigenous language showing that they essentially live in a country where they don’t belong or speak the same language.

It is estimated that 60% of the population are discriminated against, mostly women, they miss out on education and don’t understands the language of the government or state institutions.  The cycle of poverty and corruption that exists is hard to break at a higher governmental level but instead by working directly with families at grassroots levels local NGO’s help empower them to be able to stand up for their rights and to exist in parallel with the state.

According to the World Bank Guatemala has the biggest economy in Central America, but statistics illustrates its stubborn inequalities. One is particularly shocking: Almost 50 percent of Guatemalan children suffer from chronic malnutrition, one of the highest rates in the world.

Nicole Etikwa Ikuku, Action Solidarité Tiers Monde

However most of this poverty is still very well hidden, young girls, like Maria in the movie hardly ever take decisions it is always done by the family, it is important to empower women to be able to take and make decisions. Spanish is the language they need to learn to be able to take advantages of opportunities but all too often they miss out on school and on learning opportunities.

It is obvious the state does not work or function for indigenous populations. Through its work with organisations at grassroots level  Magali from Frères des Hommes illustrated the small pockets of hope and despite the lack of enthusiasm for female empowerment it is beginning to be recognised. It is through the work that is being done by the NGOs that communities are slowly strengthening actions for women which will enable indigenous populations to have more equality in their own country without stigma, poverty and discrimination.

Expressions of Humanity. Women's empowerment in Guatemala 12.02.2019 Photos: Raoul Somers
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Whether you are a devoted supporter of the European Union or you haven’t had a chance to learn enough about the machinery that binds together its current 28 member states, we invite you to come and take our Euroquiz.

Did you know the EU covers over 4 million km² and has 508 million inhabitants, boasting the world’s third largest population after China and India?

Did you know the European Parliament is the only institution of the European Union that is directly elected by its citizens?

As part of our campaign ”My Community, My Vote” to promote greater engagement among citizens of the European Union, Time for Equality has the pleasure to host a thematic quiz about the European Union and its people.

Time For Equality - "My Community, My Vote" European elections 2019 icanvote.lu - YouTube

With your friends or on your own, come and test your knowledge of the European Union. Prizes guaranteed for winners!

When: Monday 25/02/2019

  • Individual or group registrations from 18:30
  • Quiz starts at 19:00

Where: The Office Charlotte, 29 Boulevard Grande-Duchesse Charlotte, L-1331 Luxembourg

Registration: Free entry, but prior registration is required. Click here to register. Info and contact: info@timeforequality.org

Language: The quiz will be hosted in English.

“My Community, My Vote”

Time for Equality is pleased to take part in the Luxembourg-based grassroots campaign to promote greater engagement among citizens of the European Union and to encourage a higher voter turnout in the next European Elections in May.

The main aim is to bring people together, promote the act of voting itself, the act of engaging in the democratic process; and the act of doing so in a conscious and fully informed way. Learn more about the global campaign on www.thistimeimvoting.eu

Did you know that EU nationals residing in Luxembourg may register to vote for Luxembourg’s 6 future MEPs on 26 May 2019?

Who can register to vote:

In order to be allowed to vote in the European elections in Luxembourg, one must be an EU or a Luxembourg national, be at least 18 years old on election day (26 May) and be a resident of the Grand Duchy. Learn more on icanvote.lu.

How to register to vote:

It is easy to register to vote – you can either register online on MyGuichet.lu or in person at your local authority office (commune). Full details are available here.

Deadline to register:

The closing date and time for registration to vote for all EU nationals living in Luxembourg is Thursday 28 February 2019 at 5pm.

Why vote for Luxembourg’s 6 representatives?

More than 80% of Luxembourg’s law stems from the European Union legislation. The European Parliament votes on all EU legislation and therefore has a strong impact on your daily life.

Each Luxembourg MEP represents more than 85.000 citizens. Each representative carries the same weight as a French or German MEPs for instance.

Ahead of the 2019 European elections, you can discover the impact of the European Union in your region and in your daily life. Learn more about what Europe does for you.

Top photo: © The Office

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    Tags: european, vote, eu, luxembourg, elections, register, union, citizens, learn, time
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    Tags: luxembourg, european, vote, time, register, europe, equality, community, campaign, elections
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    Tags: vote, luxembourg, community, register, european, eu, union, thistimeimvoting, jepeuxvoter, europeans
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    Time For Equality's founder and president as storyteller at Hub Dot Luxembourg. Rosa shared this story.
    Tags: time, equality, european, parliament, luxembourg, featured
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    Sign up for the European Citizens’ Initiative (ECI): Together, let’s be a WELCOMING Europe!
    Tags: european, europe, citizens, learn, eu, campaign, luxembourg, equality, time, featured
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Le troisième évènement du cycle Expressions of Humanity traite de thèmes importants et d’actualité pour une société moderne et inclusive.  Le point de départ est la présence des femmes et des hommes dans un des lieux de pouvoir par excellence: le pouvoir judiciaire. En dialogue avec Paola Di Nicola, juge au tribunal pénal de Rome, engagée depuis toujours dans la sensibilisation autour des stéréotypes de genre et des préjugés, nous aborderons également la violence faite aux femmes,  les procès pour violences sexuelles, le mouvement #metoo.

La Juge. Une femme dans la magistrature.

20 mars 2019, 19:00

Rotondes, Place des Rotondes, Luxembourg

Billets:  prévente à partir du 20 février sur www.rotondes.lu – inscription nécessaire par email à info@timeforequality.org 

Langues:  exposés en italien et français (traduction orale vers le français et l’anglais assurée par l’Agence Interculturelle de l’ASTI).

Projet de programme:

Ma parole contre la sienne. Lorsque les préjugés l’emportent sur le jugé – key note de Paola Di Nicola suivie par une discussion avec le public. Parmi les intervenants: Frédéric Mertens de Wilmar, professeur de droit, Université de Valencia.

Reading d’extraits du libre “La juge, Une femme dans la magistrature” (traduction de Laurent Ramette) et projection d’extraits du documentaire Procès pour viol (Processo per stupro, Italie, 1979).  

« Les femmes instrumentalisent les plaintes pour violences sexuelles afin d’en obtenir des avantages ».« Elle l’a bien cherché ». « Les femmes utilisent le sexe pour faire carrière » « Et au fait, comment tu étais habillée ? »

Voilà quelques-uns des préjugés que notre société a intériorisés. Ces préjugés neutralisent la femme et perpétuent une sujétion et une discrimination de genre dans tous les secteurs, notamment dans le secteur juridique, qui est le secteur déterminant pour que tout puisse rester comme cela a toujours été. Nous vivons immergés dans les préjugés. Chacun de nos gestes, de nos paroles, de nos actions résulte d’une position acquise par la tradition, par l’histoire, la culture et même les juges en sont victimes. Dans le cadre de son activité de magistrate, Paola Di Nicola a décidé d’affronter ce problème dans les salles d’audience, lieu où devrait normalement régner la vérité, mais où règnent trop souvent les stéréotypes. Lorsque l’on apprend à regarder le monde avec des lunettes de genre, on laisse entrer en nous de nouvelles lueurs, de nouvelles couleurs et des nouvelles routes s’ouvrent à nous. Ainsi on découvre qu’une civilisation sans violence peut exister, que l’harmonie est en nous, que les hommes et les femmes peuvent se tenir l’un à côté de l’autre avec amour et courage, que notre façon de parler peut être limpide, pur et clair, que le silence des complices s’appelle omertà et que ce silence est un mur que l’on doit abattre”.

PAOLA DI NICOLA

Née en 1966. Juge pénale à Rome, nommée Wo/Men Inspiring Europe en 2014 par l’EIGE (European Institute for Gender Equality).

Fille d’un magistrat de renom, très engagé dans la lutte contre le terrorisme, elle grandit en côtoyant les collègues de son père, qui fréquentent leur maison, et certains desquels ont été tués par la mafia et par le terrorisme “afin que notre démocratie puisse devenir une démocratie accomplie.” L’expérience vécue au sein de sa famille, dans l’ombre du seul modèle possible de magistrat, le modèle masculin, l’amène à suivre le parcours paternel, n’imaginant pas que la toge de magistrat “puisse avoir une valeur différente si portée par un homme ou par une femme ».  

En 2012 elle publie La Giudice, un livre à mi-parcours entre la biographie et l’histoire collective des femmes en magistrature. Elle a été à l’origine d’un jugement inédit du Tribunal de Rome dans un procès sur deux mineures prostituées à Rome, dans lequel elle a substitué la compensation financière par des livres sur la pensée des femmes. En 2018 elle publie La mia parola contro la sua. Quando il pregiudizio è più forte del giudizio (HarperCollins, 252 pages, 17.50€).

Voir aussi le dossier thématique de Time For Equality  “La magistrature sous l’angle du genre”. 

Le cycle Expressions of Humanity est proposé par Time For Equality en collaboration avec les Rotondes, avec le soutien de l’Oeuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte et de Raoul Somers Photography. Evènement organisé avec CID Fraen an Gender, en collaboration avec le Conseil National des Femmes du Luxembourg, Libreria Italiana Lussemburgo, Passaparola Magazine, Radio Ara, l’Agence interculturelle de l’ASTI.. 

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As part of our campaign ”My Community, My Vote”, Time for Equality has the pleasure to organise a special screening of the 2018 Lux Film Prize winner ”Woman at War” by Icelandic director Benedikt Erlingsson.

When: Wednesday 13/02/2019 from 18:30

Where: Cine Utopia, 16 Avenue de la Faiencerie, L-1510 Luxembourg

Registration: The event is free of cost and open to all,but prior registration is required. Book your ticket here.

Languages:  The film will be shown in its origial version, with French and Dutch subtitles.

Woman at War - Trailer - eng - YouTube

Synopsis: Halla is a fifty-year-old independent woman who declares war on the local aluminium industry. She is prepared to risk everything to protect the pristine Icelandic Highlands she loves… Until an orphan unexpectedly enters her life. 
 
Interview with director Benedikt Erlingsson on producing ”Woman at War”:

”My Community, My Vote”

Time for Equality is pleased to take part in the Luxembourg-based grassroots campaign to promote greater engagement among citizens of the European Union and to encourage a higher voter turnout in the next European Elections in May.

The main aim is to bring people together, promote the act of voting itself, the act of engaging in the democratic process; and the act of doing so in a conscious and fully informed way. Learn more about the global campaign on www.thistimeimvoting.eu

Did you know that EU nationals residing in Luxembourg may register to vote for Luxembourg’s 6 future MEPs on 26 May 2019?

Who can register to vote:

In order to be allowed to vote in the European elections in Luxembourg, one must be an EU or a Luxembourg national, be at least 18 years old on election day (26 May) and be a resident of the Grand Duchy. Learn more on icanvote.lu.

How to register to vote:

It is easy to register to vote – you can either register online on MyGuichet.lu or in person at your local authority office (commune). Full details are available here.

Top photo: © Beta Cinema

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