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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la troisième partie des films que j'ai vu au mois de mai, une sélection qui s'avère être "très française" sans le vouloir. De plus, deux films de cet article faisaient partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2019 et les deux ont d'ailleurs été récompensés.

Au programme :  1 film américain, 5 films français, 1 film franco-belge-luxembourgeois et 1 film espagnol. 


18/05/19 : Ghost dog, la voie du samouraï de Jim Jarmusch

Depuis que j'ai vu Stranger than paradise (qui est le premier film que j'ai vu de Jim Jarmusch), je suis fan, fan, fan! C'est après être allée découvrir en salles The Dead Don't Die, dont je vous parlais dans mon article de la semaine dernière, que j'ai eu envie de voir un autre film du réalisateur. 

Mon choix s'est porté sur Ghost dog puisqu'il faisait partie du peu de films qu'il me reste à voir de Jarmusch (désormais il me manque seulement Mystery Train et The Limits of Control). 

Classé par les Cahiers du Cinéma au 9ème rang de leur liste des meilleurs films de 1999, Ghost Dog fait partie de ces films qui ont marqué aussi bien le public que la critique. Il s'inspire notamment de nombreux genres (film noir, comédie, western) et fait surtout plusieurs références au film Le Samouraï de Jean-Pierre Melville sorti en 1967 ainsi que Rashomon d'Akira Kurosawa sorti en 1950. Enfin, plusieurs extraits de dessins-animés sont utilisés dans le film comme Betty BoopWoody Woodpecker, Itchy et Scratchy ou encore Félix le chat.

De ses films, je crois que c'est l'un des plus vu et à mon avis c'est, d'une part parce qu'il est un peu moins jarmuschien que les autres et d'une autre part parce qu'il est ancré dans la culture hip hop grâce à sa musique originale composée par RZA, membre du Wu Tang Clan.

Malgré cette popularité, je me suis sentie moins concernée, moins intéressée par ce film de Jim Jarmusch et pour absolument tout vous avouer, je me suis même endormie en le visionnant et j'en ai donc raté la moitié... Il est donc difficile pour moi de donner un avis concret, non biaisé.

De ce fait, j'ai hésité à inclure ce film à mon article étant donné que je considère ne pas l'avoir vu convenablement. Toutefois, sachant qu'il va y avoir une rétrospective début juillet consacrée au réalisateur au  cinéma Max Linder, je me suis dit que j'allais sûrement allée le revoir au cinéma et que je vous en reparlerai peut-être à ce moment-là où je ferai une mise à jour à cet article.

En tout cas, de ce que j'ai vu, je peux tout de même vous dire que j'ai été légèrement déçue par la mise en scène et la photographie qui m'ont semblé un peu datées et pas franchement impressionnantes (contrairement à d'autres de ses films comme Dead Man).

Enfin (et c'est aussi pour cette anecdote que j'ai décidé de vous parler de ce film) j'ai, par pur hasard et improbabilité, regardé ce film pour ses 20 ans d'anniversaire sans le faire exprès : le film est sorti le 18 mai 1999 et je l'ai vu le 18 mai 2019. 



19/05/19 : Je vais bien ne t'en fais pas de Philippe Lioret (2006).

J'avais beaucoup entendu parler de ce film en bien alors quand j'ai vu qu'il était sur Netflix j'en ai profité pour le regarder. 

Adapté d'un roman du même nom d'Olivier Adam, le film de Philippe Lioret serait beaucoup moins noir que le livre selon les dires du réalisateur. 

Je ne saurais vous dire à quoi je m'attendais exactement avant de voir ce film mais en tout cas je n'imaginais pas du tout cette histoire de frère jumeau disparu. J'ai donc été assez surprise du sujet et même si je ne m'attendais pas à voir une comédie (cf. le titre) je ne me doutais pas qu'il s'agissait d'une oeuvre si négative, désolante (sachant que je l'ai vu un dimanche soir, je ne vous raconte pas la déprime). 

Alors oui j'ai été émue parfois par des petits détails et par la prestation tout en humilité et justesse de Kad Merad (vraie grande "joie" et apport du film) néanmoins je dois avouer que l'ensemble ne m'a pas vraiment convaincue. J'ai trouvé l'histoire tirée par les cheveux et j'ai eu beaucoup de mal avec la façon dont était traitée les évènements (l'anorexie, l'histoire d'amour avec l'ex de la meilleure amie...).

Assez rapidement j'ai compris le dénouement et j'ai donc été plus soulagée que ravie quand le générique de fin a commencé (ce qui n'est jamais un bon présage). 

Pour ma part, je vous conseille plutôt le film que Philippe Lioret a fait après celui-là qui est Welcome avec Vincent Lindon (2009) qui m'avait marqué quand je l'avais vu et dont je garde un très bon souvenir.

Pour la petite anecdote : la chanson du film est le titre U-turn (Lili dans le film comme le prénom du personnage principal) d'Aaron, morceau qui a été spécialement composé pour Je vais bien ne t'en fais pas et que je connaissais personnellement pour son succès populaire et son clip que j'avais l'habitude de voir sur MTV (#souvenirsdecollège) qui, je m'en rends compte maintenant, utilise des extraits du film. 

20/05/19 : Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier (2012).

Cela faisait un moment déjà que je voulais voir ce film et étant d'une humeur particulièrement paresseuse ce jour-là je me suis dit qu'un film d'animation allait peut-être réussir à m'apporter de la motivation.

Dès les premières minutes, je suis totalement tombée sous le charme aussi bien d'Ernest que de Célestine, du dessin et de l'histoire, simple pourtant bien écrite. 

Il y a cette atmosphère de douceur qui vous enlace comme le font les bras d'une mère ou d'une grand-mère, une douceur apportée par l'aquarelle et ces couleurs pastel si bien choisies mais aussi par l'habillage sonore, les bruitages comme la musique. 

Le doublage est notamment une grande réussite avec un Lambert Wilson tout à fait crédible en ours gourmand, grognon et quelque peu indiscipliné face à la petite voix fluette de Pauline Brunner.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le scénario est aussi bien adapté aux enfants qu'aux adultes et le tout est plein de malice et de messages très intéressants comme l'ouverture à l'inconnu et le courage face à l'adversité. 

Enfin, c'est surtout le récit d'une très belle amitié qui met fin à des préjugés et notamment à cette peur qu'on peut ressentir face à l'autre, celui qui est différent de nous. 

20/05/19 : Didier d'Alain Chabat (1997).

De tous les films qu'Alain Chabat a réalisé, Didier était le seul que je n'avais encore jamais vu et il s'avère que c'est son tout premier long-métrage (pour lequel il a d'ailleurs reçu le César de la meilleure première oeuvre et le César du meilleur acteur).

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai adoré! Certains diront que je ne suis peut-être pas objective parce que je suis fan de Chabat néanmoins je vous exprime mon ressenti et ce dernier est enthousiaste. 

Les raisons pour lesquelles j'ai aimé sont simples : tout d'abord il y a cet humour si spécifique qui me fait hurler de rire, puis il y a ces deux acteurs principaux (Jean-Pierre Bacri fidèle à lui même, Alain Chabat génialissime en chien d'apparence humaine) qui forme un duo atypique toutefois inoubliable.

Alors oui la transformation chien-humain est carrément mal faite (les effets spéciaux datent aussi c'est normal) mais c'est un détail minime et franchement superficiel par rapport au reste du film qui, selon moi, est toujours d'actualité.

Cependant, c'est vrai que si on n'adhère pas à ce genre d'humour, le film peut sembler lourd ou tout simplement pas drôle. Personnellement, j'y suis totalement sensible et j'ai donc passé un agréable moment.

À voir absolument pour tous les fans des Nuls et/ou de Chabat!

20/05/19 : La femme d'à côté de François Truffaut (1981).

Rare fait : j'ai regardé ce film à la télévision sur France 5, un lundi soir. Aussi, j'ignorais avant de voir son nom au générique que La femme d'à côté avait été réalisé par François Truffaut (à savoir qu'il s'agit de son avant-dernier long-métrage) et que Fanny Ardant était sa dernière compagne avant sa mort en 1984 soit trois ans plus tard : comme quoi on en apprend tous les jours haha!

Après avoir tourné Le Dernier métro qui est un film sur l'occupation allemande (un chef d'oeuvre selon moi que je vous recommande de voir au plus vite), Truffaut désirait revenir à une histoire plus intimiste et moins complexe. Ainsi, le tournage s'est fait entièrement en décors réels (à Grenoble précisément) et se concentre sur deux personnages principaux.

Forcément après un film de l'ampleur du Dernier métro, la comparaison est plutôt fatale et même si Gérard et Fanny sont bien dirigés et justes dans leurs rôles (c'est après les avoir vu assis côte-à-côte à la cérémonie des César de 1981 que le réalisateur a décidé d'écrire son scénario) La femme d'à côté n'a pas aussi bien vieilli que son prédécesseur et s'essouffle sur la longueur.  

Le film a beau parler d'un amour absolu, d'une attirance insoutenable qui vient chambouler le quotidien et met en péril l'équilibre la vie ordinaire, raisonnable, sans remous des deux personnages, je n'ai pas ressenti autant d'émotions que ça...

À mon humble avis, c'est parce que Truffant a décidé d'adopter une mise en scène distante et quelque peu austère qui a pour effet de créer un décalage, certes pas inintéressant, mais pas complètement convaincant.

Cette passion amoureuse ainsi que les tourments apportés par cette dernière sont donc comme amoindris et c'est là que réside la faille du film selon moi. Ainsi il règne une sorte de fausse tension qui nous mène succinctement à comprendre ce qui va suivre. Le dénouement final m'a alors paru presque caricatural et ne m'a pas étonnée même s'il est fort et osé.

D'autre part, j'ai trouvé le traitement des personnages secondaires très élémentaire. Ils sont tellement effacés et non incarnés qu'on a presque du mal à comprendre leur présence. Leurs réactions ou plutôt leur non-réactions aux comportements de leurs conjoints semblent invraisemblable et décrédibilise le tout.

Si je n'ai pas non plus été entièrement convaincue par les dialogues, j'ai apprécié la finesse avec laquelle les deux comédiens interprètent le trouble provoqué l'un par l'autre dans l'histoire. Le croisement de leurs regards, leurs gestes qui les trahis : tout nous signifie leur ressenti et exprime ce qu'ils sont en train de vivre intérieurement (soit le désir de l'autre).

Enfin, pour la petite anecdote, c'est à La femme d'à côté qu'on doit une des répliques cultes du cinéma français soit "Ni avec toi, ni sans toi", phrase qui clôt le film et que je connaissais d'ailleurs avant de l'avoir vu.

21/05/19 : Douleur et gloire de Pedro Almodovar.

Je vous l'ai déjà dit par le passé sur le blog, Pedro Almodovar est un de mes réalisateurs préférés. C'est ma mère qui me l'a fait découvrir assez jeune avec Talons aiguilles (1991) et depuis, mon amour pour son cinéma n'a cessé de s'épanouir. J'étais donc, comme vous pouvez l'imaginer, assez impatiente de découvrir son nouveau film!

Si je n'avais pas été très emballée par son oeuvre précédente (Julieta sorti en 2016), Douleur et gloire m'a rappelé le génie du grand réalisateur espagnol et le pourquoi je suis si sensible à son univers si singulier. 

Ce nouveau long-métrage est d'une fluidité, d'une clarté, d'une transparence impressionnantes et on ressent comme un apaisement, une tranquillité après l'avoir vu. Comme un soulagement ou l'impression d'avoir été pris par la main par Almodovar lui-même, le film enlace, rassure, tranquillise.

Douleur et gloire peut sembler dans un premier temps retenu, moins passionné et surtout plus tragique que les autres films qu'on connait du metteur en scène. Cependant, au fur et à mesure que les minutes s'écoulent, cette contenance se révèle être intense et bouleversante. 

Almodovar nous plonge dans des souvenirs d'enfance comme il aime nous les raconter. Sauf que cette fois-ci, c'est une véritable introspection où le passé et le présent se mêlent et où chaque souvenir produit son effet sur la narration. On est dans l'intime du personnage principal (magnifiquement interprété par Antonio Banderas), dans sa vulnérabilité, dans son for intérieur. 

Bien qu'on soit dans la douleur (cf. le titre) aussi bien physique que morale, le regard du cinéaste est doux, lumineux et coloré. Après la douleur, c'est la sortie de la dépression et la réconciliation avec la vie (donc la gloire, mais non celle du succès économique, la gloire sur les sentiments, celle de l'acceptation de soi).

Enfin, c'est l'un des plus beaux films que j'ai vu sur l'éveil des sensations, du désir charnel et rien que pour cela, il mérite d'être vu. 

Chapeau Pedro!

24/05/19 : La vie d'une autre de Sylvie Testud (2012).

Adapté d'un roman éponyme de Frédérique Deghelt écrit en 2007, La vie d'une autre raconte l'histoire de Marie, 40 ans qui se réveille en pensant qu'elle en a 25. Par conséquent, elle agit comme si elle découvrait sa vie et qu'elle avait fait un saut de 15 ans dans le futur en ayant simplement fermer les yeux et s'étant réveillée après une banale nuit de sommeil. Pitch plutôt intriguant, d'autant plus qu'il s'agit d'un film français ai-je pensé en le lisant sur l'interface Netflix.

Je ne vais pas m'attarder longuement sur le commentaire de ce film et je dirais juste que c'était très normal, plutôt moyen. En effet, contrairement à Camille Redouble de Noémie Lvovsky sorti en 2012 notamment, le film de Sylvie Testud (elle aussi actrice-réalisatrice) n'est pas aussi réussi et touchant. 

Moi qui m'attendais à une comédie romantique, j'ai trouvé l'ensemble très froid, déprimant et manquant cruellement d'émotion...

Il faut savoir que Juliette Binoche, pas entièrement convaincue par le scénario, avait d'abord déclinée l'offre de Sylvie Testud (qui l'a d'ailleurs gardé un peu en travers puisqu'elle avait spécifiquement écrit et construit le personnage autour d'elle). Au final, l'actrice reviendra sur sa décision et acceptera quelques mois plus tard le rôle. 

J'ignore comment s'est déroulé le tournage et l'entente entre les deux femmes néanmoins j'ai trouvé que Juliette Binoche en faisait parfois trop et cela m'a un peu dérangée (moi qui l'adore depuis toujours, elle ne m'a malheureusement pas entièrement convaincue dans ce rôle là). Quant à Mathieu Kassovitz, il est tout à fait banal et pas non plus transcendant dans son rôle de mari dessinateur trahi. 

Pour un premier long-métrage ce n'est donc pas un échec cuisant mais ce n'est pas non plus un chef-d'oeuvre...



27/05/19 : Le jeune Ahmed de Jean-Pierre et Luc Dardenne.

Des frères Dardenne je n'avais vu que Rosetta (1999) qui avait gagné la Palme d'Or au Festival de Cannes et j'en gardais un malheureux souvenir. Je n'étais donc pas totalement enthousiaste à l'idée de voir ce film. Toutefois Le jeune Ahmed ayant remporté le Prix de la mise en scène à Cannes au mois de mai, cela a attisé ma curiosité.

Comme je m'en doutais, la mise en scène du duo de réalisateurs ne méritait clairement pas le prix qu'il a reçu. Il n'y a rien de nouveau à leur manière de filmer, rien qui vous transporte, rien qui vous bouscule. C'est plat, c'est facile et pas profondément recherché.

Ce qui est intelligent par contre c'est le choix de ce jeune acteur (Idir Ben Addi) avec son visage encore enfantin, ses lunettes et ses bouclettes qui nous permettent d'avoir de l'empathie pour son personnage. Cependant, assez rapidement le "charme" s'évanouit et on comprend très bien où se dirige l'histoire tant l'enchainement des évènements est prévisible.

En conclusion, le thème abordé est digne d'intérêt et l'initiative de vouloir le traiter au cinéma était bonne toutefois le film n'est pas révolutionnaire et n'apporte pas de grandes nouveautés.



Voici donc pour cette troisième partie sur les films que j'ai vu au mois de mai. J'espère que cela vous a plu et donné envie de découvrir un ou plusieurs des oeuvres dont je parle. En attendant la suite, je vous souhaite à tous une merveilleuse soirée!

Et sur ces mots, je vais aller me préparer à diner.

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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Le mois dernier, je partageais avec vous une sélection 100% britannique et depuis, ma quête d'artistes anglais ne s'est pas arrêtée, bien au contraire...

Aujourd'hui je partage donc avec vous trois autres chanteurs qui nous viennent tout droit du Royaume-Uni, un rappeur américain et un brésilien aussi, pour changer! 


Jordan Mackampa - One in the Same - YouTube

One in the same de Jordan Mackampa (2018) : Congolais d'origine, anglais d'adoption, Jordan Mackampa est un auteur-compositeur aux nombreuses inspirations musicales. Ainsi, il parle de son vécu dans ses chansons avec poésie et délicatesse. Comme je ne savais pas quel morceau choisir de lui, j'ai décidé de partager avec vous la seule chanson qui a un clip. 

C'est en écoutant sa reprise du mythique titre Walk on the wild side Lou Reed que j'ai d'abord découvert cet artiste et j'ai tout de suite été charmée par sa voix, et sa ré-interprétation tout en douceur. 

Puis j'ai commencé à écouter sa musique et j'ai adoré tout ce que j'ai découvert. Il est de ceux qui m'apaise et me donne envie de monter dans une voiture et de rouler des kilomètres pour voir du paysage. One in the same est justement le morceau parfait à écouter en roulant selon moi!

Son dernier morceau Under sorti le 23 mai est une pépite à écouter tout l'été.

Ady Suleiman - So Lost - YouTube

So Lost d'Ady Suleiman (2015) : Si j'ai découvert ce morceau c'est parce qu'il en existe un remix de Rebel Kleff avec en featuring Isaac Danquah qui est absolument génial (et que personnellement je préfère à la version originale). 

Pour tout vous raconter, je me suis mise à écouter ce que faisais Rebel Kleff tout simplement parce qu'il a collaboré plusieurs fois avec Loyle Carner et Tom Misch (dont je vous parlais dans mon article musique précédent). De fil en aiguille, je suis tombée sur le remix et c'est comme ça qu'Ady Suleiman est entré dans ma vie (quand j'écris ça j'ai l'impression d'être un personnage de publicité qui a découvert un nouveau médicament révolutionnaire ou un yaourt bio haha).

Plus sérieusement, Ady Suleiman a 26 ans, il est fils de DJ, moitié Anglais, moitié Tanzanien. En mars 2018, il sort son premier album Memories, conçu en totale indépendance après avoir claqué la porte deux ans plus tôt à Sony Music. Décision qui ne fût pas simple à prendre mais qui lui a permis de créer son propre label et de profiter d'une liberté totale. Après acharnement et travail, il a donc réussi à faire ce qu'il désirait et aujourd'hui il est considéré comme un petit génie de la soul. 

Barney Artist - Breakdown Cover - YouTube
Breakdown Cover de Barney Artist : Vous allez vous dire que je ne parle que d'eux dernièrement mais c'est grâce à Tom Misch et Loyle Carner que j'ai découvert Barney Artist. En effet, ce dernier fait une apparition dans le dernier clip des deux amis et c'est ainsi que je m'y suis intéressée (j'étais curieuse de savoir qui il était pour tout vous avouer et c'est en faisant une petite recherche que j'ai appris son nom et donc découvert sa musique). 

Comme ils sont tous potes, ils font des morceaux ensemble et pour une fille comme moi qui est en continuelle recherche de nouvelles chansons c'est plutôt génial! À la production c'est donc le super Tom Misch  dont on reconnait immédiatement son style avec cette guitare rythmée, simple et efficace (On peut le voir dans le clip aussi : c'est le blondinet avec un t-shirt jaune clair qui hoche de la tête). 

Tout comme Ady Suleiman, il est anglais, il a 26 ans et il est incroyablement doué. En plus de ça, il est hyper drôle et me fait rire quotidiennement dans ses stories instagram où il raconte des bribes de sa vie avec humour (parce qu'il faut savoir que la musique n'est pas encore son gagne pain et qu'il a un travail en parallèle de sa vie d'artiste). 

À écouter notamment : le titre Apologies qui m'a tout de suite fait penser à Mac Miller et en particulier  à son morceau Stay (que j'avais d'ailleurs partagé avec vous dans mon article musique du mois de  novembre 2018) avec ce saxophone et ce flow nonchalant pour lesquels j'ai un énorme faible.

J Dilla - Don't Cry - YouTube

Don't cry de J Dilla (2006) : Né d'un père bassiste jazz et d'une mère chanteuse d'opéra, J Dilla était destiné à se mettre à la musique. Très tôt, il commence donc une collection de vinyles et se passionne pour les battles de rap. 

En 1988, il forme le groupe Slum Village avec ses amis du lycée T3 et Baatin. Dans les années 90, Jay Dee est connu comme un dénicheur majeurs de sons hip hop, avec des singles et des remix pour Janet Jackson, The Pharcyde, De La Soul, Busta Rhymes ou encore A Tribe Called Quest (en résumé que des personnes que j'adore).

Si vous aussi vous aimez écouter des morceaux sans paroles, la musique de J Dilla saura vous satisfaire. Don't cry est l'un des derniers titres de l'artiste étant donné qu'il est mort d'une maladie rare du sang la même année de sa sortie c'est-à-dire en 2006 (il venait de fêter ses 32 ans). 

Si je l'ai choisi c'est pour ce sample de la chanson I can't stand (to see you cry) du groupe The Escorts que je trouve absolument bien utilisé et notamment parce que c'est celui que j'ai le plus écouté. 

MARCOS VALLE "Fogo Do Sol" - YouTube

Fogo do sol de Marcos Valle (1983) : J'étais persuadée de vous avoir déjà parlé de Marcos Valle sur le blog et il s'avère que non. Pourtant je l'ai découvert il y a environ deux ans et il fait partie de ces artistes brésiliens que j'aime énormément! 

Le titre Fogo Do Sol est sûrement la chanson que j'ai le plus écoutée en boucle au mois de mai (je l'écoute d'ailleurs actuellement alors que j'écris cet article). Je crois que, de tous les morceaux que je connais de lui, c'est sûrement mon préféré. 

Et dire que j'ignorais son existence (au morceau) jusqu'au mois dernier m'étonne énormément et en même temps je pense que c'est le destin qui a voulu que je tombe dessus pour le partager avec vous. Il avait 40 ans quand il est sorti, aujourd'hui il en a 75 et il est toujours en activité. 


C'est donc tout en douceur que je termine cet article musique du mois de mai. J'espère que ma sélection vous a plu! Sans le faire exprès j'ai fait un choix de cinq chansons interprétées par des hommes, je ferais donc en sorte d'inclure plus de femmes pour le post de juin! 

En attendant, je vous embrasse et vous retrouve très vite.

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Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Voulant me mettre sérieusement à la photographie argentique en 2019, j'ai récupéré chez mon père un vieil appareil photo (le Canon EOS 500 N) acheté par ma maman dans les années 90. C'est l'appareil avec lequel tous les souvenirs de mon enfance ont été gravés et il trainait dans un placard, inutilisé. 

♫ Now listening to : The Truth - Moonchild

J'ai découvert qu'il restait encore une pellicule non terminée dans l'appareil. Je suis donc allée faire tirer la pellicule et j'ai eu une énorme surprise en découvrant des photos qui dataient de 8-9 ans (c'est-à-dire quand j'avais entre 14-15 ans et que j'avais des bagues et tralalala : bref la beauté ultime hahaha).

Mon père avait conservé trois pellicules alors j'ai décidé d'utiliser ces dernières sachant qu'elles étaient périmées depuis bien longtemps et que la qualité des photos que j'allais prendre allait être "souillée". 

Vous remarquerez donc sur les photos ci-dessous du grain plus ou moins visible (qui est aussi dû parfois, à une sous-exposition de ma part) et j'espère que vous n'en tiendrez pas compte...



MA COUSINE, EVA

J'ai commencé ma première pellicule 35mm par un shooting avec ma cousine Eva à La Défense. Avant de nous y rendre, elle est passée chez moi et je lui ai fait un mini relooking express en lui prêtant quelques pièces de ma garde-robe (c'était d'ailleurs assez marrant de la voir habillée avec mes vêtements). Le bonnet, la doudoune, le pull, les lunettes de soleil et les chaussettes sont donc à moi, le reste à Eva. 





 AUTOPORTRAITS


Ensuite, alors qu'il y avait une lumière sublime chez moi, j'ai décidé de faire une petite série d'autoportraits en jouant avec les ombres. 




PARIS

Enfin, j'ai évidemment pris quelques photos de Paris pendant mes balades journalières...
9ème arrondissement

Musée du Louvre

Bois de Vincennes

Il s'agissait donc des premières photos que j'ai prises avec le Canon EOS 500 N, appareil photo reflex de format 35mm qui a été commercialisé à partir de septembre 1996 et qui aujourd'hui ne vaut plus rien haha (on le trouve entre 15 et 50€ d'occasion sur internet).

J'ai commencé cette première pellicule le 21 janvier 2019 et je l'ai terminée le 7 février 2019. Il s'est donc écoulé moins de 3 semaines entre la première et la dernière photo ce qui est un véritable exploit pour moi parce que j'ai tendance à mettre beaucoup plus de temps à finir une pellicule d'habitude. 

Toutes ces photos ont été publiées sur mon compte instagram @sybilleguerriero consacré à mon travail à l'argentique que je vous invite à suivre si cela vous intéresse de voir ce que je fais évidemment haha ^^

J'espère que cet article vous a plu. J'ai hâte de vous partager la suite de mes photos prochainement! En attendant je vous embrasse et vous retrouve dimanche pour un article musique. 
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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la seconde partie des films que j'ai vu au mois de mai. 

Au programme : 4 films américains, 1 film japonais et 2 films français. 

16/05/19 : Pokémon Détective Pikachu de Rob Letterman.

Je n'ai jamais joué aux jeux Pokémon de ma vie, je n'ai jamais regardé le dessin-animé et je n'ai jamais eu des cartes Pokémon non plus (j'étais team Yu-Gi-Oh). Pourtant quand mon ami Léo m'a dit qu'il voulait voir ce film, je lui ai dit que je l'accompagnerais bien, par curiosité. 

Ce que j'adore chez Léo c'est son enthousiasme et regarder un film avec lui ou tout type de vidéos (clips, émission etc...) est une garantie de passer un bon moment. 

Quand le premier Pokémon a fait son apparition à l'écran, Léo était donc en joie, tel un enfant qui découvre un trésor, à s'extasier et sautiller sur son siège. Rien que pour ça, je ne regrette pas d'être allée voir ce film haha ^^

Pour ce qui est de mon avis, je pense qu'en tant que "novice" à l'univers Pokémon, ce n'est pas un film que je recommanderais avec une grande conviction. 

C'est très mignon en tout cas et pour un enfant ou un fan, j'imagine que c'est plutôt satisfaisant. 

Bon sinon pour finir sur une note positive, j'ai bien aimé le personnage de Pikachu qui est doublé par Ryan Reynolds tout en ironie et sarcasme, ce qui apporte un côté moins enfantin à l'ensemble.

16/05/19 : Hellboy de Neil Marshall.

Je n'avais absolument pas entendue parler de ce film avant de voir la note catastrophique (3/10) que lui a attribué un de mes amis sur Senscritique. Moi qui adore l'univers de Guillermo Del Toro et ce qu'il a fait du personnage d'Hellboy au cinéma (deux films dont un sorti en 2004 et sa suite en 2008), j'étais très étonnée qu'il n'ait pas aimé. 

Puis, je me suis rendue compte que ce Hellboy datait de 2019 et était donc un reboot ne prenant pas en compte les deux films de Del Toro. Malgré la mauvaise note et la non-recommandation de mon ami, je suis quand même allée voir le film pour me faire mon propre avis.

Très rapidement, j'ai compris que cette nouvelle proposition n'avait strictement aucun rapport (en termes de direction artistique, mise en scène, scénario) avec celle du réalisateur mexicain. 

Plutôt que de me morfondre, j'ai décidé de prendre le film pour une énorme rigolade et le tout est "un peu mieux" passé. 

Ce que j'ai retenu de cette expérience c'est que ça m'apprendra à ne pas regarder la bande-annonce et à ne pas me renseigner sur un film avant d'aller le voir haha. 

Le pire dans tout ça c'est que j'étais accompagnée et que je m'en suis voulu de lui faire subir cet enfer. Nous avons bien rigolé en tout cas et cela nous a donné envie de revoir les Hellboy de Guillermo Del Toro (que je vous recommande au passage). 

Entre décors pas très inspirés, monstres répugnants, violence gore inutile qui vous retourne l'estomac (j'ai personnellement préféré en rire qu'en pleurer), dialogues mal écrits et musique plus gênante qu'autre chose, ce film est une abomination. 

DONC, à part si vous n'avez rien à faire de votre vie ou que vous voulez rigoler devant l'un des pires nanars de ces dernières années, fuyez ce Hellboy de Neil Marshall!

17/05/19 : Café Society de Woody Allen (2016).

Je n'avais pas encore vu ce film de Woody Allen (il en a fait tellement en même temps qu'il y en a toujours un à découvrir) et comme il était sur Netflix, je me suis dit que c'était l'occasion. 

En juin 2018 (déjà), je vous parlais d'un de ses films les plus connus Hannah et ses soeurs (1986) qui m'avait plu mais dont le scénario ne m'avait pas totalement convaincue et avant ça, en février 2017, j'avais regardé Wonder Wheel (2017) que j'avais détesté et Magic in the Moonlight (2014) que j'avais plus ou moins aimé. 

J'espérais donc que Café Society allait relever un peu le niveau et ce fut le cas! En effet, de tous les derniers films que j'ai vu de Woody Allen, c'est celui-là qui m'a le plus intéressée. 

Tout d'abord j'ai trouvé le scénario plaisant et j'ai vraiment apprécié la reconstruction historique du New York et du Los Angeles des années 30 avec ces décors parfaitement mis en lumière par le grand Vittorio Storario (à noter que c'était le premier tournage tourné en numérique pour le réalisateur et le chef opérateur). 

Aussi, mon amour pour Jesse Eisenberg (en excellent successeur de Woody Allen) et Steve Carell n'a fait que s'épanouir grâce à ce film dans lequel je les trouve tout à fait adéquats, à leur place et convaincants. D'autant plus que Steve Carell ne devait pas jouer dans le film de base et est venu à la rescousse après le départ de Bruce Willis qui a abandonné le tournage au bout de 4 jours.

J'ai eu un peu plus de mal avec Kristen Stewart que j'ai trouvé assez ridicule dans des costumes ultra nunuche avec des noeuds de petite fille dans les cheveux. Si je comprends que Woody Allen est voulu la rendre plus féminine, je trouve que ce style ne lui correspond absolument pas et cela m'a vraiment perturbée... Toutefois, le couple qu'elle forme avec Eisenberg est plutôt mignon et crédible.

Comme toujours on retrouve tout ce qui est propre au réalisateur, les dialogues teintés d'un humour plein d'auto dérision, la voix off qui nous raconte et explique le contexte et bien sûr le jazz qui est omniprésent et qui pour moi est un vrai plaisir d'entendre, surtout que Mister Allen a très bon goût! 

Café Society est une comédie romantique charmante qui est l'explication du pourquoi je me laisse toujours tenter par ses films (à noter que Café Society est la cinquantième réalisation de Woody Allen). 

Alors oui, c'est souvent la même recette et il y a beaucoup de ratés (en faisant un film par an ce n'est pas évident de tenir la route en même temps) et pourtant on est toujours curieux parce que quand c'est bien, c'est vraiment bien. 

17/05/19 : Passion de Ryusuke Hamaguchi(2008).

Après avoir vu Senses en mai 2018 et plus récemment Asako I et II en janvier 2019 de Ryusuke Hamaguchi, son tout premier long-métrage Passion (qui est un film de fin d'étude) est sorti en salles en France dans le cadre des Saisons Hanabi. 

Bien qu'il souffre selon moi d'une mise en scène et d'une image assez pauvre (dû à un matériel rudimentaire), ce premier essai recèle de tout ce qui est propre au cinéma du réalisateur c'est-à-dire des longues séquences de dialogues, un groupe d'amis d'environ 25-30 ans, des relations complexes basées sur des non-dits avec en toile de fond un Japon contemporain. 

Ce que j'admire le plus chez lui c'est sûrement son sens de l'observation et la façon dont il arrive à faire dire à ses personnages des pensées obscures et/ou difficile à exprimer. 

Tout comme dans Senses et Asako I et II, on retrouve des personnages féminins qui, de prime abord, paraissent niais, naïfs et qui au final, se révèlent être forts et dignes.

Et puis, il y a ces moments de grâce comme des leçons de philosophie telle cette séquence où l'une des héroïnes tente d'expliquer à ses élèves ce qu'est la violence et quels sont ses différentes formes dont on peut être victime ou au contraire, coupable. Elle est envahie par une sorte de tension, une passion (cf. le titre) colérique qui lui fait presque perdre tous ses moyens face à ces collégiens qui n'ont pas l'air de se rendre compte du mal qu'ils peuvent faire. Ce genre de moment est d'une justesse sans nom qui vous émeut comme jamais tout en dénonçant une réalité de tous les jours. 

Il y a notamment cette autre scène de ballade matinale entre deux amis où le personnage masculin fait (enfin) sa déclaration d'amour au personnage féminin et qu'ils finissent par s'enlacer cordialement. C'est d'une douceur et d'une tristesse à vous faire pleurer plus d'une larme...

Ainsi pour une personne comme moi qui est du mal à exprimer mes sentiments, mes pensées en général, Passion est un film qui m'a fait énormément de bien par ce qu'il explore, raconte et j'imagine qu'il peut faire  réaliser à tout un chacun à quel point il est important de se parler et de s'écouter plutôt que tout garder à l'intérieur (le déclic ne s'est pas encore produit chez moi mais on y croit haha).

Enfin, je dirais que, de ce que j'ai vu de ce réalisateur, son oeuvre n'est certes pas d'une beauté visuelle palpable mais davantage d'une beauté subtile tout en poésie. On y va donc pour la réflexion et l'émotion plus que pour en prendre pleins les yeux et parfois, comme ici, c'est amplement suffisant. 

17/05/19 : The dead don't die de Jim Jarmusch.

Je n'avais pas vu de film de Jim Jarmusch depuis Paterson, son précédent long-métrage sorti en 2016 (dont je vous avais parlé dans cet article). L'ayant adoré et étant une inconditionnelle fan de ce réalisateur j'étais donc plutôt enthousiaste de découvrir son nouveau bébé.

Pour ne pas m'influencer et ne pas me faire trop d'attentes, je n'ai pas regardé la bande-annonce. Les seuls éléments dont j'étais au courant était le casting (qui me donnait l'eau à la bouche) et le genre de l'oeuvre soit un film de zombies.

De ce genre en question, je n'ai pas vu beaucoup de films (en tête j'ai Zombieland de Ruben Fleischer et Le dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon) : je suis donc loin d'être une experte en la matière. 

Après son excellent film de vampires Only lovers left alive (2013), le cinéaste a donc décidé de parler de zombies. Sur le papier, le projet était attisant, dans les faits, le film n'est malheureusement pas sa plus grande réussite.

Si le cinéaste s'amuse (on sent clairement qu'il s'est fait plaisir), le spectateur reste un peu en retrait, pas tout à fait inclus dans ce "délire entre potes". 

Pour ma part, étant comme je vous l'ai dit plus haut une fervente admiratrice du monsieur, The dead don't die ne m'a pas déplu et, alors même que j'étais dans une salle pas tout à fait réceptive à cet humour décalé, je m'imaginais seule chez moi en train de pleurer de rire face à l'absurdité totale de ce film de zombies hors norme (il faut dire que si je suis une adepte de ce cinéma c'est justement pour le malaise créé par des situations inédites et rocambolesques).

The dead don't die regorge d'auto-références et de clins d'oeil à foison et le casting ainsi que le réalisateur se complaisent dans un univers qui leur est très personnel laissant ainsi le reste sur le bas-côté (j'entends ici le scénario, la mise en scène et le public aussi). 

Il n'y a donc aucune prise de risque et Jarmusch reste dans son confort en appliquant sa signature sans une réflexion plus poussée que ça (ce qui est bien dommage).

Ainsi, si je devais donner un adjectif pour qualifier ce film je dirais qu'il est fainéant (haha) et à mon humble avis Jim Jarmusch aurait du faire un court-métrage plutôt qu'un long pour cette histoire de zombies. L'effet produit aurait été plus percutant et sûrement plus drôle aussi.

Ce n'est donc pas par ce film qu'il faut commencer pour découvrir la filmographie du metteur en scène selon moi. Je vous conseille plutôt de regarder tous ses autres films (ou au moins 2-3 comme Night on Earth, Down by law ou encore Broken Flowers). 

18/05/19 : On connaît la chanson d'Alain Resnais (1997).

Cela faisait une éternité que je devais voir ce film et puis Netflix a répondu à mon envie en le proposant parmi son vaste catalogue.

On connaît la chanson est un film choral comme Resnais les aime avec ses acteurs chouchou que j'ai d'ailleurs beaucoup aimé découvrir avec 20 ans de moins (ils sont très bien maintenant aussi ne vous méprenez pas). 

Rien de surprenant donc, sauf un "petit bonus" qui sont les courts extraits de chansons insérés dans les dialogues comme ça, pour le plaisir et qui sont la VRAIE bonne idée de cette dramédie française qui n'a pas pris de rides (quelques unes d'accord mais franchement très discrètes).

J'avoue toutefois que j'ai été déçue que ces extraits ne soient pas un peu plus longs et qu'il y en ait si peu (je m'attendais à un film comme Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy alors forcément ça m'a paru un peu anecdotique en termes de musique).

Bien qu'il ne soit pas aussi joyeux que je l'espérais, j'ai passé un bon moment et je suis heureuse d'enfin avoir vu ce film! Il y a de nombreux moments qui vous donne le sourire et le casting est tout simplement merveilleux (impossible aussi de ne pas vouloir aller faire un karaoké juste après haha).
18/05/19 : Au bonheur des ogres de Nicolas Bary (2013).

J'avais commencé ce film à la campagne il y a moment déjà mais à cause du réseau internet capricieux je n'avais réussi à voir que les premières dix minutes seulement. Quelques mois plus tard j'ai donc décidé que le temps était venu d'enfin le regarder en entier.

Ce que j'ignorais avant de voir Au bonheur des ogres c'est qu'il s'agissait d'une adaptation du roman éponyme écrit par Daniel Pennac et publié en 1985. 

Bien que considéré comme un classique de la littérature française, il n'avait encore jamais été adapté à l'écran parce que l'auteur considérait que tous les scénarios qu'on lui envoyait n'étaient pas à la hauteur. Alors même qu'il était persuadé que son oeuvre était inadaptable, Nicolas Bary lui a prouvé le contraire et a réussi à le convaincre de mettre en scène son fameux roman.

Ignorant tout cela mais étant attirée par le titre, j'ai décidé de voir ce film qui me paraissait avoir tous les ingrédients pour me plaire : l'histoire, la loufoquerie et le casting. Malheureusement pour moi, cette comédie ne m'a pas vraiment conquise et m'a laissée sur ma faim...

Je n'ai pas adhéré à la fantaisie qui m'a paru mal dosée et maladroite. Pour ce qui est du livre je ne sais pas si c'est pareil mais j'ai eu du mal à trouver l'histoire vraisemblable et cohérente, ce qui a eu pour effet de me perdre et me désintéresser.


Voici donc pour ce deuxième article sur les films que j'ai vu au mois de mai. J'espère que cela vous a plu et donné envie de voir à votre tour quelques-uns des films dont je parle.

Sur ces mots je vous laisse et vais me préparer pour sortir et aller voir une exposition avec des amis. Je vous retrouve vendredi avec un article photo!

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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je vous parle d'un après-midi que j'ai passé à la Fondation Louis Vuitton avec mon amie Clothilde qui n'y était jamais allée.

Les deux expositions du moment sont La Collection Courtauld. Le parti de l'impressionisme et La Collection de la Fondation. Le parti de la peinture (toutes les deux du 20 février au 26 août 2019). 

LA COLLECTION COURTAULD
LE PARTI DE L'IMPRESSIONISME 

Samuel Courtauld était un industriel et mécène anglais. Il est né le 7 mai 1876 (un Taureau comme moi) et est mort le 1er décembre 1947. Il a fondé la Courtauld Institute of Art et de la Courtauld Gallery à Londres en 1932. Il a notamment joué un rôle fondamental dans la reconnaissance de Cézanne au Royaume-Uni et fut l'un des philanthropes les plus importants de son temps.

Cette collection est l'une des plus significatives de peintres impressionnistes. C'est la première fois que tous ces tableaux sont rassemblés à Paris depuis 60 ans. Au total : 110 oeuvres dont une soixantaine de peintures et des oeuvres graphiques. 

Les liens que Courtauld entretenait avec la France étaient profonds : d'origine huguenote, sa famille émigra depuis l'île d'Oléron à Londres à la fin du XVIIème siècle. Ses ancêtres d'abord orfèvres, puis producteurs de soie, développèrent la rayonne au début du XXème siècle, une fibre synthétique révolutionnaire parfois appelée "soie artificielle". L'entreprise familiale devint l'un des fabricants les plus importants de textile au monde. 

Devenu président de l'entreprise Courtaulds en 1921, Samuel Courtauld fit de nombreux séjours à Paris pour acheter des oeuvres impressionnistes et postimpresssionnistes. Il fut élevé au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur pour services rendus aux arts en 1933.

L'Institut Courtauld (qu'il a fondé en 1932) est un lieu où, pour la première fois, l'histoire de l'art fut rattaché à l'université de Londres, afin de promouvoir l'enseignement de l'art. À ce jour, il reste l'un des principaux centres d'étude de l'art dans le monde.

Vers la fin de sa vie, dans le même esprit de philanthropie, Courtauld donna de nombreuses conférences et publia plusieurs essais qui prônent une réforme radicale dans l'industrie, les conditions de travail et l'éducation.

Un bar aux Folies-Bergère d'Édouard Manet, 1882
Montrée au Salon de 1882, cette toile est la dernière oeuvre majeure de Manet. Les Folies-Bergère était alors un music-hall en vogue, connu pour accueillir des prostituées. Maupassant en a d'ailleurs fait la description dans ses romans "les marchandes de boissons et d'amour".

Ainsi, le positionnement de la figure derrière un comptoir somptueusement achalandé suggère qu'elle est à vendre, tout comme sa marchandise.

Manet détache la serveuse de l'environnement qui l'entoure et déplace son reflet vers la droite. Le miroir la montre en pleine conversation avec un client, tandis qu'elle regarde fixement le spectateur, perdue dans ses pensées.

Samuel Courauld acheta cette peinture en 1926 lors d'une exposition organisée par le critique Roger Fry aux Grafton Galleries, Manet and the Post-Impressionists.

Le malade imaginaire d'Honoré Daumier, vers 1860-1870
Connu pour ses caricatures acerbes, Daumier interprète ici une scène de la comédie de Molière, Le Malade imaginaire. Le protagoniste de la pièce, Argan, reçoit la visite d'un médecin à son chevet. Terrifié, il concentre son attention sur l'assistant du médecin qui tient une seringue. En encadrant la scène représentée d'un rideau monumental, Daumier accentue l'aspect comique de la pièce.
à gauche : Don Quichotte et Sancho Panza d'Honoré Daumier, vers 1870.
Ce tableau inachevé est l'une des vingt oeuvres que le peintre consacre au chevalier idéaliste Don Quichotte, héros du roman de Cervantès. La scène restitue l'humour et la noblesse tragique de l'histoire. Daumier exploite le cheval et la mule pour incarner ces deux personnalités opposées.


à droite : Vase de fleurs de Claude Monet, commencé en 1881.
Au début des années 1880, Monet se consacre aux natures mortes pour la première fois de sa carrière. Ce bouquet luxuriant de mauves roses et blanches lui a donné des difficultés, comme l'atteste sa correspondance avec son marchand. Il l'abandonna pendant près de quarante ans. Les qualités stylistiques de la peinture - surface rugueuse, exécution rapide, imprécision des formes - sont conformes au goût qui anticipe le XXème siècle. C'est la première peinture de Monet à entrer dans la collection Courtauld.
Deux Danseuses en scène d'Edgar Degas, 1874.
Degas adopte fréquemment des points de vue non conventionnels. Ici le spectateur observe les deux ballerines depuis une loge au-dessus de la scène. Les costumes des danseuses indquent qu'elles interpréteraient le Ballet des Roses, un interlude représenté pendant le Don Giovanni de Mozart à l'Opéra de Paris.

Ce tableau est présenté à Londres en novembre 1874 lors d'une exposition organisée par le marchand parisien Paul Durand-Ruel. Un critique d'art britannique salue "l'ingéniosité et le talent" du peintre mais considère que "ses ballerines représentent davantage la prose que la poésie du mouvement".

Et vous, qu'en pensez-vous, plutôt prose ou poésie haha?
Femme à la fenêtre d'Edgar Degas, 1870
Assise à contre-jour, cette femme à la fenêtre paraît sereine. Cette oeuvre fut peinte pendant le siège de Paris par les Prussiens et, d'après son ami Walter Sickert, Degas paya son modèle avec un morceau de viande "qu'elle saisit avidement, tellement elle était affamée, et qu'elle dévora crue".

Degas s'essayait souvent à de nouvelles techniques. Ce tableau a été réalisé à la peinture à l'essence pour obtenir un effet similaire à celui de l'aquarelle. La limite entre dessin et peinture est ainsi estompée.
La Gare Saint-Lazare de Claude Monet, 1877
En 1877, Monet peint douze vues de la gare Saint-Lazare, sujet "moderne" et familier pour 'artistes qui y arrivait depuis Argenteuil. Sept de ces toiles, dont sans doute celle-ci, sont présentées cette même année à la Troisième Exposition impressionniste.

Malgré son apparent inachèvement, elle est soigneusement composée. Des esquisses montrent l'étude par l'artiste du positionnement des nuages de vapeur et de fumée. Cadrée par la verrière, la scène évoque un "paysage en intérieur" où la fumée tient lieu de ciel. La tonalité d'ensemble est assourdie, pour atteindre une gamme subtile de gris.

Samuel Courtauld acquiert cette oeuvre tardivement en 1936.

Le Printemps, Chatou de Pierre-Auguste Renoir, ver 1873
Ce paysage est traditionnellement associé à Chatou. Le rendu subtil des effets du soleil sur la végétation témoigne du cheminement de l'artiste vers les couleurs vibrantes caractéristiques de l'impressionnisme.

Samuel Courtauld voit cette peinture pour la première fois au Burlington Fine Arts Club à Londres en 1922, lors d'une exposition qui éveille sa passion pour l'impressionnisme. Il l'achète cinq ans plus tard. Cette toile était particulièrement chère au collectionneur qui lui dédia l'un des poèmes du recueil publié à titre privé l'année de sa mort.

Antibes de Claude Monet, 1888

Attiré par des paysages différents de ceux du nord de la France, Monet décide de séjourner à Antibes au printemps 1888. Il se confronte alors à la lumière et aux couleurs intenses de la Méditerranée déplorant qu'"une palette de diamants et de bijoux" soit nécessaire pour en rendre la sensation.

Cette vue d'un pin battu par le vent surplombant Golfe-Juan lui permet, par un contraste habile, de rendre les effets du soleil et du vent.
à gauche : Jeune Femme se poudrant de Georges Seurat, vers 1888-1890.
Unique portrait majeur peint par Seurat, cette toile montre sa compagne, Madeleine Knobloch, en train de se maquiller et témoigne du pointillisme de Seurat consistant à diviser la lumière et la couleur en points juxtaposés pour les transformer en une "peau".

En dépit de l'exactitude revendiquée par l'artiste, les points ne sont pas identiques mais souvent allongés et directionnels. Ils s'adaptent par la configuration et la taille aux objets représentés, donnant une sensation de volume aux formes généreuses du modèle et aux pieds incurvés de la table de toilette.

Le cadre au-dessus de la tête était au départ un miroir reflétant le peintre au travail devant son chevalet. Averti par un ami que cette image pouvait prêter à sourire, Seurat recouvrit son unique autoportrait connu pour le remplacer par un pot de fleur.

Samuel et Elizabeth Courtauld voient pour la première fois cette toile, alors détenue par le marchand Paul Rosenberg, dans une exposition à Londres en 1926. Il semble qu'Elisabeth, plutôt que Samuel, soit à l'origine de cet achat.

à droite : En cabinet particulier (Au Rat mort) d'Henri Toulouse-Lautrec, vers 1899.

Le Rat Mort était un café-restaurant de Montmartre fréquenté par le peintre dans les dernières années de sa vie. On attribue généralement à "Lucy Jourdain" les traits de cette femme habillée de façon sophistiquée comme pour un bal costumé.

La touche saccadée, la palette dominée par les rouges et les verts, l'effet hallucinatoire de la lampe traduisent avec vivacité le monde de la nuit dans ce quartier de Paris.
Le Pont de Courbevoie de Georges Seurat, vers 1886-1887
Cette vue est peinte depuis l'île de la Grande Jatte en direction du pont et des usines de Courbevoie. Seurat utilise ici la méthode pointilliste (ou divisionniste) qu'il a inventée en s'inspirant des théories de la courant, consistant à juxtaposer des points de couleurs pures plutôt que d'utiliser des tons mélangés.

La palette froide donne une impression de de lumière tamisée et de ciel couvert. Vus depuis la distance optimale supposée, les points restent cependant distincts sans véritables "mélange optique" dans le regard du spectateur. Ils semblent alors chatoyer et vibrer. L'effet général reste pourtant mélancolique et étrangement calme. L'impression d'immobilité est renforcée par la répétition des verticales : arbres, mâts, clôtures, cheminée d'usine, et trois figures raides qui, tels des jouets, s'alignent sur la berge.

Le critique influent Arsène Alexandre est le premier propriétaire du Pont des Courbevoie. Il le prête en 1887 pour le troisième Salon des Artistes indépendants. Samuel Courtauld l'achète en 1926 à l'Independent Gallery de Londres.

à gauche : Nu féminin de Georges Seurat, vers 1879-1881.
Le modèle émerge d'un réseau de marques de crayon vigoureuses organisées pour offrir un contraste entre ombre et lumière. Les contours du corps sont définis par un jeu d'ombre et d'estompes et non par des lignes nettes. L'immobilité de la silhouette contraste avec l'arrière-plan fortement ombré qui semble vibrer d'énergie.

à droite : Femme assise d'Henri Matisse, 1919.

Matisse réalise ce dessin préparatoire à La Table noire à l'été 1919. Antoinette Arnoux a dix-neuf ans lorsqu'elle pose pour lui.

Femme couchée - Réveil et Au lit d'Henri de Toulouse-Lautrec, 1896.

Une tuilerie de Vincent Van Gogh, 1888.
Van Gogh dessine cette tuilerie à la lisière de champs labourés peu de temps après avoir déménagé à Arles, au printemps 1888. Il utilise des plumes de roseau de différentes grosseurs pour un large éventail d'effets : il représente les sillons dans la terre au moyen de longues lignes et le chaume par des traits extrêmement fins et rapides. Une grille au crayon très légèrement visible sous l'encre suggère que le peintre s'est servi d'un cadre à perspective pour définir la composition.

à gauche : Femme se coiffant d'Edgar Degas, vers 1884.
Cette femme à la pose élégante est en train d'arranger ses cheveux. Degas lui donne vie par des traites de fusain rehaussés d'aplats de pastel. La posture inhabituelle du modèle et l'angle contribuent à la puissance du dessin.

à droite : L'Octroi d'Henri Rousseau, vers 1890.

Le Douanier Rousseau collectait les taxes sur les biens importés à Paris. Il s'agit de la seule peinture faisant référence à son emploi. L'octroi est une création de son imagination. Le paysage luxuriant semble submerger les bâtiments; il n'est pas sans rappeler les représentations des "jungles" de l'artiste. Rousseau était autodidacte et la "naïveté" de ses oeuvres était appréciée d'artistes d'avant-garde comme Pablo Picasso.
Pêchers en fleurs de Vincent Van Gogh, 1889.
Cette vue de pêchers en fleurs dans la plaine de la Crau, au nord-est d'Arles, a été peinte au printemps 1889. Les textures de la route, de la clôture, de l'herbe et des arbres sont rendues avec une extraordinaire variété de touches. Les fleurs et le sommet neigeux évoquant le Mont Fuji rappellent les motifs des estampes japonaises collectionnées par le peintre. Son emménagement à Arles étant en partie motivé par la ressemblance du paysage provençal avec ceux du Japon.
Champ de blé, avec cyprès de Vincent Van Gogh, 1889.
Ce paysage, une de trois versions presque identiques, fur peint par van Gogh pendnant son séjour à l'hôpital psychiatrique de Saint-Rémy-de-Provence où il fut interné jusqu'en mai 1890. Fasciné par les cyprès à côté de l'hôpital, il décrit à son frère Théo leur ressemblance avec les "obélisques égyptiens", et considère leurs élégantes silhouettes comme un symbole de la Provence.

Acheté par le fonds Courtauld pour la Tate en octobre 1923, c'est la première peuvre de van Gogh à intégrer une collection publique britannique.
à gauche : Paysage de la Martinique de Paul Gauguin, 1887.
En 1887, Gauguin part pour la Martinique en compagnie du peintre Charles Laval. Ce luxuriant paysage tropical est saisi depuis une colline surplombant Saint-Pierre, alors capitale de la Martinique.

Gauguin fausse certains aspects du paysage pour..
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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je commence ma série d'articles sur les films que j'ai vu au mois de mai.

Au programme : 1 film britannique, 1 film américain, 1 film germano-britannico-américain, 1 film franco-belge, 1 film macédonien, 1 film franco-israélien, 2 films français.

02/05/19 : Ray & Liz de Richard Billingham.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis mise en tête qu'il fallait absolument que je vois ce film. L'affiche sûrement et le titre ont dû m'intriguer. J'y suis donc allée sans savoir de quoi il s'agissait précisément. 

Originellement photographe, Richard Billingham est passé à la réalisation avec Ray & Liz qui est donc son tout premier long-métrage. On retrouve justement la source du film dans une de ses séries photos "Ray's a Laugh" sur laquelle le scénario s'est directement basé (il s'agit en effet de photographies de l'oncle du metteur en scène et ces dernières ont été prises quand Richard vivait avec Ray). Ces photos sont donc une toile de fond comme le réalisateur dit lui-même, une référence.

Premièrement je dois dire que j'ai tout de suite été séduite par la photographie : le 4/3, les couleurs pastels, les jeux de lumière et d'ombres sur les murs, les rayons de soleil à travers les rideaux, tout est cadré avec une minutie remarquable et tous les détails des décors ont ravis mes yeux du premier au dernier plan. 

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai eu un peu plus de mal à lui trouver un vrai intérêt. Attention, je suis une grande fan de film silencieux où il ne se passe pas grand chose, toutefois il faut tout de même que le tout ne se contente pas d'être un simple enchainement de séquences quotidiennes similaires. Ainsi, le film commence un peu comme il se termine et on sort de la salle sans vraiment savoir combien de temps s'est écoulé...

D'autre part c'est un film qui n'est pas "doux" à regarder puisqu'il dépeint une misère affligeante et une certaine précarité qui fait plutôt froid dans le dos. 

Enfin, même si j'ai regretté un scénario un peu répétitif, je tire mon chapeau aux acteurs que j'ai trouvé épatants et parfaits dans leurs rôles.

11/05/19 : Nous finirons ensemble de Guillaume Canet.

Le piège quand on fait une suite c'est la comparaison et ce piège est d'autant plus dangereux quand le premier film a été un énorme succès. Heureusement pour Guillaume Canet, le public s'est accordé à dire que Nous finirons ensemble était digne de son prédécesseur.

J'aurais aimé être du même avis mais je ne peux pas m'empêcher de repenser à l'impact que Les petits mouchoirs avait eu sur moi. À l'époque, je n'avais pas encore de carte Ugc illimité et j'allais donc beaucoup moins au cinéma. Les petits mouchoirs fait partie des rares films que je suis allée voir deux fois en salles.

Je ne l'ai pas revu depuis et Nous finirons ensemble m'a définitivement donné envie de le découvrir à nouveau, peut-être, sûrement sous un nouvel oeil (il s'est écoulé presque 10 ans entre les deux films et en 2010 je n'avais que 15 ans). 

C'était agréable de retrouver la bande mais je dois dire que le côté "plus mature" de ce second épisode m'a paru plus éloigné du cinéma que j'aime, moins positif, davantage dans le pathos (et pourtant le scénario des Petits mouchoirs était plus propice à un ton larmoyant).

Même si j'ai passé un bon moment j'avoue que j'ai eu du mal à comprendre pourquoi et comment cette bande s'est formée tant ils se jugent et n'ont pas l'air de vraiment se connaître.

Le personnage le plus intéressant et le mieux interprété selon moi est celui de François Cluzet, bien que la crise de la soixantaine qu'il vit dans le film m'a paru un peu superficielle et ses préoccupations sans importance majeure si ce n'est le prétexte des retrouvailles de la bande.

La base du scénario ne m'a donc pas plus touchée que ça (peut-être parce que je suis trop jeune, je ne sais pas?) en tout cas, il m'a manqué le plaisir des moments passés ensemble, la joie dans la tristesse, l'appréciation de la vie telle qu'elle est. Meh... Rendez-vous dans 10 ans!

13/05/19 : Coeurs ennemis / The Aftermath de James Kent

Je vous l'avais déjà dit en février dernier, j'aime Keira Knightley depuis toujours et elle est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis allée voir ce film.

Ce n'est pas évident pour moi d'écrire à propos de mon ressenti vis-à-vis de ce film pour tout vous avouer. Je suis allée le voir un lundi après-midi sans grande conviction et j'en suis sortie un peu dans le même état : pas vraiment convaincue. 

Coeurs ennemis souffre selon moi du syndrome du film ni bon, ni mauvais. Les acteurs font leur boulot, la reconstitution historique est crédible, les costumes beaux et on ne passe pas un moment désagréable en regardant le tout. Pourtant, on reste assez passifs et au moment de sortir de la salle, on a presque déjà oublié ce qu'on a vu. 

Le plus dommage c'est que le scénario et son contexte (une histoire d'amour à la fin de la seconde guerre mondiale à Hambourg entre une anglaise et un allemand) aurait pu donné lieu à un film captivant, poignant. Il n'en ai rien et c'est d'autant plus frustrant avec ce casting compétent... 

Je vous conseille plutôt Reviens-moi (Atonement) de Joe Wright qui est un chef d'oeuvre du genre. 


13/05/19 : Duelles d'Olivier Masset-Depasse

Bien que la bande-annonce de ce film était assez attrayante, j'appréhendais un peu à l'idée de voir ce film tout simplement parce que les thrillers psychologiques ne sont généralement pas ceux que je préfère. Cependant, ayant découvert et adoré l'actrice Veerle Baetens dans Alabama Monroe de  Felix Van Groeningen, je me suis laissée tenter.

Malheureusement, Duelles s'est avéré être l'un des pires films que j'ai vu en 2019. J'ai deviné très rapidement la fin et je suis donc restée totalement en dehors de ce qui se tramait.

La photographie qui semblait esthétiquement soignée dans le trailer m'a au final plus dérangée qu'autre chose puisque malvenue, dissonante. Quant à la musique, elle est trop présente et appuie maladroitement toutes les actions sans aucune subtilité. 

Ce qui m'a le plus déplu reste le scénario que j'ai trouvé absurde, insensé et assez mal écrit (les dialogues sont très moyens et il y a énormément de longueurs ainsi qu'une multitude de séquences inutiles). Plus le film avançait plus il y avait de clichés, plus j'éprouvais un ennui profond et plus j'avais envie de fuir. Mais je suis restée jusqu'au bout en regrettant de m'être déplacée ce jour-là...

Enfin, pour un thriller j'ai trouvé qu'il manquait cruellement de suspens et de tension. On est dans l'outrance, le grotesque et je dirais même le ridicule.

C'est toujours pénible pour moi de critiquer un film négativement toutefois, il arrive qu'il n'y ait rien qui me touche et c'était le cas pour Duelles.

14/05/19 : Dieu existe, son nom est Petrunya de  Teona Strugar Mitevska.

Rien que le titre a suffit à me donner envie de découvrir ce film. 

Inspiré d'un fait divers, Dieu existe, son nom est Petrunya est une oeuvre profondément féministe qui s'assume entièrement et qui ne craint pas d'exprimer haut et fort ses convictions. 

Quand je suis allée le voir un mardi matin, nous n'étions que des femmes dans la salle et j'ai trouvé ça regrettable. Je ne veux pas faire de généralités néanmoins je remarque que souvent le public masculin n'est pas adepte de ses films qui reposent sur un rôle féminin fort, indépendant et dont la volonté est impossible de réfréner (à part quand il s'agit d'un film Marvel ou DC Comics où les femmes sont faussement émancipées).

J'ai été absolument retournée par la performance et la présence de Zorica Nusheva qui interprète le rôle de Petrunya avec un aplomb ébranlant. Son regard, son attitude, la manière qu'elle a de se mouvoir et d'assumer son corps de femme m'ont éblouie de bout en bout. 

Il y a beaucoup de bienveillance et de douceur dans ce film (dont une séquence dans un couloir du commissariat tout en sensualité et tendresse) que j'ai forcément beaucoup apprécié. 

Dieu existe, son nom est Petrunya est un film puissant, qui se démarque avec brio et finesse face à des grosses productions qui ne cherchent que la rentabilité et non l'émotion.


14/05/19 : Un tramway à Jérusalem d'Amos Gitaï.

Ce film est un enchainement de séquences à des heures différentes de la journée dans un tramway à Jérusalem (d'où le titre). 

Ainsi, comme un huis clos, c'est une oeuvre qui se déroule dans un seul et même décor et qui voit une multitude de personnes de tous les genres, nationalités, religions, âges, s'y parler, chanter, échanger, téléphoner etc... 

Si le concept est digne d'intérêt, il échoue à maintenir un cap selon moi. En effet, si le départ est plutôt engageant et certains échanges plaisants, l'ensemble est inégal, rapidement épuisé et inévitablement redondant. 

Je m'endors TRÈS RAREMENT, si ce n'est jamais, devant un film (surtout au cinéma) et ce fût le cas à mon plus grand étonnement avec Un tramway à Jérusalem. Je me suis rapidement réveillée mais c'était notable et je préfère être honnête avec vous plutôt que de me cacher. 

Je n'avais encore jamais vu de film d'Amos Gitaï et je dois dire que ce premier aperçu ne m'a pas particulièrement donné envie de découvrir sa filmographie. Toutefois, je ne suis pas mécontente de l'avoir vu et je n'éprouve aucun regret malgré ma petite déception (contrairement à Duelles hahaha).

14/05/19 : Blanche comme neige d'Anne Fontaine.

Anne Fontaine est une réalisatrice dont je n'arrive pas à bien saisir la filmographie. En effet, Blanche comme neige est le sixième de ses films que je vois et difficile pour moi de dire si j'aime ou non son travail. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il y a autant de ses longs-métrages que j'ai apprécié que trouvés ordinaires, passables. Je vous ai d'ailleurs déjà parlé de trois d'entre eux sur le blog (Marvin ou la belle éducation, Perfect mothers et Mon pire cauchemar).

Ayant été totalement charmée par Lou de Laâge dans Les innocentes (film d'Anne Fontaine sorti en 2015 que j'avais adoré et que je vous conseille), j'espérais que la superbe collaboration entre les deux femmes allait se réitérer. À ma plus grande joie, j'apprends justement via une bande-annonce que la réalisatrice a décidé de renouveler l'expérience en donnant une seconde fois le rôle principal de son nouveau film à la jeune actrice. 

J'étais d'autant plus impatiente de découvrir ce projet les réunissant en sachant que Vincent Macaigne, Jonathan Cohen, Benoît Poelvoorde, Pablo Pauly et compagnie donneraient la réplique (et plus si affinités) à la jolie Lou.

Bien tristement, le casting aussi engageant qu'il puisse l'être n'a pas réussi à me faire totalement adhérer à cette revisite de la célèbre histoire de Blanche Neige.

À mon humble avis, Anne Fontaine a peut-être voulu aborder trop de thèmes divers dans son film et s'est un peu emmêlée les pinceaux. En résulte une oeuvre qui manque d'uniformité et souffre de quelques maladresses. 

D'autre part, j'ai détesté la photographie d'Yves Angelo que j'ai trouvé d'une laideur absolue (j'ai eu l'impression qu'on avait mis de la vaseline sur l'objectif pendant tout le film) toutefois cela reste une question de goût et je ne prétends pas avoir raison. 

Pour finir avec une note un peu plus positive, je dirais que la relecture du conte des frères Grimm par Anna Fontaine n'est pas sans intérêt puisqu'elle tente de nous montrer une femme d'aujourd'hui, libérée, curieuse et à l'aise avec ses désirs. Même si cet aspect sensuel n'est pas exploité à son mieux et manque de finesse et d'ingéniosité, on saluera la prise de risque. 

14/05/19 : Les crevettes pailletées de Cédric Le Gallo et Maxime Govare.

De basse je ne devais pas allée voir ce film mais comme j'étais en retard pour l'autre (Gloria Bell de Sebastián Lelio dont je vous parlerai prochainement) j'ai décidé de me rabattre sur cette comédie française.

Je ne sais pas si c'est suite aux deux films précédents que j'avais vu dans la journée (Un tramway à Jérusalem et Blanche comme neige) mais Les crevettes pailletées m'a réjouie plus que je pouvais l'imaginer. 

Quand je suis sortie de la salle j'étais tout simplement apaisée, joyeuse et j'avais retrouvée ma forme que j'avais un peu perdue en cours d'après-midi.

La trame est simple et pourtant cette comédie fonctionne. Les crevettes pailletées donne le sourire, pétille et surtout c'est un film profondément drôle et qui ne craint pas les lieux communs.

Les punchlines font mouche, les musiques sont entrainantes et donnent la pêche, les intentions sont sincères et ça donne un tout vraiment agréable à regarder.

Ce n'est sûrement pas un film qui restera dans l'histoire du cinéma français, toutefois il rappelle comment une comédie sans prétention peut donner du plaisir (c'était un mardi soir quand je suis allée le voir et la salle, qui était étonnamment pleine pour ce jour de la semaine, était hilare du début à la fin).

C'est un peu forcé et caricatural, pas forcément toujours bien joué ou mis en scène cependant c'est rafraichissant et ça transpire la joie de vivre, le plaisir d'être ensemble et de partager des moments.

On ne rie pas d'eux, on rit avec eux et on est émus jusqu'aux larmes aussi (le générique nous montre des photos de la véritable équipe de waterpolo et c'est assez émouvant de les découvrir). Bref, c'est un joli film qui fait du bien!  


Voici donc pour ce premier article à propos des films que j'ai vu au mois de mai. J'espère comme d'habitude que mon avis vous a intéressé et donné envie de découvrir à votre tour un ou plusieurs des films dont j'ai parlé.

Sur ces mots, je vous laisse et vais me préparer un thé. Je vous embrasse et vous retrouve bientôt!

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Sex Education de Laurie Nunn.

Nationalité : Britannico-américaine.
Genre : Comédie et drame.
Format : 50 min.
Saison(s) : 2 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 8.
Date 1er épisode : 11 janvier 2019.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Maeve, jeune fille rebelle, seule et sans parents décide de créer un cabinet de sexologie dans son lycée avec l'aide d'un camarade de classe, Otis, fils de sexologue. Celui-ci aide alors des personnes à gérer leurs relations, alors qu'il est lui-même vierge.

Mon avis :
J'avais hâte de vous parler de cette série parce que c'est sûrement l'une des plus réjouissantes que j'ai vu cette année 2019. 

Je me souviens encore de la campagne de publicité pour la série qui passait au cinéma qui m'agaçait au plus au point parce qu'inutilement provocatrice. Il faut dire que vendre du sexe ça attire toujours plus de monde et c'est pour cela que Neflix a misé là-dessus.

Sauf que cette campagne en question vend une image lointaine de l'univers de la série qui est, plus qu'une énième série d'adolescents (on pense à Skins, Gossip Girl etc...), Sex Education est, comme son titre l'indique, éducationnel mais attention, ce n'est pas pénible ou moralisateur, bien au contraire! 

Toute la force de ce bijou netflixien repose dans sa manière de parler du sujet au combien tabou qu'est le sexe. L'idée est tout bête : aborder une ribambelle de problématiques autour de la sexualité chez les femmes comme chez les hommes. Si Sex Education se consacre particulièrement aux adolescents, elle évoque aussi la complexité des relations chez les adultes (les parents des lycéens en l'occurence).

Plutôt que rendre tout glamour, comme on a l'habitude de le voir, cette série prend le contrepied et nous montre les maladresses, les échecs, les découvertes, les premières fois avec une vraisemblance rafraichissante qui fait un bien fou. Parce que oui, la vraie vie ce n'est pas le cinéma. Il y a donc des aléas certes pas valorisants néanmoins inévitables. 

Ainsi, Sex Education parle de l'exploration, la conquête de son corps, ce corps qui évolue, en mutation constante, ça parle d'homosexualité, du regard des autres, d'avortement, de pression parentale, de responsabilités. Tout cela sous divers points de vue qui nous permettent de nous identifier, nous projeter et avoir de l'empathie pour les protagonistes.

Et justement, afin de porter ce joli projet et incarner les personnages de la série, il y a ce casting épatant d'acteurs plus ou moins connus. Asa Butterfield (qu'on avait vu dans Hugo Cabret de Martin Scorsese ou encore plus récemment chez Tim Burton dans Miss Peregrine) interprète le rôle d'Otis, le personnage principal, avec une justesse et une douceur sans nom. Impossible de ne pas s'attacher à lui dès les premières minutes et il en est de même pour Ncuti Gatwa, alors inconnu au bataillon, qui joue Eric, le meilleur ami gay d'Otis, véritable révélation à la fois comique et dramatique, nous tirant du rire aux larmes à plusieurs reprises. Sans oublier Emma Mackey, qui apporte une vraie profondeur à son rôle de rebelle et Gillian Anderson en maman décomplexée, croqueuse d'hommes.

Les propos sont pertinents, l'humour est présent, la direction artistique est travaillée (j'ai adoré les décors) et les émotions sont là! 

Pour ma part, j'ai engloutie la série en deux fois (5 épisodes d'un coup et puis les 3 derniers ensuite) et il me tarde de découvrir la suite et retrouver tous ces personnages auxquels je me suis attachée.

The Good Place de Michael Schur.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie, fantastique.
Format : 25 min.
Saison(s) : 4 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 37.
Date 1er épisode : 19 septembre 2016.
Distributeur : NBC.

De quoi ça parle? 
À sa mort, Eleanor Shellstrop (Kristen Bell) se retrouve au Bon Endroit (en anglais : The Good Place), là où seules les personnes exceptionnelles aux âmes pures arrivent, les autres étant envoyées au Mauvais Endroit. Chaque nouvel arrivant est logé dans une maison idéale, aménagée selon ses goûts, puis fait connaissance avec son âme sœur. Problème, Eleanor n'est pas vraiment une bonne personne et découvre qu'elle a été envoyée au Bon Endroit par erreur. Et peu après son arrivée, des choses étranges se produisent...

Mon avis :
J'étais à la recherche d'une comédie à regarder pendant mes repas et je me suis enfin décidée à regarder cette série qui me faisait de l'oeil depuis un moment déjà à chaque fois que j'allais sur Netflix.

Grande fan de Ted Danson que j'avais découvert dans Bored to death de Jonathan Ames (une autre série, à mourir de rire, que je vous recommande), j'étais particulièrement heureuse de le retrouver à l'écran, cette fois-ci dans un rôle qui semblait sans grande originalité et qui se révèle être tout à fait surprenant. D'autant plus que le duo qu'il forme avec Kirsten Bell fonctionne à merveille!

Vis-à-vis de la série en elle-même je dirais tout d'abord qu'elle est incroyablement bien ficelée. En effet, au premier épisode je me suis dit naïvement "comment cette histoire va pouvoir se développer sur plus d'une saison?". Et bien j'avais tort de douter du génie des scénaristes puisque je me suis laissée surprendre maintes et maintes fois par The Good Place.

Alors on ne va pas se mentir, cette série n'a rien de révolutionnaire mais ça reste très agréable à regarder et les acteurs sont bons et appréciables. 

Enfin, le format (25min) est idéal et permet d'enchainer ou non les épisodes. The Good Place est sans prise de tête, efficace, parfaite pour se détendre. 

Grace & Frankie de Howard J. Morris et Marta Kauffman.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie et drame.
Format : 30 min.
Saison(s) : 5 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 65.
Date 1er épisode : 8 mai 2015.
Distributeur : Netflix.

De quoi ça parle? 
Grace et Frankie sont deux femmes que tout oppose. Seulement leurs maris, avocats dans le même cabinet, annoncent qu'ils s'aiment et prévoient de se marier. Les deux femmes de 70 ans, commencent donc à vivre ensemble, ce qui crée une multitude d'histoires farfelues, et qui finit par unir Grace, une femme d'affaires à Frankie une hippie.

Mon avis :
Après avoir terminé The Good Place, ma soif de comédie à regarder en mangeant nécessitait assouvissement. Mon choix s'est donc porté sur Grace & Frankie, série qui de base ne m'attirait pas le moins du monde mais qui m'avait été fortement recommandée.

Je vous avoue que la première saison ne m'a pas convaincue plus que ça toutefois, avec Netflix, la lecture est automatique et donc les épisodes se poursuivent facilement sans qu'on se rende compte du nombre visionné. J'ai donc commencé la saison 2 sans y faire attention et petit à petit, j'ai vraiment pris goût à cette série et j'ai compris l'engouement de mes amis et leur recommandation enthousiaste. 

Il faut donc être patient(e) et ne pas avoir de préjugés. Comme avec la vie, l'éclosion demande du temps. Cette série se basant sur une amitié, il était donc nécéssaire de poser les faits pour ensuite faire évoluer la relation et tous les enjeux qu'elle comporte. 

Puisque tout tourne autour des deux femmes, Grace et Frankie, qui donnent leur titre à la série, il fallait nous les présenter afin qu'on les identifie, qu'on les comprennent et qu'elles nous deviennent familières, attachantes. C'est le cas et c'est presque entièrement dû au fait que le couple Jane Fonda et Lily Tomlin est génialissime! 

Leur complicité (qui est réelle dans la vie) transpire de leurs conversations et c'est un pur régal pour le spectateur. Le plus intéressant dans cette série c'est précisément de pouvoir assister à la naissance puis à l'évolution incroyable de leur relation amicale, relation fusionnelle qu'on leur jalouse souvent, qu'on préférerait fuir parfois. 

De nouveau, rien de vraiment avant-gardiste ou de novateur, si ce n'est d'avoir eu l'audace de consacrer une série à deux femmes retraitées interprétées par des actrices de 80 ans et de réussir à intéresser des jeunes de 20.

American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace de Scott Alexander et Larry Karaszewski.

Nationalité : Américaine.
Genre : Drame, biopic.
Format : 50 min.
Saison(s) :  (production en cours).
Nombre d'épisodes : 9.
Date 1er épisode : 17 janvier 2018.
Distributeur : FX.

De quoi ça parle? 
En 1997, le célèbre couturier italien Gianni Versace est assassiné à Miami, devant son domicile, par le tueur en série Andrew Cunanan. Alors que le monde people est en deuil, une des plus célèbres chasses à l'homme de tous les temps s'apprête à voir le jour.

Mon avis :
The Assassination of Gianni Versace est la deuxième saison de la série American Crime Story. Cependant, la première saison n'a pas de lien avec cette seconde, il n'est donc pas obligatoire de la voir avant et c'est d'ailleurs mon cas. 

Versace, Darren Criss, Penelope Cruz : il ne m'en fallait pas davantage pour me pousser à découvrir cette série. Et avec Ryan Murphy en producteur (et réalisateur du premier épisode) j'avais peu de doutes quant à sa réussite. 

Affaire mythique, le meurtre du célèbre couturier est le dernier assassinat commis par Andrew Cunanan avant son suicide. Cette série retrace le parcours de ce jeune homme et explore le pourquoi et le comment il en est arrivé à devenir un serial killer.

Ce qui est passionnant avec The Assassination of Gianni Versace c'est le montage, l'ordre dans lequel nous sont donnés les évènements. En effet, rien n'est linéaire et on ne cesse de faire des sauts en arrière qui nous laissent comme des indices pour démêler le récit. Cette construction en puzzle est selon moi ce qui fait que cette série est intéressante et palpitante. 

Évidemment il y a les acteurs et il y a surtout cette prestation captivante donnée par Darren Criss qui n'a pas volé son Golden Globe. Réussir à nous faire avoir de la peine pour le personnage de meurtrier qu'il joue n'était pas une mince affaire et pourtant il y parvient haut les mains. À certains moments, on éprouve de la peine pour lui et on l'excuserait presque ses actes (j'ai bien dit presque) et à d'autres, on a envie de l'égorger tellement il est antipathique, narcissique et mythomane.

Cette histoire est aussi l'occasion de parler d'homosexualité, sujet cher à Ryan Murphy, et de montrer la violence et l'intolérance à laquelle les gays ont fait face (et continuent toujours d'être victimes). 

En conclusion : j'ai beaucoup aimé et je conseille vivement!

Plan coeur de Julien Teisseire, Chris Lang et Noémie Saglio.

Nationalité : Française.
Genre : Comédie.
Format : 25 min.
Saison(s) : 1 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 8.
Date 1er épisode : 7 décembre 2018.
Distributeur : Netflix.

De quoi ça parle? 
Deux ans après sa rupture avec Max, Elsa déprime et n'arrive pas à aller de l'avant. Charlotte et Émilie, ses deux meilleures amies depuis toujours, décident alors d'engager un gigolo, Jules, afin qu'elle puisse oublier son ex, sans qu'elle le sache…


Mon avis :
Après The Good Place et Grace & Frankie, j'ai décidé que la prochaine comédie que je regarderais serait Plan coeur.

Je ne vais pas vous mentir je n'étais pas franchement excitée de découvrir cette série française et j'y allais un peu à reculons. Toutefois, je me suis dis que ça pourrait peut-être me surprendre comme l'avait fait Dix pour cent. Cela n'a malheureusement pas été le cas et j'avoue que je m'en doutais fortement. 

Alors oui ça se regarde sans trop broncher mais on n'évite pas les clichés et le manque d'originalité et c'est dommage parce que le scénario de départ n'était pas inintéressant. 

La mise en scène est d'un ennui total, les acteurs ne sont pas vraiment transcendants, les musiques pas terribles, les dialogues pas très recherchés... Sans parler de cette fin de saison 1, attendue et ordinaire. 

Bref vous l'aurez compris, je n'ai pas été charmée par Plan coeur et j'ai peu de commentaires à faire dessus.


J'espère que ce cinquième article sur les séries vous a plu et intéressé. Je vous souhaite à tous une bonne fin de week end et vous embrasse!

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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je vous parle des films que j'ai vu la dernière semaine d'avril. 

Au programme : 1 film franco-colombien-brésilien, 3 films américains, 1 film britanno-américain, 1 film allemand. 

23/04/19 : Los silencios de Beatriz Seigner.

C'était la première fois que je voyais un film à la fois colombien et brésilien. La raison de cette co-production c'est tout simplement l'histoire. En effet, il faut savoir que, depuis 2006, l'immigration colombienne est l'une des plus importantes au Brésil. 

Aussi, Los silencios a été tourné sur une île à la frontière entre le Brésil, la Colombie et le Pérou baptisée "la isla de la fantasia". Sa particularité c'est qu'elle est envahie par les eaux quatre mois par an et qu'elle refait surface comme par magie le reste du temps. D'autre part, ses habitants sont persuadés de la présence de fantômes et affirment entretenir avec eux des conversations. Connaissant ces informations, on imagine bien pourquoi la jeune réalisatrice a été attirée par cette île en particulier.

Si je me suis un peu perdue entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas (c'est le but du film) et que je me suis parfois égarée dans des pensées lointaines, j'ai été envoûtée par l'ambiance si singulière de cette oeuvre. 

Le rythme est hypnotisant, comme hors du temps, la mélodie de la langue caresse les oreilles, la photographie est pleine de magnificence.

Je vous préviens tout de suite : ce n'est pas gai et ça vous laisse silencieux un moment (cf. le titre). J'étais d'ailleurs à côté de deux filles dans la salle dont une qui était totalement bouleversée à la fin du film. J'imagine qu'elle s'est identifiée et qu'elle s'est laissée totalement submergée par ses émotions. C'était frappant d'y assister et je n'osais pas bouger...

25/04/19 : 90's de Jonah Hill

J'attendais ce film avec impatience et avec grand plaisir, je n'ai pas été déçue. 

Pourtant loin d'être une fan de skateboard (la seule fois où j'ai essayé de monter sur un skate, je suis tombée alors je n'ai jamais réitéré l'expérience), je suis totalement entrée dans cet univers. D'autant plus que le film est assez court (1h24 seulement), difficile de s'ennuyer. 

Le gros point fort de 90's c'est ce casting fabuleux. Jonah Hill a décidé de faire appel à des acteurs débutants pour incarner ses personnages. Ainsi, seul l'acteur principal (Sunny Suljic) avait déjà eu une expérience au cinema. Le point commun de la bande c'est qu'ils sont tous des professionnels du skate et en font depuis leur plus jeune âge.

Tout comme le sport qu'ils pratiquent, le film est fluide avec un côté brut, net et se regarde sans efforts particuliers de concentration. 

Amitié, adolescence, indépendance, relations familiales, construction de soi : voilà de quoi parle le film et c'est fait avec une justesse et une bienveillance appréciable.

Si 90's n'est pas autobiographique il s'inspire du Los Angeles dans lequel l'acteur-réalisateur a grandit. Lui-même ayant fait du skate de manière amatrice, il a voulu parler de cet univers qui lui est cher. 

Après quatre ans d'écriture, le résultat final est assez éloigné du projet initial et c'est en partie grâce à Spike Jonze (réalisateur de Her, Dans la peau de John Malkowich) qui a convaincu Jonah Hill de se concentrer sur les années 90 plutôt que d'avoir recours à des flashbacks. 

Même si cette histoire est intemporelle selon le metteur en scène, il a fait une playlist de la musique de l'époque qu'il a donné à écouter à ses acteurs pour se plonger totalement dans l'esprit de ces années. C'est une idée qu'il a reprise de Martin Scorsese qui avait fait la même chose sur le film Le loup de Wall Street et qui l'avait bien aidé.

Le seul petit bémol de 90's selon moi c'est cette fin pas très recherchée et la musique de générique qui n'est pas vraiment cohérente avec le morceau utilisé juste avant. 

En tout cas, pour un premier film, je suis totalement tombée sous le charme de la signature Jonah Hill et j'espère pour lui qu'il continuera dans cette voie!

27/04/19 : Mothers and Daughters de Paul Duddridge et Nigel Levy (2016).

Avec ma maman nous voulions voir un film "léger", un film de week-end pour nous relaxer. Notre choix s'est porté sur ce film pour son titre mais notamment pour ses actrices. 

Cependant comme cela a été prouvé maintes fois dans le passé, un casting ne fait malheureusement pas un film et là c'est d'une évidence impardonnable...

Je vais donc faire très court pour parler de Mothers and Daughters : c'était affligeant de nullité. 

Le scénario est sans saveur, incohérent, mal écrit. Les acteurs n'ont pas l'air de comprendre ce qu'ils font là et remplissent seulement la fonction de corps récitant un texte sans réelle implication. 

En résumé on s'ennuie autant qu'eux et c'est franchement déprimant.

28/04/19 : Nicholas Nickleby de Douglas McGrath (2002).

Adapté du roman homonyme de Charles Dickens, Nicholas Nickleby est un autre film que j'ai regardé le dernier week-end d'avril avec ma maman. 

Le film n'a rien de transcendant toutefois il est idéal à regarder un dimanche après-midi (comme nous l'avons fait). 

Tel un film britannique qui se respecte, la brochette d'acteurs est absolument épatante. On retrouve ainsi un Jamie Bell qui a étonnamment bien grandit depuis Billy Elliot de Stephen Daldry (il ne s'est passé que deux ans entre les deux films) et un jeune Charlie Hunnam qu'on a presque du mal à reconnaître sans sa barbe et son corps de dieu grec dans son premier rôle principal au cinéma. Sans oublier Anne Hathaway, Romola Garai (que j'aime beaucoup et qu'on ne voit pas assez), Christopher Plummer, Jim Broadbent, Alan Cumming ou encore Timothy Spall. 

Si l'envie vous prend de voir de la campagne verdoyante typique d'Angleterre et que vous aimez les adaptations de classiques de la littérature britannique, c'est un film qui saura satisfaire vos attentes. 

Ne nous cachons rien cependant, ce n'est pas non plus indispensable à découvrir. À vous de choisir...

30/04/19 : Le vent de la liberté de Michael "Bully" Herbig.

Je ne sais pourquoi, ce film est resté très peu de temps en salles. J'ai donc failli le rater au cinéma et j'en aurais été très déçue!

Le vent de la liberté relate l'incroyable histoire d'un groupe de personnes : les familles Strelzyk et Wetzel qui se sont enfuient d’Allemagne de l’Est pour l’Ouest dans une montgolfière artisanale le 16 septembre 1979. 

Cette évasion est tellement invraisemblable et fascinante que Disney avait déjà sorti en 1982 La nuit de l'évasion réalisé par Delbert Mann avec John Hurt basé sur cette même histoire vraie (film dont je ne connaissais pas l'existence avant d'écrire cet article et que j'aimerais d'ailleurs bien découvrir maintenant). 

Il s'avère que les droits d’adaptation cinématographique avaient été vendus en exclusivité et à vie à Disney et après s'être battu plus de deux ans pour négocier, c'est grâce à l'intervention de Roland Emmerich (réalisateur d'Independance Day, Godzilla, 2012 etc...) que le film a pu se faire. 

Afin d'être le plus proche de la réalité, le réalisateur s'est documenté auprès des deux familles (qui aujourd'hui ne se parlent plus pour une raison que le metteur en scène ignore). Il a notamment pu consulté avec son équipe plus de 2000 pages de dossier de la Stasi conservées par la Commission Gauck.

En avril dernier, j'avais vu et adoré La révolution silencieuse de Lars Kraume, un film allemand qui se déroule à la même période que Le vent de la liberté. Dans l'article que j'avais écrit il y a un an, je disais déjà que j'étais fascinée par ces années de guerre froide et par tous les évènements de l'histoire européenne du XXème siècle en général. La reconstitution historique est d'ailleurs maitrisée et l'ambiance oppressante de l'époque bien retranscrite.

Une fois de plus, je suis totalement rentrée dans le récit et j'étais aussi angoissée que les personnages (peut-être pas autant puisque je ne risquais ni ma vie, ni d'aller en prison mais vous voyez ce que je veux dire). Le suspens est maintenu du début à la fin et c'est plutôt exaltant! 

Le casting est parfait et j'ai eu beaucoup d'empathie pour tous les acteurs (ce qui est assez rare pour le remarquer). Cela m'a fait sourire notamment de voir que parmi eux il y avait David Kross que j'avais vu dans La révolution silencieuse mais notamment dans The Reader de Stephen Daldry (encore lui) en 2008 aux côtés de Kate Winslet - film que je vous recommande fortement en passant -.

Bref, si vous avez envie de voir un film haletant et vous instruire en même temps, Le vent de la liberté est le bon choix.

30/04/19 : Avengers : Endgame d'Anthony et Joe Russo.

S'il y a bien un film que le public attendait cette année, je crois bien que c'était celui-là. Preuve en est que lorsque j'y suis allée (6 jours après sa sortie), il y avait encore une foule pas possible et je n'avais encore jamais vu une queue aussi longue devant une salle. Qui aurait cru qu'un film aussi long (3h) puisse ramener autant de monde au cinéma? 

Les avis diffèrent sur cet ultime film qui clôt une saga de 10 ans et c'est tout à fait compréhensible. Personnellement, n'ayant jamais été plus fan que ça des films de super-héros en général, j'y allais sans attentes particulières et j'avoue que cela m'était un peu égal de savoir si j'allais aimer ou détester. Pour moi il s'agit de divertissement et dans ce cas-là je ne fais pas forcément attention à tous les détails, je me contente d'être une spectatrice, je l'avoue, un peu passive. 

Mon avis est donc le suivant : le film n'est pas mauvais mais j'ai trouvé qu'il manquait parfois de cohérence et surtout de constance. Ce que je veux dire par là c'est que sur les trois heures, on ressent vraiment des moments de mou et le soucis c'est que l'ensemble penche plutôt vers la mollesse que l'énergie, l'action trépidante. 

Alors oui il y a des idées qui nous font sourire comme ce Thor devenu une sorte de gros hippie buveur de bière avec un bide énorme. Toutefois sur trois heures c'est le plus interminable des gags...

Ce qui est surprenant notamment c'est l'importance donnée à certains rôles qui, dans les films précédents, faisaient presque figures d'ameublement (Hawkeye, War Machine et Ant-Man). En effet, alors que tout le monde s'attendait à ce que Captain Marvel soit la solution à tout ce qui s'était passé avant, sa présence est quasiment superfétatoire (son excuse étant qu'il y a d'autres planètes que la Terre qui ont besoin d'elle, pardonne-nous). Ne parlons pas non plus de Thanos qui a perdu tout de son côté menaçant tant sa part dans la narration est amoindrie. 

Aussi, la bataille finale semble un peu évasive et fugace à mon goût et le dénouement ne m'a personnellement pas surprise et donc pas vraiment émue...

Bon sinon, j'ai aimé les auto-références et j'ai ri à certains moments (j'ai adoré la blague du "cul de l'Amérique" soit le postérieur de Captain American soit les fesses de Chris Evans, qui, ne nous mentons point est bien rebondi et pas désagréable à regarder). 

Sur ces mots je termine cet article. J'espère, comme toujours, que mon avis vous a intéressé et que vous serez tentés, à votre tour, de voir certains des films dont je parle.

Je vous embrasse et vous souhaite à tous une belle soirée! Je vais, pour ma part, aller préparer un poulet rôti accompagné de pommes de terre au four qu'il me tarde de déguster depuis des jours. 

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 ♫ Now listening to : 


Bonjour, bonsoir à tous j'espère que vous allez bien! En ce 20 mai nuageux et pluvieux, ce sont des photos prises à Notre-Dame de Paris au mois dernier que je partage avec vous. 
















Pigeon mannequin







Comme je vous le disais dans mon article mode précédent (publié il y a une semaine tout juste), mon amie Clothilde et moi voulions absolument capturer les cerisiers de Paris tant qu'ils étaient en fleurs.

Si nous avons essayé de trouver des endroits un peu plus originaux que ceux connus par tous, je doute qu'il y ait meilleur endroit qu'à côté de Notre Dame pour prendre des photos des jolies fleurs roses. Évidemment nous n'étions pas les seules à avoir cette idée ce jour-là et nous avons donc attendu plus d'une demie-heure avant de pouvoir faire les photos (juste avant nous il y avait une blogueuse russe avec sa photographe qui l'a mitraillait avec différents appareils photo et téléphone). 

Pour être tout à fait raccord avec la couleur des arbres et de la cathédrale j'ai décidé de porter une robe fleurie trouvée chez Kiloshop l'année dernière (sûrement une de mes robes préférées) que je ne vous avais encore jamais montrée sur le blog et mon nouveau manteau fin en daim déniché lui aussi en friperie. 

Pour ce qui est des accessoires, j'ai opté pour des boucles d'oreille de "princesse" tout en fausses pierres précieuses haha, un superbe chapeau en paille acheté sur Asos l'an passé et un sac en paille notamment venant de chez Zara. 

La tenue aurait été sûrement encore plus jolie avec des chaussures à talons mais j'avoue que je n'avais pas du tout envie d'avoir mal aux pieds ce jour-là (j'avais mes règles et donc un sacré mal au ventre et aux reins...).

Bref, vous savez tout! Après avoir pris les photos, nous sommes passées devant le restaurant "Au vieux Paris" très célèbre sur Instagram pour la glycine qui recouvre sa façade. 

J'espère que ces photos vous ont plu et auront (peut-être) égayer votre journée. Je vous retrouve mercredi avec un nouvel article cinéma. En attendant je vais aller jouer un peu de piano. Doux baisers à vous!
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Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Ça y est cela fait déjà plus d'un mois que je vous parle de séries sur le blog et d'après les statistiques de mon précédent article publié la semaine dernière, cela vous plait! 

Aujourd'hui je partage donc avec vous le quatrième article de la catégorie Séries

Mindhunter de Joe Penhall.

Nationalité : Américaine.
Genre : Thriller, policier, drame.
Format : 50 min.
Saison(s) : 1 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 13 octobre 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
En 1977, à l'aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont s'entretenir avec plusieurs tueurs en série. Ensemble, et avec l'aide de la psychologue Wendy Carr, ils vont tenter de cerner la personnalité de nombreux meurtriers afin d'acquérir les connaissances nécessaires à la résolution d'affaires criminelles.

Ce qui m'a attiré : 
1. Le sujet.
2. Jonathan Groff.
3. On me l'avait recommandée.

Mon avis :
Premièrement j'aimerais parler du concept de la série, de son fond et de sa forme. Contrairement à d'autres séries du genre (c'est-à-dire le thriller), ce ne sont pas des révélations dingues ou des cliffhangers en fin d'épisode qui donnent envie de continuer à regarder. 

Personnellement ce qui m'a intéressée ce sont les découvertes, les recherches, l'avancement des différentes enquêtes et surtout la motivation des personnages principaux que j'ai aimé suivre.

Et si la série est aussi bien c'est justement grâce à son casting selon moi. Le duo Jonathan Groff / Holt McCallany fonctionne à merveille et nous conquit assez rapidement. Sinon, LA révélation de cette série c'est l'acteur Cameron Britton qui interprète le rôle d'Edmund Kumper, célèbre tueur en série américain accusé de dix meurtres dont celui de sa propre mère.

Mindhunter retrace les débuts du profilage : on apprend les débuts difficiles, l'invention du terme "serial killer", le métier de profiler et c'est absolument fascinant (d'autant plus quand on saisit que cela ne remonte qu'aux années 70, donc il y a moins de 50 ans).

Quand à la mise-en-scène et la direction artistique, on retrouve l'univers très froid propre à David Fincher (qui a réalisé les deux premiers et les deux derniers épisodes de la série). Loin du mouvement peace and love aux couleurs de l'arc-en-ciel et à l'avalanche de fleurs, on est donc baignés dans des tons ternes et l'ambiance générale est plutôt austère.

C'est une série qui se base davantage sur la psychologie que l'action. Le rythme est donc contenu, ce qui nous amène à de nombreuses réflexions et interrogations absorbantes.

Si vous avez aimé Le silence des agneaux de Jonathan Demme, True Detective de Nic Pizzolatto ou encore Zodiac de David Fincher, vous serez conquis!

Atypical de Robia Rashid.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie et drame.
Format : 30 min.
Saison(s) : 2 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 18.
Date 1er épisode : 11 août 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Sam Gardner est un ado autiste qui se met en tête de se trouver une petite amie. Cette soudaine soif d’indépendance crée dans toute sa famille une remise en question aussi radicale qu'inattendue.

Ce qui m'a attiré : 
1. Keir Gilchrist que je connaissais de la série United States of Tara de Diablo Cody (que j'adore et que je vous recommande).
2. L'autisme traité non pas dramatiquement mais sous la forme d'une comédie.

Mon avis :
J'ai tout de suite été enchantée par cette série sans prétention. Tous les acteurs sont attachants (les adolescents surtout et plus en particulier Casey, la soeur du personnage principal, interprétée par la charmante Brigette Lundy-Paine).

Je ne connais pas de personne autiste dans mon entourage et j'imagine bien que cette série embellie la réalité mais j'ai trouvé cela bien écrit et la balance entre comédie et sérieux est bien maitrisée.

Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est de pouvoir avoir un aperçu du point de vue de tous les membres de la famille. Même si le héros est Sam, on suit aussi les états d'âme par lesquels passent sa mère, son père et sa soeur. 

Le format court (30min) est très approprié et on se surprend à enchainer les épisodes sans s'arrêter.

C'est divertissant et cela aborde à la fois des thèmes très intéressants comme le regard des autres, la différence et l'envie d'indépendance.

Si le sujet de l'autisme et les séries "familiales" vous intéressent, je vous conseille notamment Parenthood de Jason Katims, qui est d'une finesse incroyable.

Maniac de Patrick Somerville et Cary Joji Fukunaga.

Nationalité :
Genre : Science-fiction, mini-série.
Format : 40 min.
Saison(s) : 1 (terminée).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 21 septembre 2018.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Deux jeunes adultes s'inscrivent pour un programme pharmaceutique de trois jours mais les tests comportent des risques psychologiques.

Ce qui m'a attiré : 
1. Les acteurs (Emma Stone et Jonah Hill).
2. Il y avait des affiches partout dans les rues et forcément ça a titillé mon intérêt.

Mon avis :
C'est une des séries les plus étranges que j'ai vu de ma vie, si ce n'est LA plus étrange. 

Au premier abord, c'est une série qui comme Sense 8 (dont je vous parlais dans mon premier article sur les séries) demande de la persévérance et de la patience tant elle n'est pas simple à décrypter. 

Pour tout vous dire, j'ai commencé à regarder cette série avec ma mère il y a un moment déjà et elle n'a pas voulu continuer, n'accrochant ni à l'esprit ni à l'histoire. J'ai donc continué seule et j'ai fini tous les épisodes d'une traite (les six derniers pour être précise). 

S'intéressant à l'inconscient, Maniac est une série qui aborde de nombreux sujets pas franchement joyeux comme la schizophrénie, la dépression, le décès et l'abandon. 

C'est par le biais d'une plongée dans l'esprit des deux personnages principaux que tout se joue. En effet, la plupart du temps c'est dans leurs pensées, leurs rêves mêlés à leurs souvenirs qu'on assiste. Par conséquent, rien n'a vraiment de sens et il n'y a pas forcément de signification concrète à ce qu'on voit. 

De l'heroic fantasy, en passant par le thriller ou encore la comédie et la science-fiction, Maniac joue avec les genres créant ainsi des passages plus ou moins intéressants et surprenants. 

Cette liberté de ton donne notamment lieu à des performances d'acteurs inoubliables et plutôt loufoques (je pense en particulier à Jonah Hill affublé d'une perruque blonde et prenant un accent nordique ou encore avec des dreadlocks et recouvert de tatouages). 

Si vous avez aimé Inception de Christopher Nolan ou encore à 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, je pense que cette série vous plaira. 

Désenchantée de Matt Groening.

Nationalité : Américaine.
Genre : Fantastique, comédie, animation.
Format : 30 min.
Saison(s) : 2 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 17 août 2018.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Bean est une jeune princesse alcoolique qui vit dans un royaume fantastique du nom de Dreamland. Juste avant la cérémonie de son mariage forcé avec un prince d'un pays voisin, Bean trouve un paquet contenant son démon personnel, qui l’incite à boire. Elle se présente ainsi soûle à la cérémonie, causant un accident au prince.
Entre-temps chez les elfes, Elfo décide de quitter son village et se rend sans le savoir à la cérémonie du mariage de Bean et, au plus grand bonheur de celle-ci, va le faire tourner à la course-poursuite.

Ce qui m'a attiré : 
1. Que ce soit une création de Matt Groening.
2. On m'en avait parlé et ça m'intriguait.

Mon avis :
Les deux séries d'animation que j'avais vu précédemment étaient Rick et Morty et BoJack Horseman, j'étais donc en quête d'une remplaçante et mon choix s'est porté sur Désenchantée

Connaissant déjà l'univers du créateur grâce à ses deux autres séries à succès (Les Simpson et Futurama), j'avais hâte de découvrir son nouveau bébé. 

Je ne vais pas vous mentir et vous avoue que je m'attendais à une série beaucoup plus drôle et j'ai été malheureusement plutôt déçue par l'ensemble...

Les personnages ne m'ont pas totalement conquise non plus. Celui qui se détache le plus selon moi est le démon que j'ai aimé pour son sarcasme et son humour noir. 

Les thèmes abordés dans la série comme l'indépendance et j'imagine le féminisme ne sont pas assez développés à mon goût et s'avèrent presque anecdotiques. 

Désenchantée n'est donc malheureusement pas une véritable réussite à mon humble avis et je ne sais pas si je regarderai la saison 2...

Girlboss de Kay Cannon.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie, biopic.
Format : 30min.
Saison(s) : 1 (arrêtée).
Nombres d'épisodes : 13.
Date 1er épisode : 21 avril 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle?
Adapté du roman de Sophia Amoruso du même nom, lui même basé sur sa propre vie, Girlboss raconte l'histoire de Sophia Marlowe est une jeune adulte rebelle et fauchée. Très peu responsable, la jeune femme passe son temps à chercher des vêtements vintage et se fait régulièrement virer de ses boulots. Un soir, sur un coup de tête, elle décide de vendre l'une de ses vestes vintage sur eBay. La vente est un succès et Sophia décide de se lancer dans la personnalisation de vêtements trouvés en friperies à vendre sur le site sous le nom de Nasty Gal.

Ce qui m'a attiré : 
Le sujet forcément (la mode, la mode, la mode).

Mon avis :
Si j'ai eu un peu de mal avec l'actrice principale (Britt Robertson) qui m'a tout de suite été très antipathique, j'ai réussi à passer outre et apprécier cette série comme il se devait.

De prime abord, colérique, impulsive et malpolie, c'est au fur et à mesure que l'histoire avance qu'on se prend d'affection pour Sophia et c'est avec le temps qu'on comprend que sa rage ne vient pas de nul part, qu'elle est "justifiée" et compréhensible. Tous ses défauts deviennent alors sa force et vont nous permettre de s'attacher à elle, s'identifier à sa situation, à ce qu'elle vit. 

Aussi, les personnes qui tournent autour d'elle sont plutôt sympathiques (à part son petit ami qui, personnellement, m'a horripilé au plus haut point). Ma préférence se porte sur sa meilleure amie Annie (Ellie Reed), toujours présente, tolérante et directe. Petit bonus notamment pour tous les fans de RuPaul qui fait quelques apparitions dans le rôle du "voisin conseiller".  

D'autre part, les nostalgiques apprécieront la plongée dans les années 2000 avec une bande-son pimpante et l'utilisation d'anciennes plateformes telles Myspace et d'autres sites dont plus personne ne parlent aujourd'hui.

Girlboss ne rejoindra sûrement pas mon top personnel et ne restera pas non plus dans les annales mais cela reste tout de même une série bien écrite se regardant sans difficulté. 



Voici donc pour ce quatrième article concernant les séries. J'espère que cette sélection vous a plu et vous retrouve la semaine prochaine pour la suite.

En attendant je vous invite à lire ou relire les trois posts précédents : 
Article 1 (Dix pour centRick et MortyThe Get DownGlow et Sense 8)
Article 2 (BoJack HorsemanGilmore GirlsThe end of the fucking worldPeaky BlindersThe Crown)
Article 3 (LovesickLoveCaptiveStranger ThingsL'amie prodigieuse).

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne soirée!

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