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Comment convaincre les collaborateurs réticents au changement dans votre service CAO 

Vous voulez apporter des améliorations, mais ce dessinateur borné dit « Non ». Trouvez un champion, utilisez-le pour prouver que le changement est positif, puis lancez un ultimatum à votre collaborateur réticent. Ne laissez pas votre entreprise souffrir de l’absence de changement.

Les technologies du bâtiment évoluent à un rythme incessant et effréné.  Nombre d’entreprises leaders ont émergé en moins de 10 ans sur des marchés tels que le marché MEP, et on observe que des produits logiciels jadis concurrents deviennent hautement interopérables - et fusionnent même dans de nouvelles solutions améliorées. 

Il est toutefois difficile et coûteux de suivre le rythme de ces changements.

S’adapter aux changements technologiques et de processus aide les entreprises à augmenter la productivité et donc la rentabilité. Selon un rapport du McKinsey Global Institute, Reinventing Construction for a Productivity Revolution, les dépenses de construction représentent 13% du PIB mondial, mais le taux de croissance annuel moyen de la productivité dans ce secteur n’a été que de 1% ces 20 dernières années. Le rapport ajoute qu’une augmentation de la productivité se traduirait par 1,6 trillion de dollars de valeur additionnelle (ce qui permettrait de répondre à la moitié des besoins mondiaux en matière d’infrastructures). Repenser la conception est l’un des sept domaines d’action qui, selon le rapport McKinsey, pourrait booster la productivité du secteur de 50-60%. L’industrie du bâtiment est prête à aller de l’avant, et pour cela nous devons repenser notre approche en matière de conception, de construction et de fonctionnement. 

Si vous avez déjà été contraint de conserver une technologie dépassée à cause d’un collaborateur borné et (trop souvent) proche de la retraite, ceci est pour vous.

Le changement en CAO fait peur

La CAO est un domaine dans lequel les entreprises vont devoir s’adapter, car les technologies de CAO ne cessent d’évoluer. Qui dit changement, dit apprentissage d’une nouvelle plateforme. 

Ces entreprises sont confrontées à un défi commun : comment amener leurs collaborateurs à se tourner vers de nouvelles technologies alors qu’ils utilisent le même logiciel depuis de plusieurs années - parfois même 15 ans. On peut sans peine imaginer qu’un collaborateur utilisant le même logiciel depuis 15 ans puisse être réticent à l’idée de changer de méthode de travail. En tant qu’utilisateur final, je peux me sentir menacé. Les jeunes dans ma profession ont déjà bien plus d’expérience que moi sur ce nouveau logiciel, et si je dois abandonner la seule technologie qui fait de moi un expert, j’aurai le sentiment de perdre mon expertise. 

Qu’est-ce qui fait ma valeur si je n’utilise plus le logiciel auquel je suis habitué ?

Pour instaurer un changement, vous devez comprendre pourquoi vos collaborateurs sont réticents et leur donner l’assurance que ce n’est pas seulement leur expérience du logiciel qui compte. C’est également leur expérience de l’industrie et leur expérience de votre organisation qui ont de la valeur. 

Comment convaincre les collaborateurs réticents au changement sans recourir à l’intimidation

Un collaborateur réticent au changement doit savoir qu’il contribue à la réussite de votre organisation et qu’il peut être beaucoup plus efficace s’il a accès à un meilleur produit. Mais parfois, cette reconnaissance ne suffit pas et il peut camper sur ses positions, persuadé que vous courez tout droit à l’échec. Le moment est alors venu de promouvoir un champion, de reconnaître ceux qui arborent une attitude ouverte et qui sont enthousiasmés par le changement. Mettez à leur disposition tout ce dont ce dont ils ont besoin pour apprendre à utiliser le nouveau logiciel sur le prochain projet, y compris une formation. 

« S’adapter aux technologies est nécessaire dans n’importe quelle industrie. L’industrie mécanique connaît de formidables avancées technologiques qui améliorent l’efficacité des flux de travail en matière d’estimation, de gestion de projet et de dessin et conception en particulier. Nous devons rester à l’affût des nouveautés afin d’augmenter la productivité et la rentabilité des investissements actuels et futurs. Il n’existe pas de feuille de route pour guider les entrepreneurs dans leurs décisions d’investissement. Nous apprenons de nos erreurs et tous les investissements dans les technologies ne génèrent pas des ROI positifs. Si vous voyez quelque chose qui vous semble pertinent, tentez le coup. Certaines des meilleures idées viendront de votre équipe. Récompensez l’innovation. Si vous accomplissez une tâche toujours de la même façon, le résultat sera toujours le même. Tentez de nouvelles choses et collaborez toujours, toujours, toujours avec votre équipe et vos pairs de l’industrie. »
Dustin Allen, Directeur de projet/ Responsable Technologie VDC/ Estimateur chez North Mechanical Inc

Un des meilleurs moyens d’encourager le changement est de définir des indicateurs afin de comparer anciennes et nouvelles méthodes. Établissez une liste des choses qui marchaient et ne marchaient pas avec le logiciel que vous utilisiez auparavant, et donnez des résultats mesurables. Utilisez le nouveau logiciel pendant une certaine période et comparez-le à l’ancien système. Puis présentez vos conclusions aux parties prenantes dans votre entreprise. 

Après quoi, d’autres collaborateurs de votre services réclameront leur licence.
 

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La révolution de la CAO dans la construction

Du crayon au papier, et au BIM 3D, 4D ou même 5D - pas de doute, les choses changent à vitesse grand V dans l’industrie du bâtiment. La CAO révolutionne notre façon de travailler - et ce n’est pas près de s’arrêter. 

L’informatique a offert aux secteurs de la conception et de la fabrication de nombreux avantages en termes de gestion des processus et d’augmentation de l’efficacité et de la productivité. Avec la conception assistée par ordinateur, finis les processus de conception et de correction manuels, longs et fastidieux. 

Tout savoir sur la CAO.

L’arrivée de la conception assistée par ordinateur (CAO) s’est traduite par une augmentation de la productivité partout dans le monde. La CAO est l’utilisation de l’informatique dans la conception d’un produit et englobe toutes les activités d’un processus de conception.  Elle permet de transformer une idée conceptuelle en un produit prêt à fabriquer, avec toutes les spécifications associées. Les ingénieurs utilisent un logiciel de CAO pour augmenter la productivité de la conception, améliorer la qualité de la conception, améliorer la communication via la documentation et créer une base de données pour la production. 

Les différents types de logiciel de CAO 

En matière de CAO, il faut faire la distinction entre trois systèmes :

•    Les systèmes 2D utilisés pour faire des dessins techniques ; 
•    Les systèmes 2½D qui sont une extension de profondeur des machines à commande CNC (fabrication assistée par ordinateur) ;
•    Les systèmes 3D utilisés avec différents types de modèles, tels que les câblages, modèles surfaciques, volumétriques ou solides.

L’étape après les systèmes 3D est le BIM (Building Information Modeling) qui a suscité un grand intérêt ces dernières années. Le concept du BIM n’est cependant pas nouveau et remonte à une trentaine d’années ; l’acronyme BIM quant à lui est utilisé depuis une quinzaine d’années.

Un bref historique du BIM •    1975

Le premier document à décrire un concept désormais connu sous le nom de « BIM » fut un article de Charles M. Eastman consacré à un prototype de travail, Building Description System (système de description de bâtiment), et publié dans l’AIA Journal en 1975. C’était la première fois que des éléments définis de façon interactive étaient utilisés et que des informations concernant par exemple le plan de sol, la façade, la perspective et la section étaient contenues dans la même description d’un élément. Il suffisait d’effectuer une seule fois toutes les modifications, car elles se répercutaient automatiquement dans tous les autres dessins. Le système permettait de générer facilement des données sur les coûts, les quantités et les matériaux. 

•    1986

Le terme « Building Modeling » (modélisation de bâtiment) fut employé pour la première fois dans un article de Robert Aish en 1986. Selon Aish, pour que la CAO soit efficace dans des équipes pluridisciplinaires, les informations devaient être représentées de façon appropriée, par exemple en 3D. Il fit valoir l’idée selon laquelle un système de CAO intégré pouvait être une solution pour faciliter la coordination et la cohérence des informations de conception. 

•    1992

 Il n’y avait qu’un petit pas à franchir du Building Modeling au Building Information Model ou BIM (modélisation des données du bâtiment). Ce terme fut employé pour la première fois dans un article de G.A. van Nederveen et F. Tolman intitulé Automation in Construction et paru en 1992. Dans l’approche présentée par cet article, les modèles de différents participants à un projet de construction constituaient un modèle de référence du bâtiment. 

Le BIM aujourd’hui

Aujourd’hui, le BIM est décrit comme une méthode de travail dans laquelle un modèle des données du bâtiment (BIM) en 3D intègre la collaboration de diverses disciplines de l’industrie du bâtiment.
La norme BIM établie par le Comité de normalisation des Etats-Unis définit le BIM comme suit :

« Le BIM (Building Information Modeling) est une représentation numérique des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’une installation. Il s’agit d’une ressource partagée qui comprend des informations relatives à une installation et qui constitue ainsi une base fiable pour la prise de décisions tout au long de son cycle de vie, c’est-à-dire de sa conception à sa démolition. » 

Un modèle BIM, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est une ressource qui doit être utilisée tout au long du processus de construction : durant les phases de conception, de construction, de gestion et d’exploitation, et jusqu’à la démolition du bâtiment. 

Du BIM 3D au BIM 4D, 5D et 6D

L’adoption du BIM et les normes varient selon les pays, mais le fait que le BIM révolutionne la façon de travailler dans l’industrie du bâtiment est une réalité universelle. Tandis que certaines entreprises font leurs premiers pas dans la conception 3D, d’autres sont déjà en train de passer du BIM 3D au BIM 4D, 5D, voire 6D.

•    Le BIM 4D est une représentation visuelle de la planification en matière de construction. 
•    Le BIM 5D ajoute deux propriétés au BIM 3D : coûts et matériels. Outre les paramètres de conception standard, des détails tels que la géométrie, l’esthétique et les propriétés acoustiques et thermiques sont désormais également intégrées dans un projet. Il est possible d’évaluer l’impact d’une décision sur le coût d’une conception dès le début du projet.
•    Le BIM 6D a trait à la gestion du cycle de vie et offre potentiellement une importante valeur ajoutée pour les gros projets. Le BIM 6D est centré principalement sur le long terme ; les données pour la maintenance et la durabilité seront ajoutées au tout début du projet. 

L’avenir de la CAO : Conception générative

L’utilisation de la CAO s’est fortement développée au fil des ans et a connu une transformation radicale appelée à se poursuivre dans l’avenir. Les aspects les plus importants des futurs logiciels et technologies de CAO seront la praticité et la rapidité. Le processus de conception devra être plus rapide, plus efficace et plus simple.

La conception générative permettra d’atteindre ces 3 objectifs. 

Le logiciel de conception générative utilise les objectifs et les paramètres de la conception entrés par l’utilisateur, par exemple les matériaux, la méthode et les coûts de construction ou de fabrication, et s’appuie sur la puissance de calcul du cloud. A partir des objectifs et paramètres, la puissance de calcul du cloud génère plusieurs options de conception. Ces options peuvent être d’une extrême complexité : il faudrait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour les développer à l’aide des logiciels de CAO 3D actuellement sur le marché. Et grâce à la technologie d’impression 3D, il sera possible de produire réellement ces options de conception complexes.

La conception générative transformera le rôle des concepteurs, des ingénieurs et des modeleurs. Les ingénieurs se concentreront sur la définition des objectifs et critères et la technologie fera le reste.  C’est en effet la technologie qui déterminera au final la meilleure conception.

Pour en savoir plus sur l’avenir de la conception dans la construction, lisez le blog Tout ce que vous devez savoir à propos de la technologie dans les secteurs de la conception et de la construction. Que nous réserve l’avenir selon vous ? 

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Des modèles 2D aux modèles 3D : Entrez dans la troisième dimension

Comme vous l’avez certainement lu ou entendu, l’industrie du bâtiment est en pleine transformation : du plat au volume ; du bidimensionnel au tridimensionnel.
 
Compte tenu des avantages de la 3D, nombre d’industries qui s’appuyaient auparavant sur des dessins, schémas et plans 2D sont passées aux visualisations 3D. Et l’industrie du bâtiment en fait partie. Après tout, nous vivons dans un monde tridimensionnel et les logiciels et représentations numériques qui reflètent notre monde nous permettent de mieux visualiser la conception et les bâtiments avant même leur construction.
 
Aujourd’hui, les entreprises du bâtiment qui n’utilisent que des représentations 2D s’appuient sur des méthodes obsolètes. L’utilisation de modèles 3D influe sur de nombreux aspects du travail d’une entreprise et ses relations avec les clients, notamment la communication et l’élaboration des offres. Résultat : un impact significatif sur les délais et le coût des projets.
 
La 3D offre de formidables avantages. Pour preuve, dans une enquête internationale menée en 2014 par McGraw Hill Construction sur le BIM, 75 pour cent des entrepreneurs interrogés ont fait état d’un retour sur investissement rapide. Par ailleurs, selon un rapport McKinsey, 75 pour cent des entreprises ayant adopté le BIM ont signalé un retour sur investissement positif, avec une réduction de la durée globale de projet et des économies tant en paperasse qu’en coûts de matériaux.
 
Découvrez comment le passage du modèle 2D au modèle 3D améliorera les projets et hissera votre entreprise à un niveau supérieur, tout en augmentant la productivité et les bénéfices. 

Différences entre les modèles 2D et 3D

Fondamentalement, les humains sont incapables de saisir de façon intuitive les représentations 2D d’un projet.  Les dessins 2D sont utiles pour expliquer un concept, mais ne fonctionnent pas comme des modèles 3D. Lorsque des informations sont présentées uniquement en 2D, chaque personne impliquée dans le projet se forge sa propre idée de l’aspect du bâtiment ou du site une fois terminé. Elle le voit dans sa tête, pas à l’écran.
 
Avec l’entrée en jeu des logiciels BIM (Building Information Modeling) et de la 3D, les entreprises AEC innovantes ont jeté les modèles 2D par la fenêtre. Les modèles 3D du BIM reflètent le monde qui nous entoure et sont donc compréhensibles. Grâce à leurs données intégrées, ils apportent une dimension présente dans le monde, chose que la 2D ne peut pas faire. Chaque partie prenante du projet a ainsi une compréhension plus fine, plus naturelle et plus intuitive de la conception.
 
Le BIM est aujourd’hui couramment utilisé par les architectes, les ingénieurs en génie civil, les ingénieurs structures et les grands entrepreneurs.
 
Les petits et moyens entrepreneurs se mettent progressivement à la technologie 3D, même s’ils continuent à s’appuyer sur les dessins 2D car ce format leur est familier... Mais le fait est que les dessins 2D ne sont guère - voire pas du tout - compatibles avec les autres systèmes utilisés par les partenaires d’une entreprise du bâtiment. Les outils de CAO 2D actuellement utilisés dans l’industrie du bâtiment créent des données graphiques, mais pas de données sur la représentation. Les informations ne servent guère qu’à tracer un dessin.
 
En travaillant avec des modèles 3D, toutes les parties prenantes ont une compréhension commune du projet. Aucune information ne se pert puisque les modèles sont en permanence convertis de la 2D à la 3D. Les entreprises du bâtiment qui travaillent avec des modèles 2D courent en fait plus de risques de perdre des mesures et données vitales lorsqu’elles convertissent les plans 3D qu’elles reçoivent en 2D.
 
Avec l’entrepreneur, le projet passe du papier à la réalité - il transforme le design plat en structures 3D réelles (construites). Si le résultat final ne correspond pas à ce que les parties prenantes ont imaginé, elles font porter le chapeau à l’entrepreneur.
 
Par exemple, les modèles BIM mettent immédiatement en évidence des incohérences au niveau de la conception qui, en 2D, n’auraient tout simplement pas pu être détectées avant le début de la construction. Les entrepreneurs peuvent analyser le modèle BIM afin de repérer par exemple d’éventuels « conflits » et l’incliner, le faire pivoter et le manipuler pour obtenir plusieurs vues du modèle. Quand tout marche bien sur le modèle 3D, ça marchera bien aussi dans la vie réelle. Plus besoin d’interpréter les plans. Résultat : les projets de construction complexes deviennent plus faciles, les commandes sont d’une extrême précision, et les retouches structurelles n’ont plus lieu d’être. A un niveau plus poussé, le nouveau casque de chantier Hololens pour les ouvriers du bâtiment utilise la réalité mixte pour superposer le modèle 3D sur l’environnement réel.

Par ailleurs, un modèle 2D ne peut pas intégrer tous les aspects de la conception d’un projet, notamment les plans de sol détaillés, la tuyauterie et les installations électriques. Les modèles BIM en revanche offrent vue globale du projet, ainsi qu’une vue plus détaillée permettant de détecter les conflits, erreurs et oublis potentiels.

Le BIM s’avère également un outil précieux pour l’estimation des coûts et des délais. Toutes les parties prenantes d’un projet de construction peuvent en effet créer et faire évoluer un modèle 3D numérique qui reflète chaque aspect du bâtiment, de sa géométrie de base à la référence exacte de ses boulons. Plus riche en informations qu’un modèle 2D, il permet aux entreprises de faire des estimations et des offres précises et de planifier plus efficacement leurs projets.
 
Certains types de modèles BIM 3D simulent également les conditions du monde réel, et les parties prenantes peuvent ainsi voir à quoi ressemblera leur bâtiment sous différentes luminosités - en fonction de l’heure du jour ou des conditions climatiques par exemple - ou à différents stades de la construction. Cette capacité de visualisation s’avère très pratique durant la phase d’appel d’offres et pour tenir un client informé de l’avancement de la construction.

Partage

Les projets de construction sont de plus en plus complexes et l’époque où les modèles 2D tenaient lieu de modèles constructibles est révolue. Des innovations telles que les panneaux solaires, les espaces verts sur les toits et les technologies des bâtiments intelligents, sont intégrées dans les nouvelles conceptions. Les parties prenantes du projet sont souvent éparpillées dans la région, dans le pays, voire dans le monde. Et au vu des marges serrées dans le secteur du bâtiment, les entrepreneurs doivent plus que jamais garder le contrôle de leurs coûts.
 
Les entrepreneurs se tournent vers le BIM, car le système de modélisation 3D (« M » dans l’acronyme BIM) contient des informations (« I » dans l’acronyme BIM) qui permettent de suivre les dépenses, créer automatiquement des nomenclatures et faciliter la collaboration entre des équipes basées dans différents endroits. Les entreprises qui utilisaient ces fonctionnalités les considéraient au début comme des « extras », mais elles les perçoivent désormais comme un outil indispensable pour réduire les coûts des projets, augmenter la productivité et garantir le respect des délais de livraison des projets.
 
Grâce aux capacités collaboratives du BIM, chaque partie prenante du projet - y compris les architectes et même dans certains cas les fournisseurs - se tient informée des modifications apportées à la conception du bâtiment. La coordination est fluide et, comme elle s’effectue par ordinateur, plus facile et plus rapide. Plus besoin de passer un coup de fil ou d’envoyer un email à un architecte. Vous avez l’assurance que chaque personne impliquée a vu les modifications de la conception et que ces modifications ont été retranscrites sur la copie « de travail » la plus récente du modèle.
 
Les modèles incluent même une procédure étape par étape pour les matériaux, les équipes, les délais et les processus, et les directeurs de travaux doivent s’y tenir.  Chaque étape est documentée et accessible.
 
Alors pourquoi toutes les entreprises du bâtiment utilisant des modèles 2D obsolètes n’adoptent-elles pas la troisième dimension ? Cela s’explique par la peur du changement. Oui, la peur du changement et non le coût du changement. Les coûts de l’adoption du BIM sont vite rentabilisés, comme le montrent les études susmentionnées.
 
Ne pas adopter la 3D a un coût bien plus élevé pour ces entreprises. Bien sûr, le changement fait peur. Adopter une nouvelle façon de travailler prend du temps et implique un processus d’apprentissage. Mais le statu quo n’est pas une option pour les entreprises du bâtiment qui veulent rester compétitives.
 
Le monde a changé depuis les plans dessinés à main. Il est temps que l’industrie du bâtiment entre dans la troisième dimension.
 

 

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Ces 4 applications augmenteront votre productivité dans Revit

Revit est la plate-forme idéale pour la conception et la collaboration avec les partenaires de construction dans les projets BIM. Mais lorsqu'il s'agit de tâches spécifiques ou complexes, la plate-forme a ses limites. Reconnecter des parties spécifiques du système avec la fonctionnalité standard Revit peut prendre beaucoup de temps, par exemple. C'est pourquoi les plugins ou add-ins supplémentaires sont très pratiques. Ci-dessous, nous avons sélectionné quatre plugins MEP pour Revit qui vous aideront à réaliser vos projets Revit plus rapidement :

1. Concevoir des systèmes MEP jusqu'à 60 % plus rapidement

Que vous souhaitiez raccorder un raccord à un tuyau, faire pivoter des systèmes entiers en 3D sans quitter votre vue ou reconnecter une selle à un tuyau, vous pouvez maintenant gagner un temps considérable dans Revit. La nouvelle application Productivity Tools for Revit comporte 6 fonctionnalités utiles dans un seul ruban qui vous aidera à concevoir vos systèmes MEP jusqu'à 60% plus rapidement. Ici, vous pouvez vérifier quelles sont ces fonctionnalités et voir comment elles peuvent être utilisées dans votre projet.

2. Créer des réservations dans Revit pour les éléments MEP

Générer des réservations (ouvertures) avec une précision accrue aux endroits où les éléments MEP entrent en conflit avec les éléments structurels. Vous pouvez par exemple créer rapidement des trous dans les murs, les planchers ou les plafonds à l'intersection de conduits ou de tuyaux. L'application Réservations pour MEP vous permet de communiquer très facilement avec le constructeur sur ces réservations. Créez des demandes de réservation, envoyez-les au constructeur pour approbation et mettez à jour votre modèle avec le dossier de réponse que vous recevez en retour. Découvrez comment vous pouvez utiliser cette application pour optimiser votre flux de travail.

3. Générer automatiquement des schémas électriques

Si vous êtes ingénieur électricien, vous avez peut-être rencontré le fait que vous ne pouvez pas facilement créer des schémas pour les systèmes électriques dans Revit. L'application de schémas électriques vous permet de faire exactement cela. Il vous suffit de sélectionner le(s) panneau(x) principal(aux) disponible(s) dans votre projet, et le schéma sera créé automatiquement. Vous pouvez choisir de générer un schéma de structure du système ou un schéma de bloc. Ainsi, vous aurez une vue d'ensemble claire de votre système électrique. Regardez la vidéo pour voir comment fonctionne l'application.

4. Modifiez rapidement vos données dans Excel

Revit est idéal pour les systèmes de modélisation, Excel est idéal pour la mise à jour et le partage des données. En combinant le meilleur des deux, vous pouvez gagner beaucoup de temps sur la mise à jour des informations dans votre projet Revit. L'application Export and Import Excel vous permet d'exporter les données de votre modèle Revit vers Excel, où vous pouvez mettre à jour ou ajouter des données à plusieurs éléments à la fois, et importer les données dans votre modèle. Cela vous permet d'ajouter facilement des données de fabricant ou de calcul à votre modèle. L'application a récemment été mise à jour, de sorte qu'il y a maintenant encore plus d'informations qui peuvent être exportées depuis Revit. En savoir plus sur cette Revit App.

Commencez à gagner du temps

Les applications listées ci-dessus vous fourniront des flux de travail intelligents et une expérience de conception meilleure et plus rapide dans Revit. Et la bonne nouvelle est que vous pouvez facilement les télécharger à partir du magasin MEPcontent et les essayer gratuitement. Donc, si vous voulez faire l'expérience de l'une des applications vous-même avant d'accéder à votre carte de crédit, visitez store.mepcontent.com et téléchargez votre version d'évaluation gratuite. Profitez de l'été avec nos applications pour terminer vos projets Revit en un rien de temps.

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Pas besoin d’un Département CAO pour réaliser les implantations

 

Saviez-vous que vous n’avez pas besoin d’un département CAO pour réaliser les implantations ?

Au début, c’était les grosses structures qui avaient toutes les solutions d’implantation high-tech (et cela avait un coût). Aujourd’hui, n’importe qui peut rapidement et facilement réaliser une implantation sans casser sa tirelire - même vous.

Ce n’est un secret pour personne. La technologie évolue tellement vite que nous n’arrivons pas parfois à suivre le rythme, et souvent encore nous utilisons des plans papier sur le chantier.  Ces plans sont généralement au format PDF et peuvent constituer une source d’erreur humaine sur le chantier. Un moyen de réduire le risque d’erreur est d’importer votre PDF dans un logiciel d’implantation. Si votre entreprise ne dispose pas d’un département CAO, pas de souci. Vous n’avez pas besoin d’expertise en CAO avec cette méthode.

Voici quelques-uns des principaux avantages offerts par cette solution : vous pourrez tirer un meilleur parti de votre flux de travail BIM, vous économiserez du temps et de l’argent et vous n’aurez pas besoin de recruter une équipe de CAO pour faire le travail.

Dans la vidéo suivante, nous vous présentons les avantages de Trimble Field Link. (Vidéo en anglais)

Importer un PDF dans Trimble Field Link - YouTube

Vous trouverez un récapitulatif des instructions en six étapes à la fin de cet article.

Guide rapide pour importer un PDF dans Trimble Field Link 1. Allez dans Autre > Fichiers > Gérer > Créer un nouveau projet dans TFL. 
  • Nommer le fichier TFL
  • Sélectionner le dossier approprié
2. Importer le PDF souhaité
  • Sélectionner l’échelle souhaitée ou ‘Personnaliser’
3. Créer des points sur la géométrie pour vérifier l’échelle
  •  Bouton ‘Créer’ et ‘Créer à partir du modèle’
  • Définir les points d’une géométrie connue et créer les points
  • Aller dans ‘Autre’ et ‘Rapports’ pour vérifier la mesure
4. Créer des points de contrôle 
  • Revenir au bouton ‘Créer’ et ‘Créer à partir du modèle’
  • Localiser les emplacements connus dans le modèle qui sont accessibles sur le chantier
    • Exemples : colonnes ou intersections 
  • Créer des points sur les emplacements connus
5. Créer des décalages de points de contrôle (uniquement si nécessaire) 
  • Aller sur ‘Créer’ et ‘Plan’
  • Sélectionner un point qui doit être décalé et utiliser le bouton “formulaire de saisie” et les boutons ‘directionnels’ pour obtenir la distance de décalage et la direction souhaitées
6. Créer des points pour l’implantation souhaitée
  • Bouton ‘Créer’, puis choisissez vos options ; ‘Créer à partir du modèle’, ‘Dessiner au trait’, ‘Plan’, etc.

 

Si vous êtes intéressé par des solutions logicielles et matérielles d’implantation dernier cri pour votre entreprise, contactez Trimble dès aujourd’hui pour de plus amples informations ou une démonstration.
 

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Pas besoin d’un Département CAO pour réaliser les implantations

 

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Au début, c’était les grosses structures qui avaient toutes les solutions d’implantation high-tech (et cela avait un coût). Aujourd’hui, n’importe qui peut rapidement et facilement réaliser une implantation sans casser sa tirelire - même vous.

Ce n’est un secret pour personne. La technologie évolue tellement vite que nous n’arrivons pas parfois à suivre le rythme, et souvent encore nous utilisons des plans papier sur le chantier.  Ces plans sont généralement au format PDF et peuvent constituer une source d’erreur humaine sur le chantier. Un moyen de réduire le risque d’erreur est d’importer votre PDF dans un logiciel d’implantation. Si votre entreprise ne dispose pas d’un département CAO, pas de souci. Vous n’avez pas besoin d’expertise en CAO avec cette méthode.

Voici quelques-uns des principaux avantages offerts par cette solution : vous pourrez tirer un meilleur parti de votre flux de travail BIM, vous économiserez du temps et de l’argent et vous n’aurez pas besoin de recruter une équipe de CAO pour faire le travail.

Dans la vidéo suivante, nous vous présentons les avantages de Trimble Field Link. (Vidéo en anglais)

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Guide rapide pour importer un PDF dans Trimble Field Link 1. Allez dans Autre > Fichiers > Gérer > Créer un nouveau projet dans TFL. 
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  • Aller sur ‘Créer’ et ‘Plan’
  • Sélectionner un point qui doit être décalé et utiliser le bouton “formulaire de saisie” et les boutons ‘directionnels’ pour obtenir la distance de décalage et la direction souhaitées
6. Créer des points pour l’implantation souhaitée
  • Bouton ‘Créer’, puis choisissez vos options ; ‘Créer à partir du modèle’, ‘Dessiner au trait’, ‘Plan’, etc.

 

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Téléchargez la nouvelle version de Plancal nova dans l’onglet Support !

Accéder au support

L’équipe produit de Plancal nova a choisi de répondre à beaucoup de vos demandes d’améliorations sur le logiciel pour vous faciliter la conception de vos réseaux MEP.

Découvrez les principales nouvelles fonctionnalités :

Catalogues de tubes et raccords hydrauliques

Des catalogues de tubes et raccords hydrauliques 3D sont disponibles dans la nouvelles version et peuvent être exploités :

  • Soit dans le cadre d’une modélisation 3D, par exemple pour la création de plans de préfabrication
  • Soit dans le cadre de la production filaire vers 3D de réseaux de chauffage et d’alimentation sanitaire

Les catalogues correspondent soit à des systèmes génériques (ex : Tubes PER flexibles, tubes acier à souder, tubes cuivre selon DIN EN 1057), soit à des systèmes de fabricants (ex : Geberit Mapress, Nussbaum-Optipress). Ils prennent en charge les types de raccordement (à emboîter, à souder, etc.), les données techniques (numéro d’article, désignation, etc.) ainsi que différents niveaux de détails pour la géométrie.

Production filaire en 3D des réseaux d’alimentation sanitaire et de chauffage

Concevez vos réseaux d’alimentation sanitaire et chauffage à l’aide de nos palettes d’outils filaires, dimensionnez votre installation, et enfin générez le résultat en 3D !

  • Facilité de mise en oeuvre de la production 3D.
  • Génération de pièce réelles, avec gestion des types de raccordements
  • Prise en charge des nourrices de distribution et flexibles
  • Exploitation des données techniques et de calcul du modèle 3D généré (rapports, étiquettes dynamiques)
  • Export IFC des réseaux 3D avec données techniques et de calcul
Calcul acoustique des réseaux de ventilation

Déterminez la propagation du bruit depuis la source du réseaux jusqu’aux terminaux de vos réseaux aérauliques 3D !

  • Calcul de la puissance acoustique selon la norme VDI 2081
  • Possibilité de saisir, pour chaque élément d’équipement, la courbe de génération de bruit (ex : ventilateur), et/ou la courbe d’atténuation sonore
  • Tables de valeurs de propagation des raccords et gaines selon VDI 2081
  • Exploitation des résultats sous forme de rapports et étiquettes dynamiques
Sélecteur VDI3805 d’éléments de production de chaleur

La norme VDI3805 est un standard permettant aux industriels de modéliser et ainsi mettre à disposition leurs gammes de produits dédiées MEP sous la forme d’un standard reconnu et adapté à l'ingénierie des fluides.

Plancal nova V14.1 propose un sélecteur VDI3805 - fascicule 3 (chapitre dédié aux productions de chaleur) permettant de sélectionner puis placer sur le dessin des éléments tels qu’une chaudière ou un ballon ECS.

  • Données fabricants
  • Haut niveau de détails et légèreté de la géométrie 3D proposée
  • Points de connexion pour le raccordement d’éléments 3D hydrauliques
Supportage de gaines

Notre tout nouveau module CAO innovant permet de générer facilement des supportages de gaines via une détection automatiques des positions et des sections des différents réseaux !

Modélisez vos supportages dans votre modèle 3D à l’aides d’objets génériques, exportez le résultat en 2D ou en IFC, et générez automatiquement les futurs points de fixation (Field Points) à transmettre votre station d’implantation (Robotic Total station / RTS) pour la mise en oeuvre sur chantier !

  • Outil dédié de définition et de gestion des supportages via des coupes automatiques
  • De nombreux types de supportages génériques (consoles, rails, colliers, profils et tiges de suspension, etc…)
  • Génération automatique de la géométrie du supportage en fonction de l’agencement spatial des réseaux
  • Détection des porteurs (plafond,mur, etc…)  à partir de l’architecture nova, d’un DWG 3D ou d’un modèle IFC
  • Une fois les supportages modélisés, les Field Points peuvent être automatiquement générés
     
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10 bonnes raisons d’adopter le BIM

Le BIM (Building Information Modeling) est en passe de devenir la norme dans la construction et la conception de projet. Si vous souhaitez déployer le BIM au sein de votre entreprise, sachez qu’il ne se résume pas aux seuls modèles 3D.

Un fichier BIM est un ensemble de données d’une grande richesse accessible et partagé par différentes parties prenantes - de l’équipe conception aux entrepreneurs, ingénieurs en bâtiment et propriétaires. Le BIM génère des gains de temps et d’argent, fournit des modèles réalistes à chaque étape du cycle de vie d’un projet et permet de créer des présentations compréhensibles par des personnes qui n’ont pas de connaissances particulières en architecture ou conception.

Voici 10 bonnes raisons d’adopter le BIM (Building Information Modeling).

1. Capture précise de la réalité

Le BIM s’appuie sur un large éventail d’outils de conception et de cartographie de pointe. La numérisation 3D est de plus en plus utilisée pour créer des représentations 3D incroyablement détaillées de sites et structures existants. Ces outils envoient des milliers de pulsations laser à la seconde pour créer des ‘nuages de points’ qui peuvent être convertis en un modèle 3D  présentant les caractéristiques physiques du site et de tous bâtiments ou infrastructures existants. Chaque point dans le nuage de points contient des données de mesure qui peuvent ensuite être utilisées dans le logiciel BIM pour générer des modèles précis du monde réel. Pour les plus grands sites, des images numériques aériennes peuvent également être créées via des avions ou des drones.

2. Parfait pour la collaboration

Différentes parties prenantes peuvent accéder à différents aspects du modèle, les examiner ou les compléter. Cela signifie que des professionnels de diverses disciplines peuvent apporter leur expertise et leur contribution au modèle, qu’il s’agisse d’architectes, d’ingénieurs, d’entrepreneurs ou de propriétaires désireux de se tenir informés de l’évolution du projet. Divers outils et fonctionnalités, dont plusieurs sont accessibles depuis le cloud, favorisent une approche coopérative, ce qui serait tout simplement impossible avec des liasses de plans ou même des systèmes numériques séparés.

3. Gains de temps et d’efforts

Plusieurs modèles sont créés par chaque discipline, puis combinés pour représenter un modèle de construction composite. A chaque étape du flux de travail de la conception / construction, chaque partie prenante ajoute ses méthodes et moyens de construction. Résultat : un ensemble de données d’une grande richesse. Celui-ci est toutefois composé de plusieurs modèles et non d’un fichier unique. 

La modélisation numérique permet également de retravailler les dessins et les plans plus rapidement et facilement. Les fichiers BIM contiennent une base de données, ce qui signifie que certains composants et pièces structurelles sont extraits d’un catalogue de modèles sur la base d’attributs intelligents tels que le coût, le fabricant, la taille, etc. Ces objets intelligents peuvent ensuite être utilisés pour automatiser certaines étapes, par exemple définir le nombre des fenêtres ou autres composants pour les métrés. Cela permet de gagner du temps et de réduire les erreurs.  

Il est également utile de rappeler que les gains de temps et de productivité se traduisent directement par des gains d’argent.

4. Gardez le contrôle de votre travail 

Les systèmes BIM sont généralement dotés de fonctions telles que l’enregistrement automatique et la connexion à l’historique du projet. Les utilisateurs sont ainsi sûrs de ne pas perdre leur travail en cas de suppression accidentelle ou corruption de fichier. Le flux de travail basé sur les modèles numériques garantit la prise en compte de tout le travail effectué et l’évolution continue du projet, tout en facilitant l’accès aux précédentes étapes et versions.

5. Outils de simulation

Le BIM ne se résume pas à la création de dessins 2D et de modèles 3D, aussi utiles soient-ils. Certains systèmes permettent de produire des modèles intégrant des éléments supplémentaires, tels que les délais et les coûts afin d’avoir une vision complète et précise de la fonctionnalité et de la conception du bâtiment. Les outils de simulation modernes peuvent être utilisés pour modéliser les effets potentiels d’un grand nombre de facteurs, par exemple pour tester la logique d’un calendrier de construction, analyser la quantité de la lumière naturelle sur une face du bâtiment à différentes saisons, calculer les performances énergétiques du bâtiment et les économies de coût en découlant.

6.  Résolution des conflits en amont

L’aspect externe d’un bâtiment neuf est certainement ce qui attire l’œil des spectateurs, et les plus curieux sont à même d’apprécier les caractéristiques structurelles, en particulier s’il s’agit d’un bâtiment de grande hauteur. Rares sont les spectateurs qui accordent de l’attention aux éléments internes, pourtant les systèmes MEP/FP (mécanique, électricité, plomberie et protection incendie) revêtent une énorme importance. Ils sont indispensables au fonctionnement du bâtiment et garantissent la sécurité et le confort de ceux qui y vivent et y travaillent ou des visiteurs. 

Ces systèmes peuvent être d’une extrême complexité. Certains s’entrecroisent et interagissent, mais tous ont besoin de leur propre espace physique pour satisfaire aux normes de sécurité et de qualité en vigueur. Le BIM peut être utilisé et déployé pour coordonner ces systèmes, ainsi que d’autres, afin d’éviter tous conflits. Il est préférable de modéliser ces systèmes et autres composants physiques en amont afin de détecter et résoudre les problèmes avant qu’ils ne perturbent le chantier.

7. Coordination des étapes et processus

Le modèle 3D peut être utilisé pour créer un jeu de sous-modèles représentant chaque étape du processus de construction. Certains éléments de ces sous-modèles peuvent être paramétrés pour une mise à jour et une évolution automatiques, d’où des gains de temps et d’efforts dans le processus de conception.

Tout aussi important, les sous-modèles peuvent être enregistrés et consultés par des ingénieurs, des ouvriers du bâtiment et d’autres professionnels pendant la construction. Ce guide étape par étape, détaillé et précis donne l’assurance que le travail sur le terrain correspondra en tous points aux plans et modèles méticuleux, peu importe qui les met en œuvre : des humains ou des robots soucieux du moindre détail.

8. Mobilité

Un logiciel de CAO classique exige généralement une grande puissance de traitement. Les applications cloud révolutionnent les solutions de CAO et BIM en transférant le traitement dans le cloud. Cela signifie que les modèles BIM complexes et autres informations sont accessibles depuis n’importe quel appareil et à tout moment, que vous soyez en déplacement, en visite chez des parties prenantes ou sur le chantier.

9. Création de plans traditionnels

Les modèles numériques créés dans le système BIM sont d’une incroyable utilité, mais il peut arriver que certains membres de l’équipe aient besoin de documents plus traditionnels (rapports, plans, coupes, élévations, etc.). Bien que le BIM produise une série de modèles intégrés, des éléments spécifiques peuvent être isolés et distribués au format numérique ou papier.

10. Des présentations parfaites

Les modèles peuvent être consultés et examinés par des professionnels travaillant sur le projet à différents stades, chacun pouvant accéder aux niveaux de détail et aux spécifications dont il a besoin pour apporter son expertise au modèle en constante évolution.

Les modèles BIM peuvent également être utilisés pour créer des visuels augmentés qui donnent vie aux plans grâce à la réalité mixte, permettant à toutes les parties prenantes de voir à quoi ressemblera le projet fini. C’est l’idéal pour faire des présentations visuelles aux propriétaires, sponsors, investisseurs et autres parties prenantes et examiner les modifications de la conception ou évaluer les conflits entre systèmes dans un environnement 3D immersif. 

Maintenant que vous connaissez quelques-uns des avantages de l’adoption du BIM, vous pouvez prendre les mesures nécessaires pour votre organisation. Pour en savoir plus sur le déploiement du BIM et son impact sur votre entreprise, téléchargez notre ebook gratuit, l'adoption des nouvelles technologies.

 

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L’enjeu des vieux bâtiments : entre préservation de la structure existante et constructions durables

Selon Carl Elefante, FAIA, LEED AP, « Le bâtiment le plus écologique est ... celui qui existe déjà ». 

Le bâtiment le plus écologique n’est pas nécessairement le plus récent et le plus grand, le bâtiment labélisé LEED Platinium (plus haut niveau de certification) ou le bâtiment implanté sur un site parfaitement calibré et agrémenté de bassins biologiques, avec accès à diverses formes de transport. Bien entendu, tous ces attributs peuvent avoir leur importance : nous avons besoin de ce type de bâtiments pour repousser les limites, au sens littéral comme au sens figuré.  

Non, le bâtiment le plus écologique ne ressemble en rien à cela. En fait, il existe peut-être déjà depuis longtemps, mais vous ne l’aviez pas remarqué.  

Dans Déclin et survie des grandes villes américaines, Jane Jacobs expliquait que les « vieux bâtiments ordinaires, quelconques, de faible valeur » - pas ceux qu’elle qualifiait de « véritables pièces de musée » - constituaient la meilleure solution pour maintenir une ville saine, diverse et stable. Cette idée était le fruit d’une réflexion approfondie sur la durabilité, même si la motivation de Jane était incontestablement ancrée dans l’économie et le dynamisme de la vie urbaine.  

Importance des vieux bâtiments dans la conception durable 

Chaque année, le U.S. Green Building Council (USGBC) publie un rapport sur les tendances de l’année précédente. Depuis plusieurs années, les rénovations écologiques figurent en tête de liste. Dans son rapport de l’an dernier sur les tendances de 2016, l’USGBC soulignait que sa certification « LEED for Building Operations and Maintenance » (LEED Exploitation et Gestion d’un Bâtiment) – également appelée « LEED-EB » ou « EBOM » – était le système de notation le plus couramment utilisé pour les bâtiments certifiés LEED dans le top 10 des États américains. En 2016, la certification LEED-EB a représenté environ 53% de la superficie totale certifiée. La première déclinaison de la nouvelle Version 4.1 LEED lancée en mars dernier concernait les bâtiments existants.

La tendance des rénovations écologiques devrait se poursuivre et s’intensifier. Selon le rapport de SmartMarket  « World Green Building Trends », publié également en 2016, 43% des entreprises basées aux Etats-Unis prévoyaient de travailler sur des rénovations écologiques de bâtiments dans les trois prochaines années. Globalement, 48% ont déclaré avoir participé à une rénovation écologique au cours des trois précédentes années.

Dans un article paru en 2007, The Greenest Building Is...One That Is Already Built (Le bâtiment le plus écologique est ... celui qui existe déjà), l’architecte Carl Elefante, FAIA (Président actuel du American Institute of Architects), soulignait l’importance de la rénovation du parc de bâtiments existants. Reprenant les statistiques de l’époque sur la proportion entre bâtiments existants et bâtiments neufs, il expliquait qu’en matière de durabilité, il est impossible de faire l’impasse sur les bâtiments existants et de tout miser sur les bâtiments neufs écologiques : « Dans les 20 prochaines années, quatre bâtiments existants sur cinq seront rénovés, tandis que deux bâtiments neufs seront construits. »  

La plupart des structures existantes seront encore là en 2030 — date butoir pour la neutralité carbone fixée par Architecture 2030 et The 2030 Challenge. Selon l’USGBC, en 2012, le taux de remplacement annuel (représentant la rénovation et les constructions neuves) se situait à environ 2%. A ce rythme-là, il faudra beaucoup de temps pour atteindre les objectifs de durabilité. »

Mesurer la valeur des vieux bâtiments

Outre la valeur de l’investissement économique dans le parc de bâtiments existants, il convient de rappeler la valeur historique et culturelle évidente que revêtent les vieux bâtiments au sein des quartiers et communautés. Pensez aux techniques et au savoir-faire perdus, aux matériaux auxquels nous n’avons plus accès et à l’histoire qu’incarne un vieux bâtiment :  certaines choses sont impossibles à mesurer. Mais mesurer - et donc - prouver la valeur permet d’attirer l’attention des gens. Nous n’avons de cesse de défendre la rénovation des vieux bâtiments, que ce soit à des fins de préservation historique ou de durabilité.  Ou de préférence les deux (ensemble).  

Pendant des années, l’argument environnemental pour poursuivre la rénovation des bâtiments existants semblait se concentrer uniquement sur l’énergie grise. L’énergie grise était l’une des rares choses à pouvoir être mesurée et constituait donc un indicateur clé pour prouver la valeur économique de la préservation historique et de la réutilisation adaptative. 

L’énergie grise est la quantité totale d’énergie nécessaire pour créer les matériaux et composants individuels entrant dans la construction d’un bâtiment. L’énergie grise englobe également l’énergie utilisée pour transporter tous les produits de construction sur le site et l’énergie consommée pendant la durée de vie du bâtiment pour son entretien. L’énergie grise est souvent mesurée en BTU ou Joules.  

Des calculateurs d’énergie grise et des bases de données dédiées sont encore disponibles en ligne (principalement sur des sites britanniques ou australiens), mais cette mesure centrée sur l’énergie a été détrônée par une mesure globale des impacts : l’analyse du cycle de vie (ACV). L’ACV est également une composante importante de la dernière version du système de certification LEED. 

Les BTU ne peuvent pas mesurer la valeur réelle de la réutilisation de bâtiments existants ou historiques. Tom Mayes, du National Trust for Historic Preservation, a écrit que « conserver et utiliser de vieux bâtiments est l’un des choix les plus écologiques qu’une personne ou une communauté puisse faire ». Les approches de préservation historique et de durabilité ont beaucoup en commun. Il n’est donc guère surprenant que l’une des analyses les plus importantes de la valeur économique et environnementale des bâtiments existants ait été conçue par le National Trust. 


Publicité du NTHP, ca 1980

Les méthodes de mesure de la valeur des bâtiments existants et historiques ont fait un grand bond en avant en 2011 avec la publication de l’étude The Greenest Building: Quantifying the Environmental Value of Building Reuse. Cette étude phare du Preservation Green Lab, National Trust, a mis en évidence les raisons pour lesquelles il est important de mieux comprendre notre parc de bâtiments existants. Cela s’inscrit dans une démarche de durabilité au sens le plus large du terme, l’objectif étant de réduire les effets sur le changement climatique et la santé humaine en particulier.

Le Preservation Green Lab a employé la méthodologie ACV pour mesurer l’impact de la préservation et de la réutilisation des bâtiments existants, et a mis en corrélation les impacts de la démolition, de la rénovation et des constructions neuves avec les impacts du changement climatique. L’étude s’est basée sur une durée de vie de bâtiment de 75 ans pour comparer les structures anciennes et neuves de taille et de complexité similaires. Elle portait sur six types de bâtiments dans quatre zones climatiques distinctes confrontées à des enjeux énergétiques et environnementaux différents. Le but de l’étude n’était pas de démontrer que les vieux bâtiments sont bons et que les bâtiments neufs sont mauvais. Les résultats ont mis en évidence des économies environnementales contrastées, allant de 4% à 46% selon le type de bâtiment, la situation géographique et le niveau d’efficacité énergétique.  Une rénovation « verte » dépend entre autres des matériaux de construction utilisés, des sources d’énergie et des types de systèmes pour bâtiments sélectionnés. 

Selon le rapport, réutiliser des bâtiments existants permet de générer davantage d’économies environnementales que les démolir pour en construire des neufs. Cela s’explique en grande partie par les longs délais (entre 10 et 80 ans) requis pour supprimer les impacts négatifs d’un bâtiment neuf en termes d’émissions de carbone et de changement climatique.  Le rapport présente, à titre d’exemple, l’impact de rénovations à Portland, Oregon : selon des prévisions à 10 ans, on pourrait atteindre 15% de réduction des émissions de CO2 si 1% seulement des immeubles de bureaux et des logements particuliers étaient rénovés.  

Pour ce qui est des matériaux de construction, mieux vaut miser sur la simplicité : les bénéfices environnementaux seront plus importants si on utilise moins de matériaux neufs dans une rénovation, tout ce qui peut être réutilisé doit l’être.  L’intérêt de ce rapport est qu’il quantifie en monnaie sonnante et trébuchante la valeur de la réutilisation des bâtiments existants. Dans le cadre du mouvement pour la construction écologique, cela fait plusieurs années que nous défendons, arguments financiers à l’appui, la durabilité.  C’est précisément ce qu’est parvenu à faire cette étude en analysant l’impact économique de l’investissement dans des bâtiments existants et historiques. 

En dépit de ces arguments, pourquoi les entreprises n’ont-elles pas été plus nombreuses à emprunter le train de la durabilité ?

Les défis de la rénovation écologique des vieux bâtiments

Nous savons comment concevoir des bâtiments écologiques neufs, mais que faire des bâtiments existants qui constituent l’un des plus grands défis en matière de conception durable ? Cela vaut en particulier pour les structures construites entre la fin des années 1940 et le début des années 1970, lorsque les combustibles fossiles et les matériaux bon marché et moins durables dominaient. Cette période architecturale représente une part significative des bâtiments existants, et le pire casse-tête qui soit pour les rénovations écologiques.

Comme tout bon architecte ou designer le sait, l’inspection sur le terrain d’un bâtiment existant est incroyablement chronophage et présente un risque énorme d’erreurs. La technologie constitue ici un véritable atout, avec des outils de précision tels que les drones et les scanners laser 3D. Importer toutes ces données directement dans un logiciel de modélisation BIM vous permet de transformer le nuage de points en modèles exploitables. Les gains de temps sont considérables et vous pouvez par ailleurs capturer des détails critiques et visualiser les complexités des vieilles structures. 


Image montrant les détails qui peuvent être capturés avec la technologie de numérisation laser 3D.

Dans le monde d’aujourd’hui, les entreprises qui travaillent sur des projets de rénovation doivent impérativement se doter de solutions de numérisation et de la technologie BIM.

Jetez un œil sur ce guide de bonnes pratiques « Scan-to-BIM ».

Il nous reste beaucoup à apprendre sur la façon d’améliorer les enveloppes des bâtiments d’une centaine d’années, sans détruire ce qui fait leur longévité. Ou sur la façon dont fonctionnaient les éléments architecturaux écologiques supprimés il y a des décennies. Vous vous souvenez des impostes ? — ces petites fenêtres au-dessus des portes, comme dans la photo ci-dessous.

Elles avaient une finalité : faire entrer la lumière dans un intérieur sombre et (pour ce qui est des impostes ouvrantes) faire circuler l’air entre les espaces. Les impostes ouvrantes ont disparu avec l’amélioration des technologies et des systèmes de régulation. Nous avons construit des murs extérieurs entièrement en verre pour remplacer les murs en maçonnerie massive qui absorbent la chaleur, mais impossible d’ouvrir une fenêtre. L’évolution des technologies de chauffage et de climatisation s’est accompagnée d’un meilleur contrôle sur l’environnement intérieur — et d’une dépendance accrue aux systèmes mécaniques.
   
Reconnaître et comprendre les éléments architecturaux écologiques des vieux bâtiments est l’une de choses que les architectes et designers doivent apprendre - ou réapprendre : que faut-il conserver et pourquoi ? Nos méthodes de construction ont changé lorsque nous avons acquis un meilleur contrôle sur notre environnement intérieur grâce aux systèmes mécaniques.  Les bâtiments reposaient auparavant sur des éléments architecturaux passifs.  

Ces vieux bâtiments étaient peut-être plus écologiques que nous ne l’imaginions.  


 

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L’enjeu des vieux bâtiments : entre préservation de la structure existante et constructions durables

Selon Carl Elefante, FAIA, LEED AP, « Le bâtiment le plus écologique est ... celui qui existe déjà ». 

Le bâtiment le plus écologique n’est pas nécessairement le plus récent et le plus grand, le bâtiment labélisé LEED Platinium (plus haut niveau de certification) ou le bâtiment implanté sur un site parfaitement calibré et agrémenté de bassins biologiques, avec accès à diverses formes de transport. Bien entendu, tous ces attributs peuvent avoir leur importance : nous avons besoin de ce type de bâtiments pour repousser les limites, au sens littéral comme au sens figuré.  

Non, le bâtiment le plus écologique ne ressemble en rien à cela. En fait, il existe peut-être déjà depuis longtemps, mais vous ne l’aviez pas remarqué.  

Dans Déclin et survie des grandes villes américaines, Jane Jacobs expliquait que les « vieux bâtiments ordinaires, quelconques, de faible valeur » - pas ceux qu’elle qualifiait de « véritables pièces de musée » - constituaient la meilleure solution pour maintenir une ville saine, diverse et stable. Cette idée était le fruit d’une réflexion approfondie sur la durabilité, même si la motivation de Jane était incontestablement ancrée dans l’économie et le dynamisme de la vie urbaine.  

Importance des vieux bâtiments dans la conception durable 

Chaque année, le U.S. Green Building Council (USGBC) publie un rapport sur les tendances de l’année précédente. Depuis plusieurs années, les rénovations écologiques figurent en tête de liste. Dans son rapport de l’an dernier sur les tendances de 2016, l’USGBC soulignait que sa certification « LEED for Building Operations and Maintenance » (LEED Exploitation et Gestion d’un Bâtiment) – également appelée « LEED-EB » ou « EBOM » – était le système de notation le plus couramment utilisé pour les bâtiments certifiés LEED dans le top 10 des États américains. En 2016, la certification LEED-EB a représenté environ 53% de la superficie totale certifiée. La première déclinaison de la nouvelle Version 4.1 LEED lancée en mars dernier concernait les bâtiments existants.

La tendance des rénovations écologiques devrait se poursuivre et s’intensifier. Selon le rapport de SmartMarket  « World Green Building Trends », publié également en 2016, 43% des entreprises basées aux Etats-Unis prévoyaient de travailler sur des rénovations écologiques de bâtiments dans les trois prochaines années. Globalement, 48% ont déclaré avoir participé à une rénovation écologique au cours des trois précédentes années.

Dans un article paru en 2007, The Greenest Building Is...One That Is Already Built (Le bâtiment le plus écologique est ... celui qui existe déjà), l’architecte Carl Elefante, FAIA (Président actuel du American Institute of Architects), soulignait l’importance de la rénovation du parc de bâtiments existants. Reprenant les statistiques de l’époque sur la proportion entre bâtiments existants et bâtiments neufs, il expliquait qu’en matière de durabilité, il est impossible de faire l’impasse sur les bâtiments existants et de tout miser sur les bâtiments neufs écologiques : « Dans les 20 prochaines années, quatre bâtiments existants sur cinq seront rénovés, tandis que deux bâtiments neufs seront construits. »  

La plupart des structures existantes seront encore là en 2030 — date butoir pour la neutralité carbone fixée par Architecture 2030 et The 2030 Challenge. Selon l’USGBC, en 2012, le taux de remplacement annuel (représentant la rénovation et les constructions neuves) se situait à environ 2%. A ce rythme-là, il faudra beaucoup de temps pour atteindre les objectifs de durabilité. »

Mesurer la valeur des vieux bâtiments

Outre la valeur de l’investissement économique dans le parc de bâtiments existants, il convient de rappeler la valeur historique et culturelle évidente que revêtent les vieux bâtiments au sein des quartiers et communautés. Pensez aux techniques et au savoir-faire perdus, aux matériaux auxquels nous n’avons plus accès et à l’histoire qu’incarne un vieux bâtiment :  certaines choses sont impossibles à mesurer. Mais mesurer - et donc - prouver la valeur permet d’attirer l’attention des gens. Nous n’avons de cesse de défendre la rénovation des vieux bâtiments, que ce soit à des fins de préservation historique ou de durabilité.  Ou de préférence les deux (ensemble).  

Pendant des années, l’argument environnemental pour poursuivre la rénovation des bâtiments existants semblait se concentrer uniquement sur l’énergie grise. L’énergie grise était l’une des rares choses à pouvoir être mesurée et constituait donc un indicateur clé pour prouver la valeur économique de la préservation historique et de la réutilisation adaptative. 

L’énergie grise est la quantité totale d’énergie nécessaire pour créer les matériaux et composants individuels entrant dans la construction d’un bâtiment. L’énergie grise englobe également l’énergie utilisée pour transporter tous les produits de construction sur le site et l’énergie consommée pendant la durée de vie du bâtiment pour son entretien. L’énergie grise est souvent mesurée en BTU ou Joules.  

Des calculateurs d’énergie grise et des bases de données dédiées sont encore disponibles en ligne (principalement sur des sites britanniques ou australiens), mais cette mesure centrée sur l’énergie a été détrônée par une mesure globale des impacts : l’analyse du cycle de vie (ACV). L’ACV est également une composante importante de la dernière version du système de certification LEED. 

Les BTU ne peuvent pas mesurer la valeur réelle de la réutilisation de bâtiments existants ou historiques. Tom Mayes, du National Trust for Historic Preservation, a écrit que « conserver et utiliser de vieux bâtiments est l’un des choix les plus écologiques qu’une personne ou une communauté puisse faire ». Les approches de préservation historique et de durabilité ont beaucoup en commun. Il n’est donc guère surprenant que l’une des analyses les plus importantes de la valeur économique et environnementale des bâtiments existants ait été conçue par le National Trust. 


Publicité du NTHP, ca 1980

Les méthodes de mesure de la valeur des bâtiments existants et historiques ont fait un grand bond en avant en 2011 avec la publication de l’étude The Greenest Building: Quantifying the Environmental Value of Building Reuse. Cette étude phare du Preservation Green Lab, National Trust, a mis en évidence les raisons pour lesquelles il est important de mieux comprendre notre parc de bâtiments existants. Cela s’inscrit dans une démarche de durabilité au sens le plus large du terme, l’objectif étant de réduire les effets sur le changement climatique et la santé humaine en particulier.

Le Preservation Green Lab a employé la méthodologie ACV pour mesurer l’impact de la préservation et de la réutilisation des bâtiments existants, et a mis en corrélation les impacts de la démolition, de la rénovation et des constructions neuves avec les impacts du changement climatique. L’étude s’est basée sur une durée de vie de bâtiment de 75 ans pour comparer les structures anciennes et neuves de taille et de complexité similaires. Elle portait sur six types de bâtiments dans quatre zones climatiques distinctes confrontées à des enjeux énergétiques et environnementaux différents. Le but de l’étude n’était pas de démontrer que les vieux bâtiments sont bons et que les bâtiments neufs sont mauvais. Les résultats ont mis en évidence des économies environnementales contrastées, allant de 4% à 46% selon le type de bâtiment, la situation géographique et le niveau d’efficacité énergétique.  Une rénovation « verte » dépend entre autres des matériaux de construction utilisés, des sources d’énergie et des types de systèmes pour bâtiments sélectionnés. 

Selon le rapport, réutiliser des bâtiments existants permet de générer davantage d’économies environnementales que les démolir pour en construire des neufs. Cela s’explique en grande partie par les longs délais (entre 10 et 80 ans) requis pour supprimer les impacts négatifs d’un bâtiment neuf en termes d’émissions de carbone et de changement climatique.  Le rapport présente, à titre d’exemple, l’impact de rénovations à Portland, Oregon : selon des prévisions à 10 ans, on pourrait atteindre 15% de réduction des émissions de CO2 si 1% seulement des immeubles de bureaux et des logements particuliers étaient rénovés.  

Pour ce qui est des matériaux de construction, mieux vaut miser sur la simplicité : les bénéfices environnementaux seront plus importants si on utilise moins de matériaux neufs dans une rénovation, tout ce qui peut être réutilisé doit l’être.  L’intérêt de ce rapport est qu’il quantifie en monnaie sonnante et trébuchante la valeur de la réutilisation des bâtiments existants. Dans le cadre du mouvement pour la construction écologique, cela fait plusieurs années que nous défendons, arguments financiers à l’appui, la durabilité.  C’est précisément ce qu’est parvenu à faire cette étude en analysant l’impact économique de l’investissement dans des bâtiments existants et historiques. 

En dépit de ces arguments, pourquoi les entreprises n’ont-elles pas été plus nombreuses à emprunter le train de la durabilité ?

Les défis de la rénovation écologique des vieux bâtiments

Nous savons comment concevoir des bâtiments écologiques neufs, mais que faire des bâtiments existants qui constituent l’un des plus grands défis en matière de conception durable ? Cela vaut en particulier pour les structures construites entre la fin des années 1940 et le début des années 1970, lorsque les combustibles fossiles et les matériaux bon marché et moins durables dominaient. Cette période architecturale représente une part significative des bâtiments existants, et le pire casse-tête qui soit pour les rénovations écologiques.

Comme tout bon architecte ou designer le sait, l’inspection sur le terrain d’un bâtiment existant est incroyablement chronophage et présente un risque énorme d’erreurs. La technologie constitue ici un véritable atout, avec des outils de précision tels que les drones et les scanners laser 3D. Importer toutes ces données directement dans un logiciel de modélisation BIM vous permet de transformer le nuage de points en modèles exploitables. Les gains de temps sont considérables et vous pouvez par ailleurs capturer des détails critiques et visualiser les complexités des vieilles structures. 


Image montrant les détails qui peuvent être capturés avec la technologie de numérisation laser 3D.

Dans le monde d’aujourd’hui, les entreprises qui travaillent sur des projets de rénovation doivent impérativement se doter de solutions de numérisation et de la technologie BIM.

Jetez un œil sur ce guide de bonnes pratiques « Scan-to-BIM ».

Il nous reste beaucoup à apprendre sur la façon d’améliorer les enveloppes des bâtiments d’une centaine d’années, sans détruire ce qui fait leur longévité. Ou sur la façon dont fonctionnaient les éléments architecturaux écologiques supprimés il y a des décennies. Vous vous souvenez des impostes ? — ces petites fenêtres au-dessus des portes, comme dans la photo ci-dessous.

Elles avaient une finalité : faire entrer la lumière dans un intérieur sombre et (pour ce qui est des impostes ouvrantes) faire circuler l’air entre les espaces. Les impostes ouvrantes ont disparu avec l’amélioration des technologies et des systèmes de régulation. Nous avons construit des murs extérieurs entièrement en verre pour remplacer les murs en maçonnerie massive qui absorbent la chaleur, mais impossible d’ouvrir une fenêtre. L’évolution des technologies de chauffage et de climatisation s’est accompagnée d’un meilleur contrôle sur l’environnement intérieur — et d’une dépendance accrue aux systèmes mécaniques.
   
Reconnaître et comprendre les éléments architecturaux écologiques des vieux bâtiments est l’une de choses que les architectes et designers doivent apprendre - ou réapprendre : que faut-il conserver et pourquoi ? Nos méthodes de construction ont changé lorsque nous avons acquis un meilleur contrôle sur notre environnement intérieur grâce aux systèmes mécaniques.  Les bâtiments reposaient auparavant sur des éléments architecturaux passifs.  

Ces vieux bâtiments étaient peut-être plus écologiques que nous ne l’imaginions.  


 

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